Le Grand Mazarin à Paris - Dans la cour des tout grands
Le Grand Mazarin à Paris Dans la cour des tout grands
Mots : Servane Calmant
Photos : DR
Déco à l’esthétique opulente, fulgurante, soyeuse, joyeuse, signée Martin Brudnizki, architecte d’intérieur de renommée internationale.
Cuisine ashkénaze créative concoctée par le chef étoilé israélien, Assaf Granit. Salle à manger aux allures de datcha flamboyante. Arts de la table exquis.
Piscine arty. Le Grand Mazarin, premier hôtel citadin de Maisons Pariente, s’est implanté à Paris, en plein cœur du Marais, pour jouer dans la cour des très grands. Celle des 5 étoiles qui brillent par leur insolente personnalité.
Il y a peu, dans le numéro estival du Be Perfect, on partageait avec vous une de nos adresses préférées à Saint-Tropez, le Lou Pinet de Maisons Pariente. Le même groupe hôtelier, dirigé par les soeurs Leslie Kouhana et Kimberley Cohen-Pariente, respectivement présidente et directrice artistique, ouvre son premier hôtel citadin dans la capitale française. Paris qui sonne comme une évidence, le Marais qui s’impose comme un choix judicieux. C’est en effet dans ce quartier, l’un des plus anciens de Paris, qui regorge de boutiques branchées et de galeries d’art, que se dresse le Grand Mazarin. Né de la réunion de plusieurs hôtels particuliers du 14e siècle, il abrite désormais 61 chambres et suites, dont certaines possèdent un balcon avec vue imprenable sur le Marais. Voilà pour les présentations.
Par bonheur, nous avons eu le privi-lège d’être la première journaliste belge invitée au Grand Manzarin, avant même l’ouverture officielle de l’hôtel aux clients. Nous nous attendions à du faste, à de la folie créative, à de la singularité dans l’exubérance, nous avons été comblée ! Le mérite en revient notamment à Martin Brudnizki, le plus British des designers suédois, qui a imaginé et façonné les intérieurs du Grand Mazarin. Brudnizki, l’homme qui a dessiné le flamboyant club Annabel’s, symbole du kitsch londonien ? Lui-même ! Pour autant, il ne s’est pas contenté ici d’une redite créative ; au contraire, il a insufflé au Grand Mazarin une âme slave, qu’il a conju-guée avec sa créativité débridée. En deux mots : Just Amazing.
Au bar de l’hôtel, un cocktail signature à la main, nous rencontrons Tomer Lanzman, l’un des quatre associés du groupe JLM fondé par Assaf Granit, le chef cuisinier du restaurant du Grand Mazarin, qui nous glisse à l’oreille : « l’ADN de l’hôtel est indissociable de la cuisine ashkénaze des Juifs d’Europe centrale, revisitée par Assaf ». Assaf Granit, 44 ans, est à la tête d’une douzaine de restaurants à Jérusalem, Londres et Paris où il préside aux destinées gourmandes de Sahbour, étoilé Michelin un an à peine après son ouverture. Véritable star dans son pays où il anime notamment la version locale de Cauchemar en Cuisine, Assaf Granit a donc déposé ses casseroles au Boubalé du Grand Mazarin pour notre plus vif plaisir. Boubalé (comprenez : « ma petite chérie » en yiddish) est l’expression favorite des grands-mères ashkénazes qui ont voyagé de Pologne, de Russie, d’Allemagne, de Géorgie, de Lituanie en Israël où elles ont partagé leurs recettes avec d’autres grands-mères venues de Syrie ou d’Irak. C’est tout dire de la richesse des saveurs que nous allons découvrir ce soir.
Dans sa cuisine ouverte sur une salle aux allures de datcha flamboyante, le chef va signer, pour nous et quelques happy fews, une fabuleuse partition gourmande. Babka maison à plonger dans un houmous à la betterave, saumon gravlax betterave glace au raifort, bar cru soupe de concombre, ravioles au canard, goulash de joue de bœuf, se délivrent avec générosité et délicatesse en assiettes à se partager. Une vodka-pomme-zaatar interprète un interlude. Un strudel aux pommes, parmi d’autres desserts, offre un succulent final. Vins allemands, arméniens, slovènes, israéliens, notamment un rouge du désert du Néguev, servis dans le cristal de verres gravés à la main, participent à ce fabuleux festin au goût de voyage.
Vous l’aurez compris, Boubalé vaut à lui seul le détour. Il s’avère un atout incontestable du Grand Mazarin, au même titre que l’art auquel l’hôtel 5 étoiles voue un inconditionnel amour, en invitant dans les chambres et dans les espaces communs des centaines d’œuvres d’art et pièces de mobilier vintage, chinées à Paris, Londres ou ailleurs, par Kimberley Cohen-Pariente, en collaboration avec la curatrice artistique, Amélie du Chalard. Le savoir-faire français est évidemment à l’honneur avec Maison Pierre Frey pour les tissus, Maison Lucien Gau, pour les luminaires en bronze, Manufacture Henryot pour le mobilier, Art de Lys pour les ciels de lit en tapisserie. Les jeunes artistes s’invitent également au Grand Mazarin : ainsi l’artiste minorquine Sophia Pega qui galvanise le jardin d’hiver, par de magnifiques fresques murales peintes à la main, ou encore l’artiste plasticien français, Jacques Merle, qui a orné les colonnes et le plafond de la piscine d’une fresque inspirée par le mythe de Narcisse.
