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Jérôme Stefanski Portrait d’un innovateur libre


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Emna Everard, Le goût du mieux vivre

Amener les mentalités comme les habitudes à évoluer, pour induire une consommation plus respectueuse de soi et de l’environnement. C’est l’objectif d’Emna Everard, fondatrice de Kazidomi, e-commerce belge engagé, ne proposant que des produits sains, qui vient de fêter ses cinq ans.

Petite, elle jouait à décrypter les étiquettes des denrées dans les supermarchés, traquant les additifs chimiques et les conservateurs. Filant à la chasse des formules respectueuses et saines, comme d’autres recherchaient les trésors pirates enfouis au fond du jardin. Elle possédait déjà une conscience aigüe de l’importance des choix de consommation sur l’organisme comme sur l’environnement, issue des apprentissages de ses deux parents médecins et nutritionnistes. Emna Everard a depuis bien grandi. Et si elle n’a pas ouvert la boutique de quartier dont elle rêvait enfant, celle où l’on pourrait faire ses courses les yeux fermés, sans craindre le contenu de son panier, elle a développé un projet bien plus ambitieux. Kazidomi, e-shop belge proposant plus de 4000 références de produits sains, alimentaires, ainsi que destinés au bien-être, à la maison ou encore à l’hygiène. Un e-shop lancé à seulement 23 ans, avec le souhait de faire sens à grande échelle. « J’ai créé la première version de Kazidomi pendant mes études de commerce. Je voulais avoir un véritable impact sur la santé des gens, mais aussi sur celle de la planète. Face à la situation actuelle, on ne peut plus espérer des petits gestes qu’ils changent la donne de manière radicale. L’e-commerce était dès lors pour moi la seule voie pour grandir rapidement et faire véritablement la différence. Je n’avais ni famille à nourrir, ni loyer à payer ou emprunt à rembourser. Pas grand-chose à perdre donc. Mais pas non plus d’expérience ni de carnet d’adresses. Il m’a fallu me former sur le tard, à coup d’essais erreurs concrets. »

 

Des piliers durables

Cinq ans plus tard, l’entreprise au dessein prometteur s’est muée en communauté florissante, de plus de 20.000 membres, sans compter les clients occasionnels, répartis en Belgique francophone et en France, mais aussi en Hollande, Allemagne, Suisse, Luxembourg ou encore Espagne et Italie. Le projet mené seule et sur tous les fronts par Emna Everard, durant ses quatre premiers mois d’existence, compte aujourd’hui 70 employés. Mais l’objectif, tout comme la genèse de Kazidomi n’ont eux, pas changés. « On ne fait pas de compromis sur nos valeurs. L’essence de Kazidomi est la santé. On sélectionne nos produits en compagnie d’un panel d’experts, qui nous aident à minutieusement définir les critères. Mais aussi l’éducation, puisque l’on renseigne les consommateurs sur les vertus ou la nocivité des produits, comment les utiliser,les cuisiner sainement. L’environnement est un autre de nos piliers. On compense nos émissions carbone et nous sommes certifiés B Corp*. Tous nos colis sont faits en matériaux recyclables, recyclés voir même parfois compostables. On a également pris la décision de supprimer la plupart des produits animaliers du site. Et ce car si l’on veut montrer l’exemple, on a le devoir de changer radicalement nos modes de consomation. Un principe qui passe par une diminution de ce type de denrées. »

Au-delà d’un concept, une véritable philosophie de consommation qui résonne d’autant plus fort depuis la pandémie et la prise de conscience de la fragilité de notre système économique comme social. « On a observé un vrai changement, accompagné d’une forte croissance de nos activités. Je pense que beaucoup de gens ont réalisé la nécessité de transiter vers une consommation plus saine, durable et intelligente. La COVID-19 amené à réaliser que nous n’étions ni à l’abri de catastrophes sanitaires ni écologiques » affirme Emna.

 

Comme chez nous

Des catastrophes qu’on ne peut éviter qu’ensemble. C’est pourquoi Kazidomi se construit par et pour le partage, fort de sa Kazi Family, une communauté engagée et active, principale source d’inspiration de la marque. « Notre nom est issu du latin « quasi domi », qui signifie comme chez soi. Un fondement de proximité essentiel pour l’e-shop. Depuis son lancement, ce sont les clients qui motivent notre sélection des produits, nous font des recommandations ou des critiques. On a développé un lien très fort avec nos membres. » Et une philosophie qui cadre aussi bien avec le souhait d’Emna Everard de transmettre ses connaissances acquises petite, qu’avec son espoir d’être une role model pour celles et ceux qui rêveraient de développer leur projet sans oser franchir le pas. « En me lançant, je peinais à trouver des exemples de power women qui m’inspiraient en Belgique. J’espère qu’aujourd’hui, pas mal de femmes se disent, si Emna l’a fait, alors je le peux aussi. Je serais heureuse d’amener d’autres personnes à entreprendre. ». Et qui sait, transformer d’autres rêves d’enfance en moteur d’un avenir plus durable.