Lors de notre visite, début septembre, les travaux d’équipement d’une terrasse extérieure, d’un cabaret creusé dans les profondeurs de l’hôtel et d’un centre bien-être/beauté, étaient en dernière phase de finalisation, prompts à tenir toutes leurs promesses. Notamment celle de devenir des rendez-vous incontournables, à l’image d’un hôtel et d’un restaurant où l’inattendu, l’audace, l’excellence et l’inoubliable s’expriment pleinement, sans contrainte aucune. Coup de cœur parisien absolu.
L’oscar London - Le panache à la française
L’oscar London
Le panache à la française
Mots : Ariane Dufourny
Photos : Gregoire Gardette
Un bâtiment classé, joyau de l’architecture victorienne, abrite un hôtel-boutique au raffinement luxueux, foisonnant, grand genre, repensé par le célèbre architecte d’intérieur français, Jacques Garcia. Situé dans l’épicentre de Londres, L’oscar London invite à découvrir un autre monde, so british certes, mais à la sophistication toute française…
Au Royaume-Uni, le terme « listed building » désigne un édifice protégé et classé soit pour son intérêt exceptionnel (ainsi le palais de Buckingham) soit pour son intérêt général, c’est le cas de l’hôtel L’oscar London. Avec un « o » minuscule pour un hommage majuscule à l’écrivain Oscar Wilde et au passé littéraire du quartier notamment fréquenté par Virginia Woolf et E.M. Forster.
Situé au cœur de Bloomsbury, à un jet de pierre du British Museum pour vous situer, L’oscar London se révèle en effet un point de départ parfait pour explorer le cœur de la ville. Encore faut-il avoir envie de le quitter, cet hôtel-boutique exclusif désormais propriété de Michel Reybier Hospitality. Cette entreprise de luxe compte parmi ses établissements plusieurs adresses prestigieuses, présentées dans les précédentes éditions du Be Perfect, notamment La Réserve Paris-Hotel and Spa, La Réserve Ramatuelle, Crans Ambassador, Mont Cervin Palace et, depuis un an donc, L’oscar London.
Comment ne pas tomber sous le charme cossu de ce palais londonien en pierre de taille ? Car il s’agit bien d’un cadre unique qui s’offre à nous. L’oscar London, ancien siège de l’Eglise baptiste, a été aménagé dans un bâtiment victorien, agrandi à l’époque édouardienne, qui en impose ! Au premier étage de ce lieu cossu, la « Commitee Room » est chargée d’histoire et ornée d’une cheminée originale et d’un magnifique plafond voûté. Elle se réserve pour des événements privés, au même titre que la « Library » qui présente une variété d’éléments d’époque et témoigne d’un savoir-faire artisanal d’exception.
Pour autant, L’oscar London n’est pas un hôtel musée ni un cabinet de curiosités. Au contraire ! Après quatre longues années de rénovation, l’architecte d’intérieur et décorateur Jacques Garcia (auquel on doit notamment l’Hôtel Costes et Maison Proust à Paris, et la Mamounia à Marrakech) a eu à cœur de respecter l’histoire du lieu dans toute sa splendeur baroque (cheminées sculptées, moulures d’époque, plafonds richement décorés, boiseries en chêne) mais il lui a imprimé sa signature, avec l’opulence grand genre, la théâtralité assumée, l’extravagance décadente, la fascination pour les objets d’art, le sens des effets de mise en scène, qu’on lui connaît.
Pour sa première création londonienne, Jacques Garcia nous offre un lobby pavé de noir et de blanc qu’un majestueux bouquet de roses rouges vient magnifier. S’ensuit une enfilade de petits salons intimistes d’une sophistication parfaitement étudiée : fauteuils en velours couleur aubergine, rideaux en taffetas bordeaux, dorures éclatantes, bibliothèque de livres anciens, objets d’art éclectiques, coussins brodés, somptueux luminaires sur pied en verre brossé représentant des oiseaux, signés Cristal Lalique, symbole du luxe à la française…
Difficile de se dérober à pareil univers, inspirant, théâtral, flamboyant. Sur les appliques murales, encore des oiseaux, et ces roses rouges… Une invitation à relire « Le Rossignol et la Rose » d’Oscar Wilde. Décidemment, le style Jacques Garcia, souvent surchargé, se nourrit également de subtils détails.
En début de soirée, nous découvrons le point d’orgue architectural de L’oscar London : le Baptist, un somptueux bar situé dans ce qui fut jadis la chapelle de l’Eglise baptiste. Oh, un cocktail « Nouveau Testament » ! Amusant clin d’oeil au lieu d’origine. Nous rejoignons ensuite le restaurant L’oscar. Quel faste : bar en onyx, décoration inspirée du plus ancien café du monde à Venise, murs et plafonds tapissés de miroirs, de panneaux dorés et d’œuvres d’art. Nous y savourons de parfaites pâtes linguine homard et un oscar cheeseburger réconfortant à souhait. Le second soir : l’immanquable fish and chips et un champagne Michel Reybier ravissent notre palais. Le plaisir des choses simples.
Le soir venu, nous regagnons notre chambre, spacieuse, où trône une cheminée majestueuse et où la décoration et les luminaires s’inspirent de l’élégance Art déco. Nous y passerons une nuit de sommeil réparatrice – merci à la qualité de la literie et au triple vitrage ! Soit un sans faute pour L’oscar London qui marie raffinement à l’anglaise, faste à la française et service diligent.
En 2024, L’oscar London ajoutera 10 chambres supplémentaires aux 39 déjà proposées, et un deuxième restaurant, pour satisfaire les envies de ses clients.
Royal champagne - Divin millésime
Royal champagne
Divin millésime
Mots : Barbara Wesoly
Photos : Royal Champagne Hotel & Spa
Son panorama dévoile à perte de vue un horizon où les vignobles et coteaux champenois se mêlent aux bois, en une véritable note d’intention. Dans cette sublime échappée qu’est le Royal Champagne, implantée sur les hauteurs de la Montagne de Reims, l’on dépose en effet, en même temps que ses bagages, la clameur du quotidien, prêt à savourer l’ivresse de la tranquillité.
De l’époque où le lieu faisait figure d’étape appréciée des rois de France, lors de leur passage par la commune de Champillon, demeure une aura de prestige. Mais à l’ancien relais de poste datant du 19e siècle, s’est ajouté une aile supplémentaire pour lui donner les contours d’un luxueux amphithéâtre, abritant 47 chambres et suites. Si le Royal Champagne attire aujourd’hui les amateurs d’œnologie et de cépages, de par son emplacement privilégié sur les circuits viticoles champenois ainsi que la sélection pointue de sa cave, il mérite de s’y attarder sans autre désir que celui de goûter à la beauté.
Se délecter de l’instant comme de l’excellence
Tout y est affaire de goût et aux accents souverains qui plus est. A commen-cer par le décor, signé de l’architecte d’intérieure Sybille de Margerie et qui évoque tout à la fois le style haussmannien de ses origines et les lignes d’une conception contemporaine. Hauts plafonds, moulures et cheminées ouvragées y côtoient meubles à l’esthétique cosy et moderne, privilégiant le bois de chêne et la pierre. Les matières nobles et le raffinement épuré achèvent de donner aux salons comme aux chambres une élégance sereine, encore amplifiée par la vue à couper le souffle, dominant la Vallée de la Marne, présente dans chaque espace du complexe. De fait, le Royal Champagne s’affirme comme une destination bien-être à part entière, dont l’atmosphère incite à ralentir pour en savourer les instants suspendus. Pour y parvenir pleinement, l’hôtel met à disposition de ses visiteurs 1500 mètres de spa, composé de hammam, sauna, bain à remous et piscine intérieure mais aussi extérieure, édifiée à flanc de montagne en un plongeon en pleine nature. Ainsi qu’une offre de soins et massages signatures.
La fusion de l’histoire et de la gastronomie
Impossible d’imaginer un fleuron champenois, sans effervescence des papilles. L’hôtel accueille dès lors un restaurant étoilé, le Royal, repris en mai par le chef Paolo Boscaro. Celui-ci a eu carte blanche pour en redessiner le menu, en une cuisine élégante et créative. Il l’a articulée en 4 à 5 actes, autour de classiques français, couplés d’influences italiennes, afin de proposer un hommage innovant au terroir de la région. On en retient les fantastiques fleurs de navet, marinées au vinaigre de Reims, crème glacée à la verveine et écume au yaourt et le gambero rosso accompagné de pêches blanches au champagne et miel de luzerne, prélevé sur le domaine. Le parfum d’héritage imprègne également le décor de ce salon grandiose mais intimiste, au plafond patiné d’or. Il évoque ainsi Napoléon, supposé avoir séjourné sur place, avec des statues, tableaux et même lettres d’amour, gravées délicatement sur les assiettes. Dans une ambiance plus décontractée, mais tout aussi savoureuse, on s’attable également au Bellevue, le restaurant bistronomique de l’établissement, dont le panorama à 180 degrés dévoile lui aussi le paysage de la vallée d’Epernay et de la Marne.
Un décor que l’on observerait sans fin, une coupe de champagne à la main, célébrant cette parenthèse enivrante.
Le Domaine de Naxhelet - Le vert toujours plus vert
Le Domaine de Naxhelet - Le vert toujours plus vert
MOTS : Ariane dufourny
PHOTOS : DR
Le Domaine de Naxhelet abrite un nouveau restaurant, Pollen, qui nous plonge dans un univers culinaire gastronomique, local et écoresponsable, et collabore avec Label Meunier, une huile de soin bio de terroir fabriquée en Wallonie. Nous avons testé les deux.
Fondé en 2014 par Françoise et Bernard Jolly, le Domaine de Naxhelet est un resort et golf club vraiment pas comme les autres. Et les faits dépassent la simple formulation. Car si le Domaine allie plaisir et loisirs, c’est l’écoresponsabilité qui s’avère le véritable fil rouge de ce lieu joliment niché dans la campagne de Wanze. Ainsi l’écolabel GEO et le label Green Key qui viennent féliciter la gestion écoresponsable du golf. Ainsi aussi les nombreuses synergies opérées avec la ferme château du Val Notre-Dame située à un jet de pierre du golf et exploitée par le couple et leur fils Charles-Édouard. Sur leurs terres dédiées à la culture biologique, poussent des graines et oléagineux dont l’huile extraite à froid a donné naissance à une nouvelle marque de soins de beauté… Naxhelet, c’est une histoire de famille et une belle réussite entrepreneuriale qui n’en finit pas d’évoluer.
Ce cadre privilégié accueille donc depuis peu, un nouveau restaurant écoresponsable, comprenez : en phase avec la philosophie du lieu. Pollen, c’est son nom, est d’ailleurs le projet conjoint de la famille Jolly et de François Durand, formé aux plus grandes tables françaises (le Relais Bernard Loiseau***, La Chèvre d’Or **). Dans notre assiette : les produits, légumes, herbes, céréales, viande, des champs bio, des serres, du potager, du poulailler et de la ferme du Domaine, soit les trésors de la campagne wallonne environnante, conjugués au savoir-faire d’un chef inspiré par la nature qui l’entoure et qui ambitionne de séduire Michelin, nous souffle-t-on à l’oreille.
Pour l’heure, nous avons été charmée par le Menu Cerisier en 4 temps qui invite notamment à déguster un fenouil confit à la subtile saveur, agrémenté de stracciatella à la texture ultra fondante et de zestes d’orange, et une volaille ardennaise à la peau parfaitement croustillante escortée de tomates du jardin et de haricots de la ferme. Elle est goûtue, la nature ! La découverte de Brin de Paille, premier vin blanc du Domaine namurois du Ry d’argent, que nous conseille Alexandre Bemelmans, sommelier-maître d’hôtel belge de Pollen, ajoute une belle dimension supplémentaire au repas. Elle est riche en saveurs, la Wallonie !
Si Pollen est devenu un atout maître du Domaine de Naxhelet, il en va de même des nouveaux soins proposés par la famille Jolly. Invitée à tester une heure de soins en cabine duo, nous avons pu apprécier un soin visage et un modelage corps global, bien efficace pour relâ-cher la pression, la tension et le stress – appliquer l’huile chaude sur le corps, quelle merveilleuse idée ! Et là encore, la famille Jolly surprend agréablement en proposant des soins à base de l’huile Naxica, une création 100% wallonne, réalisée avec le colza cultivé par leur ferme bio du Val Notre-Dame, et confectionnée par les laboratoires de Label Meunier.
Label Meunier, à la tête de cette nouvelle marque belge, Laurane Vanderbecken, la conjointe de Charles-Edouard Jolly, et Marine André, leur partenaire, tous trois fervents défenseurs de l’écoresponsabilité. La preuve : 90 % des graines et plantes (chanvre, bourrache, lin, onagre, etc.) dont sont extraites les huiles du Label Meunier proviennent du Domaine familial du Val Notre-Dame et sont pressées à froid et de manière mécanique (pour préserver tous leurs principes actifs) dans un moulin à quelques kilomètres de la ferme. Plus circuit-court que ça, tu meurs ! Label Meunier ne propose d’ailleurs pas de crème ni d’autres produits cosmétiques, préférant se consacrer à l’huile (une spécifique pour chaque type de peau de femme), pur produit de base, local et bio, et à des compléments alimentaires à base notamment d’onagre cultivé à Wanze. Les cures in&out de 21 jours invitant à prendre soin de l’extérieur et de l’intérieur… Pour créer le projet, Label Meunier travaille en partenariat avec un laboratoire belge spécialisé dans la formulation à base d’huiles végétales, et vient d’ailleurs de recevoir le label Slow Cosmétique, remis aux formules propres et au marketing raisonnable. Naxhelet, le vert toujours plus vert !
Bastide et table d’exception à Joucas, au coeur du Luberon
Bastide et table d’exception à Joucas, au coeur du Luberon
Bastide et table d’exception à Joucas, au coeur du Luberon
MOTS : NICOLAS DE BRUYN
PHOTOS : DR
Le Luberon, la plus belle région de France. Et ce n’est pas Xavier Mathieu, chef étoilé, et les siens qui nous contrediront. Ils nous accueillent chez eux, au « Phébus & Spa », une luxueuse bastide édifiée sur des vestiges du 11e siècle, au cœur de la garrigue du Luberon. Récit d’une savoureuse escapade provençale à deux, le chant des cigales en symphonie de fond.
Les vacances, nous les attendons une bonne partie de l’année, nous en rêvons même, alors autant qu’elles soient parfaites. Proposer un lieu de convivialité et de quiétude à la fois, assurer le confort de chacun de ses hôtes, permettre un lâcher-prise tout en raffinement, surprendre, charmer, plaire évidemment, c’est pour toutes ces raisons inspirantes, que la famille Mathieu et son équipe se lèvent tôt chaque matin.
Mus par l’amour de recevoir et de partager, ils le sont aussi par la beauté insolente et la multitude de sites remarquables du Luberon. Car c’est bien dans cette magnifique région réputée pour ses champs de lavande et ses villages pittoresques, à Joucas plus précisément (nous sommes à un jet de pierre de Gordes et Roussillon, les « plus beaux villages de France »), que se dresse leur établissement, le « Phébus & Spa», bastide bâtie sur des vestiges en pierre sèche. Et si leur établissement de charme labellisé « Relais & Château » opère une séduction immédiate chez le voyageur, elle doit également son irrésistible attrait aux sept hectares de verdure qui l’entourent. D’ici, la vue sur la vallée du Luberon est à couper le souffle. On se pose le premier jour, l’esprit stimulé par ce panorama de montagnes et de vallées et par le chant des cigales en symphonie de fond.
Dans ce lieu d’exception nommé « Phébus », le dieu du soleil, en hommage à cette terre de lumière qu’est la Provence, la famille Mathieu nous a réservé une suite douillette et romantique, pourvue d’une grande terrasse privative ouverte sur le jardin. Nous sommes comblés d’attentions. Le soleil du Sud nous irradie, la lavande nargue les narines, la piscine extérieure naturelle nous fait de l’oeil… Le bonheur nous attend.
Historique, la bastide a été sans cesse agrandie, rénovée, embellie. Elle offre désormais un équipement bien-être moderne : seconde piscine intérieure avec jets de massage, hammam, douche sensorielle, cabines de soin dont une duo (testée et largement approuvée), salle de fitness … Entièrement vitré, ce spa s’ouvre sur les jardins fleuris. Sérénité. Calme. Bonheur. Pour vivre heureux, il faut vivre caché ? Vraiment caché ? Alors les suites de prestige avec piscine privative sont faites pour vous. Pour vous et votre grande famille à l’attention de laquelle a été bâtie cette superbe Villa privative de 550 m2 nichée au-dessus du domaine, à l’abri des regards, au milieu d’un parc arboré d’essences provençales …
Après une journée idyllique à bouquiner au calme et à se détendre au spa, nous rencontrons le chef Xavier Mathieu (notamment formé auprès du célèbre Roger Vergé, 3 étoiles), heureux de nous faire découvrir sa cuisine auréolée d’une étoile au Michelin. A tout vous avouer : La Table de Xavier, haut lieu gastronomique, vaut à elle seule le déplacement jusqu’à Joucas ! Le chef à la joyeuse crinière blanche y propose une cuisine créative inspirée par son terroir provençal et les bons produits du marché gorgés du soleil du Luberon. Soupe au pistou, tian, tourte, jus de thym, glace au miel de lavande… autant de mets rassurants exécutés avec émotion. Dès les bouchées plaisir des menus « classique » et « créatif », la finesse et la subtilité de la cuisine de Mathieu séduit. Elle réussira à conquérir nos cœurs au fil des assiettes dressées avec élégance.
Bien ancré dans l’air du temps, Xavier Mathieu a à cœur de favoriser le circuit court : il travaille avec des agriculteurs, producteurs et éleveurs dans un rayon de maximum 100 km et cultive dans son potager certaines herbes qui viennent ajouter saveurs et arômes à nos assiettes. Côté viande et poisson, l’agneau vient des Alpilles, le cochon du Ventoux, et la Camargue à deux pas inspire également le chef. Amoureux de sa région, le chef invite également à découvrir une sélection de cuvées spéciales « XM », créées par l’un des vignerons partenaires de son hôtel.
Une invitation à un voyage gourmand, c’est également celle que nous adresse le Café de la Fontaine, brasserie provençale typique qui propose une cuisine bistronomique de saisons aux influences méditerranéennes. Le risotto végétarien y est fameux. Pour les petites fringales, terrines et rillettes s’accordent à merveille avec un réjouissant flacon du Luberon, dont les productions des vignerons rivalisent aujourd’hui avec les régions les plus prestigieuses de France.
Petit conseil : ne quittez pas cette exceptionnelle bastide sans emporter une bonne huile d’olive maison évidemment. Elle est le trésor du chef et de son Luberon sublimé.
LE DOMAINE DE BRA OÙ SE RESSOURCER EN HAUTE-ARDENNE BELGE
LE DOMAINE DE BRA
OÙ SE RESSOURCER EN HAUTE-ARDENNE BELGE
LE DOMAINE DE BRA
OÙ SE RESSOURCER EN HAUTE-ARDENNE BELGEMots : Ariane Dufourny
Photos : DR
Le Domaine de Bra, c’est la nouvelle adresse ardennaise à découvrir pour vivre une expérience reposante et dynamique à la fois. Une propriété de charme qui regroupe hôtel, logement insolite sous tente, spa, brasserie fine et activités en extérieur exaltantes. Une mise au vert qu’on adore !
En route pour Lierneux, au coeur de la Haute-Ardenne belge, entre forêts et prairies. Quelle quiétude ! Aucun doute : le Domaine de Bra est l’endroit idéal pour se déconnecter du quotidien et se reconnecter avec la nature. Et ce ne sont pas les vaches qui paissent paisiblement au milieu d’une végétation foisonnante, qui vont nous contredire ! Direction une jolie maison en pierres de la région, c’est elle qui abrite les 6 chambres de l’hôtel. Vous préférez un logement plus insolite ? Le Domaine de Bra propose des tentes chauffées (en Belgique, c’est mieux) qui raviront les adeptes de glamping.
Côté cuisine, le jambon à l’os de la Ferme de Bergifa ou les confitures du Jardin d’Eve donnent le ton dès le petit-déjeuner. L’offre gourmande est bien pensée pour vous chouchouter. Des paniers garnis de plein de bonnes choses pour s’assurer d’un séjour réussi
L’atout principal ? Des activités à l’envi. Maxime Carette, à l’origine du projet, s’est donné pour mission de nous faire vivre des expériences en lien direct avec la nature environnante : promenades gourmandes en buggy menant d’un producteur à un autre, VTT ou trottinette 4×4 électrique à travers la région, tir à l’arc, accrobranche, laser game forestier ou encore parcours commando. Et pour notre détente absolue, une pause bien-être dans l’es- pace sauna et jacuzzi privatisé avec vue directe sur la forêt. Que souhaiter de plus ?
CARINE LAFORÊT, la quête du bien-être ultime
CARINE LAFORÊT
La quête du bien-être ultime
Mots : Olivia Roks
Photos : DR
Epicurienne de la vie, la nutritionniste Carine Laforêt nous emmène au gré de ses voyages où détox gastronomique, ressourcement, rééquilibrage énergétique et remise en forme ponctuent les journées. Un programme qui séduit dans nos vies au rythme toujours plus effréné.
Une grand-mère qui cultivait son jardin et cuisinait avec beaucoup d’épices et d’herbes aromatiques. Une maladie qui force Carine, enfant, à bien manger, à tutoyer un mode de vie sain composé de nombreux légumes. Un vécu qui l’amène indéniablement à s’intéresser à comment bien s’alimenter. Nutritionniste depuis plus 20 ans, Carine Laforêt s’est très vite intéressée aux faims émotionnelles qu’aucun plan alimentaire ne prend en compte à l’époque.. Fatigue, stress, tristesse, besoin de réconfort, des émotions qui entrainent souvent des pulsions alimentaires chez de nombreuses personnes. De fil en aiguille, dans le but de toujours mieux comprendre les comportements alimentaires et enrayer les mécanismes déclencheurs, elles ajoutent diverses cordes à son arc en suivant des formations de coaching et d’analyse transactionnelle et devient hypnothérapeute. Un cursus très complet qui « me permet de proposer une approche sur mesure, un rééquilibrage alimentaire adapté à chaque personne, selon son quotidien, ses valeurs, son éducation, ses pulsions et bien sûr sans frustration sinon la réussite est peu probable… » confie Carine Laforêt.
Partir pour mieux revenir
Carine aime organiser des voyages centrés sur le bien-être. Après les années Covid, elle reprend du service et nous invite à faire nos valises. Le but de ces escapades ? Se rassembler, voyager, s’éloigner du quotidien pour se libérer, s’oxygéner, décompresser et refaire le plein d’énergie. « Avec nos rythmes de vie et le besoin du toujours plus et plus vite, je remarque qu’en consultation coaching les gens sont de plus en plus fatigués, en perte de sens. Quant en nutrition, les réactions émotionnelles face au stress ou à la fatigue sont en nette augmentation » explique-t-elle. Dernièrement, elle a emmené un groupe sous le soleil du sud de la France. Le maître-mot de cette halte d’exception ? Le ressourcement. Au coeur de la Provence, dans le parc régional naturel du Luberon, à deux pas de Gordes l’un des plus beaux villages de France, Carine invite à revenir à l’essentiel. Surcharge mentale, kilos en trop, burn-out, manque de confiance en soi, fatigue intense ? Dans une luxueuse bastide provençale située en pleine nature, on inspire, on ralentit, on prend du temps pour soi. « C’est essentiel pour moi de trouver des lieux ayant une âme, des lieux aussi excentrés, loin du bruit, où la nature prédomine. » Isabelle Arpin comme cheffe en cuisine, un professeur de yoga, un coach de sport, une nutritionniste, l’escapade est encadrée par des professionnels du bien-être. La semaine est découpée en trois thèmes : se libérer, s’oxygéner et s’énergiser. Chaque journée est organisée en fonction d’un de ces thèmes, des plats proposés en passant par les activités sportives ou les ateliers de développement personnel. On se réveille avec une tisane, de la cohérence cardiaque et un petit-déjeuner coloré, ensuite diverses activités rythment la journée comme l’aquagym, le yoga, le fitness, un cours de cuisine, une consultation nutrition sur mesure mais aussi des sorties culturelles pour ceux qui le souhaitent. Des temps libres sont également prévus pour lire, se reposer, se prélasser à la piscine… On ne manque pas à 16h30 le goûter qui se veut tantôt sucré, tantôt salé. Tortilla d’aubergine, mousse de fruits, on se régale. Le soir venu, on se délecte autour d’un menu trois services ultra sain mais aussi gourmand. Des mets où énergie, saveurs et gourmandise s’allient pour vous régaler en toute légèreté mais avec générosité. Pour ceux et celles qui le souhaitent, la soirée se termine par une méditation hypnotique avant de rejoindre Morphée. Les repas sont orchestrés par la cheffe étoilée Isabelle Arpin en collaboration avec Carine Laforêt. « Bien sûr, chaque repas est sain, mais je ne souhaite surtout aucune frustration et du plaisir à table. Les assiettes sont belles, généreuses, colorées et variées. C’est essentiel. Une alimentation équilibrée passe indéniablement par le plaisir pour un changement de comportement réussi. Il est important de s’écouter sans se frustrer. »
Des voyages où l’on se retrouve, où l’on se ressource dans de superbes lieux entourés de personnes bienveillantes. On s’allège mentalement, physiquement, et même nos valises se veulent minimalistes. Ici, si le voyage proposé est exclusif et de haute qualité, l’ambiance se veut intimiste, joviale, décontractée et conviviale. On est là pour échanger et partager, recharger les batteries avec de bonnes énergies. Des voyages que Carine Laforêt réitère et souhaite même multiplier régulièrement. Cet automne-hiver, elle nous emmènera peut-être au Maroc, à Ibiza mais aussi assurément dans cette bastide provençale de charme. A suivre ! Partir pour mieux revenir, on adhère. Il ne manque plus qu’à faire ses bagages.
Club Med Grand Massif Samoëns, un havre au sommet
Club Med Grand Massif Samoëns
Un havre au sommet
Mots : BARBARA WESOLY
Photos : DR
Niché au cœur de la Haute-Savoie et posé tel un écrin sur l’un des plus beaux reliefs des Alpes, le Club Med Grand Massif Samoëns Morillon se révèle le Resort idéal pour les amoureux de poudreuse et de glisse comme pour ceux en recherche d’une escapade estivale, mêlant douceur de vivre, parenthèse bien- être et rendez-vous avec l’aventure.
Il promet de surprendre, et de séduire, tous ceux qui estiment à tort que la montagne se dédie uniquement aux amateurs de sports d’hiver et de cimes enneigées. Si, de ses 1600 mètres d’altitude, le Club Med Grand Massif Samoëns Morillon est le point de départ rêvé d’un domaine skiable de 265km, il déploie toutes ses possibilités au retour des journées ensoleillées d’été. Resort en haute montagne parmi les plus proches et accessibles depuis la Belgique, il est l’une des sept adresses d’exception proposées par Club Med dans les Alpes et séduit par sa beauté intimiste et son appel à la détente. De ses vastes salons au mobilier scandinave à ses restaurants au design sophistiqué en passant par ses chambres au style arty, le domaine conçu comme une luxueuse villa à la vue spectaculaire, se joue des codes des chalets montagnards classiques pour en redessiner avec élégance les contours cosy et chaleureux.
La rencontre d’une ambiance festive et d’un appel à la sérénité
Le Club Med Grand Massif Samoëns Morillon est pensé comme un superbe terrain de jeux. Pour les amateurs de destinations authentiques, de nature à l’immensité verdoyante, qui trouveront dans ses sentiers sauvages et ses sources cachées, en haute montagne, le cadre parfait pour réaliser des balades et des hikes mais aussi de plus vertigineuses options, comme du parapente et des randonnées en VTT ou vélo électrique. Pour les familles également, qui profiteront dans ses espaces aménagés pour les tout petits comme pour les plus grands et de toutes les possibilités d’un séjour à la fois reposant et ludique. Mais aussi pour ceux qui considèrent l’évasion, les cocktails au bord de la piscine et les soirées animées, comme la définition même des vacances. Cette année, le lieu a d’ailleurs lancé son premier Summer Mountain Festival, une résidence de cinq jours accueillant une multitude d’artistes pour des concerts en live, avec pour toile de fond le panorama du plateau des Saix et destinée à revenir pour d’autres éditions. Et le Resort continuera durant tout l’été, à baigner les soirées de ses visiteurs de découvertes musicales et de rythmes enfiévrés.
L’ivresse de tous les possibles
Mais plus que tout, en posant ses valises au Club Med Grand Massif, l’on est envahi par une sensation grisante de liberté. Du sentiment que, tout comme les paysages des Alpes, dont ombre et lumière voyagent et se transforment sans cesse, l’on peut s’y accorder de véritablement suivre son rythme et ses envies. De descendre dans la vallée, pour quelques heures, à Samoëns, élu plus beau village de Haute-Savoie, afin d’y découvrir la vie quotidienne des environs. Ou de savourer l’un des multiples soins proposés dans le spa du Resort. De se découvrir une âme aven- tureuse lors d’un trek extrême comme de se reposer au bord de l’une des deux splendides piscines du complexe, avant d’aller savourer un apéro sur la terrasse au dernier étage, avec une vue renversante sur les sommets. Loin de la clameur des plages bondées et de la profusion touristique, Le Club Med Grand Massif Samoëns Morillon renoue avec le plus beau des luxes, le temps de savourer.
Hôtel Lou Pinet***** à Saint-Tropez, on lui trouve un charme fou…
Hôtel Lou Pinet***** à Saint-Tropez, on lui trouve un charme fou…
Mots : Servane Calmant
Photos : Lou Pinet
Le jour, un véritable havre de paix à l’esprit bohème chic où paresser à l’ombre de pins parasols (« lou pinet », en provençal). Le soir, une table inventive, le Beefbar, parmi les plus courues de Saint-Tropez. L’amour du Lou Pinet (Maisons Pariente) pour Saint-Tropez vibre d’évidence, d’authenticité et de modernité. Récit d’un séjour radieux et savoureux.
C’est « le genre d’adresse que l’on ne partage qu’avec ses meilleurs amis », prévient Laurent Drouard, le très présent et attentif directeur du Lou Pinet. Il a tout à fait raison. Avec ses meilleurs amis et ses plus fidèles lecteurs, en ce qui nous concerne. Car le Lou Pinet ne se résume pas à ses 5 étoiles. Membre de l’association « Small Luxury Hotels of the World », l’hôtel aux 34 clés offre bien plus qu’un hébergement haut de gamme, il invite à vivre le Saint-Tropez que nous aimons, celui qui fait revivre l’âge d’or de la Riviera, à l’époque où s’étiraient sans fin des déjeuners arrosés à l’ombre d’un olivier centenaire.
Situé à quelques encablures de la célèbre place des Lices (le ballet des navettes est parfaitement orchestré par le concierge de l’hôtel) avec, pour voisins lointains, de prestigieuses villas de millionnaires et deux magnifiques pins parasols comme invités de marque, l’hôtel Lou Pinet invite à découvrir trois belles maisons provençales judicieusement bâties autour d’une piscine centrale, la plus grande de Saint-Tropez. Oui, nous nous sommes surprise à espérer y voir Alain Delon caresser les jambes de Romy Schneider. Dans un jardin nature et apaisant dessiné par Jean Mus, paysagiste star de la Côte d’Azur, on a même imaginé Gainsbourg déambulant pieds nus. Quant aux chambres cosy à l’esprit sixties chic, elles auraient sans aucun doute plu à Brigitte Bardot. Ni pastiche, ni caricature ici, cependant. Si l’esprit bohème souffle en effet sur le Lou Pinet, la nostalgie qui reviendrait à penser que le présent n’est pas à la hauteur du passé, n’y a pas sa place. Ou alors une nostalgie heureuse, intelligemment connectée à l’air du temps.
La famille Pariente (notamment propriétaire du Coucou à Méribel) a fait l’acquisition de l’hôtel spa Lou Pinet en 2017 et l’a entièrement transformé, mais en préservant le charme qui se dégage de son architecture typique du Sud et en y ajoutant un pertinent twist de modernité, notamment en s’associant avec le Beefbar, créé en 2005 par Riccardo Giraudi à Monaco et présent de Hong Kong à Paris… Côté assiette aussi, Lou Pinet s’est fait un nom, en accueillant ce concept culinaire à succès bâti autour des viandes d’exception. Le Beefbar régale en effet le tout Saint-Tropez qui se presse pour déguster dans un cadre de jardin arboré, des viandes premium, de la street food revisitée, des recettes fraîcheur (ceviche, carpaccio, etc.). Mention spéciale au boeuf de Kobe japonais, à la sauce signature et à la purée maison au citron et citron vert. Nouveauté 2023, un sushi bar s’est ouvert au Beefbar Saint-Tropez, favorisant de savoureuses créations, notamment des rolls chateaubriand, avocat, asperges, sauce Yakiniku et Karasumi de Kobe, absolument inoubliables.
Avec comme atouts la promesse d’un calme olympien loin de l’effervescence du Port de Saint-Tropez et des plages de Ramatuelle ou Pampelonne, une nostalgie parfaitement connectée à notre époque et une équipe souriante et aux petits soins qui se souvient de votre nom et de vos goûts en matière de vin, avec également comme allié, le plaisir de la table au travers du rendez-vous fixé par l’un des meilleurs restaurants de Saint-Tropez, le Lou Pinet, vous l’aurez compris, est notre coup de cœur estival.
La famille Pariente (propriétaire du Coucou à Méribel, de Crillon le Brave au cœur du Vaucluse et, dès septembre, du Grand Mazarin à Paris)
Pillows Maurits At The Park. D’un labo à un hôtel 5 étoiles, l’histoire d’une réaffectation classieuse.
Pillows Maurits At The Park
D’un labo à un hôtel 5 étoiles, l’histoire d’une réaffectation classieuse.
MOTS : SERVANE CALMANT
PHOTOS : PILLOWS
Installé dans un monumental bâtiment historique de 1908 qui a servi de laboratoire universitaire, le Pillows Maurits At The Park séduit par son emplacement, une rénovation ambitieuse qui allie l’ancien et le neuf, et son bar à cocktails perché sur le toit. Coup de cœur à Amsterdam.
Voici une toute nouvelle adresse, ouverte fin 2022, où la rédaction n’a pas hésité longtemps à poser ses valises. Et pour cause : les Pillows Hotels invitent à découvrir des boutiques-hôtels qui ont élu domicile dans des propriétés authentiques, hôtel de maître de style Empire à Gand, château du 13e dans la province néerlandaise du Limbourg, trio de maisons du 19e pour leur première adresse à Amsterdam, etc. Bref, on aime beaucoup cette chaine hôtelière haut de gamme présente aux Pays-Bas et en Belgique.
L’ouverture récente du Pillows Maurits At The Park n’échappe pas à la règle de l’emplacement judicieux. Ce 5 étoiles s’est en effet installé dans un ancien bâtiment universitaire au cœur d’une oasis de verdure, l’Oosterpark, un jardin public très apprécié des Amsterdamois pour son style paysager anglais, sa petite île et sa fontaine. Au printemps, les amoureux, les marcheurs, les cyclistes s’y donnent volontiers rendez-vous. Une sorte de petit Bois de la Cambre…
Le lecteur attentif s’en doute déjà : le Pillows Maurits At The (ooster)Park se trouve logiquement à l’Est du centre-ville, à l’écart des circuits touristiques classiques, sans être décen- tré pour autant. L’occasion d’arpenter un autre quartier que le Red Light District. Cet arrondissement à l’Est invite à voir de belles demeures et quelques sites incontournables comme le Tropenmuseum et ses remarquables collections ethnographiques, le zoo, la maison de Rembrandt … Si vous souhaitez rejoindre le centre, à deux kilomètres à peine de l’hôtel, n’hésitez pas à louer des vélos à la conciergerie du Pillows Maurits. Le vélo, le mode de déplacement préféré des Amstellodamois, dans une ville qui figure parmi les mieux aménagées au monde en pistes cyclables. Croisons les doigts pour que Bruxelles s’en inspire !
Revenons à notre Pillows Maurits at the Park, restauré par Office Winhov, cabinet d’architecture moult fois primé, qui a modifié l’affectation du lieu, a restauré le bâtiment d’origine de 1908, y a soigneusement intégré une nouvelle aile côté parc et a souligné l’interaction du bâtiment avec ce parc environnant. Réunir l’ancien et le nouveau, pari réussi haut la main. Ainsi l’ancienne salle du musée et ses plafonds de quinze mètres de haut, transformée en un restaurant gastronomique au plafond cathédrale, le VanOost. Ainsi également, le joli collage de maçonnerie avec relief sur la façade de la nouvelle extension.
«Nous ajoutons l’hôtel au parc ; généralement, c’est l’inverse », explique Uri Gilad, co-fondateur d’Office Winhov. Bien vu. Le parc, on le voit de partout : des chambres, de la Brasserie Spring ou du restaurant VanOost dirigé par l’étoile montante, Floris van Straalen. Des nichoirs ont même été installés pour accueillir les amis à plumes qui fréquentent l’Oosterpark. Charmante attention.
A la tombée du jour, l’entrée par l’avenue Mauritskade d’un Pillows Maurits At The Park subtilement éclairé, en impose, mais le clou de la visite reste ce couloir monumental aux murs de briques d’origines qui rappelle que l’hôtel était jadis un laboratoire universitaire. Aujourd’hui, ce couloir fait office d’accueil. Audacieuse et ambitieuse réaffectation de laquelle se dégage une atmosphère toute particulière, empreinte d’étrangeté, de mystère même, de calme et de sérénité aussi.
Responsable du design d’intérieur, les architectes amsterdamois du Studio Linse (l’hôtel De Blanke Top à Cadzand et La Maison de Polman à Utrecht parmi leurs succès) ont opté pour la simplicité et l’élégance intemporelle des belles matières, des nuances de tons terreux, d’un mobilier confort- able. Tout a été pensé pour proposer aux clients un cadre intime et accueillant. Pour preuve, le bar clubbing et ses assises lowdining en velours et ce deuxième bar sur le toit de l’hôtel qui surplombe tout l’est d’Amsterdam. Un rooftop à cocktails qui pourrait bien devenir, dès ce printemps, le rendez-vous du beau monde …
www.pillowshotels.com






























