*Seule certification mesurant l’ensemble des performances sociales et environnementales d’une entreprise.


www.kazidomi.com


Florence-Blaimont

Le féminin pluriel selon Florence Blaimont

Depuis près de six ans, la Bruxelloise Florence Blaimont œuvre en faveur de l’épanouissement professionnel des femmes via la Wowo Community, un cercle soutenant l’entrepreneuriat au féminin. Une vocation nourrie par un parcours personnel aussi complexe qu’enrichissant.

“Comment allez-vous?”. Telle est la première phrase, lancée avec une lumineuse bienveillance par Florence Blaimont lors de notre rencontre. Des mots qui, prononcés par l’entrepreneuse de 37 ans, n’ont rien d’une formule de politesse usitée. Mais tout au contraire d’un profond reflet personnel, presque synonyme de carte d’identité. Lorsque l’on demande à Florence l’essence de son travail, le souci de l’autre s’affiche tel un fil rouge, tissant la trame de son parcours professionnel.

Il y a cinq ans et demi, Florence se sépare de son mari. Maman d’un petit garçon de 18 mois, elle se retrouve seule à en assumer la garde, alors qu’en parallèle, elle travaille comme coach personnel et professionnel. Un rôle enrichissant, mais aux revenus insuffisants pour régler les factures et faire face aux violences financières de son ex-conjoint, resté domicilié chez eux et dont les dettes amènent les huissiers à sa porte. Florence enrage face à l’injustice subie et l’impuissance qui en découle. Et d’autant plus en réalisant que cette même précarité touche un nombre énorme de femmes. C’est alors que se présente la possibilité pour elle de reprendre la « Wonderful Women Community », un cercle de développement professionnel proposant des formations et des conférences business ainsi qu’un coaching personnalisé à destination des femmes. Et dans son sillage, d’œuvrer à l’émancipation féminine : « Les femmes ont du talent. Mais elles laissent souvent leur carrière entre parenthèses pour s’occuper de leur foyer et de leur famille, se retrouvant alors fréquemment dépendantes d’un conjoint gagnant mieux sa vie ou démunies en cas de séparation. On parle d’égalité entre les sexes, mais on en est loin. Les femmes peinent à atteindre une pension similaire à celles des hommes, soit car elles ont eu à un salaire plus faible, soit car elles ont opté pour un temps partiel. Selon les dernières estimations, seuls 47,6%  des femmes travaillent à Bruxelles *. On pousse à l’entrepreneuriat au féminin mais entre les enfants, la pression financière et le manque de temps, elles n’ont pas forcément le sentiment d’en être capables. C’est là tout le but de la Wowo Community. Aider les femmes à déployer leur puissance financière et émotionnelle. Et les accompagner sur le chemin d’une liberté professionnelle et d’un épanouissement personnel et familial. ».

La solidarité comme moteur

Leur permettre aussi de rejoindre un lieu de sororité, là où la solitude se révèle bien souvent le principal obstacle au fait d’oser entreprendre. Un isolement vécu par Florence Blaimont durant les trois premières années de Wowo. « J’y mettais tout mon cœur et mon énergie et je travaillais comme une esclave. Je ne voyais pas mes amis ni ne sortait de chez moi et je travaillais dès que mon fils dormait. Ce n’est qu’en pouvant faire confiance à des proches pour veiller parfois sur mon petit garçon et m’épauler dans mon entreprise, que j’ai pu retrouver un équilibre. C’est pour cela que le principe de réseau est au cœur de la Wowo Community, pour qu’aucune femme n’ait à être seule. Entrer dans un réseau fort, installé dans toute la francophonie belge, avec pour interlocutrices et mentors des femmes ayant surmonté les challenges de l’entrepreneuriat. Des roles models inspirantes avec qui échanger, avancer et faire grandir son projet. Où être soi-même également, en allant à contre-courant et en sortant des sentiers battus, avec la certitude d’être accueillie avec bienveillance, sans élitisme ni jugement. ». Offrir bien plus qu’un espace ou imaginer et créer, un espace de liberté, telle est la philosophie de Florence Blaimont. Une vision humaniste qui prend racine dans sa vision même de l’entrepreneuriat. « Je n’ai pas rencontré un.e seul.e entrepreneur.euse qui ne souhaitait pas aider, apporter de la valeur et se sentir utile à ses clients, quel que soit son domaine. ». Et c’est forte d’une ambition sans limites à œuvrer pour l’indépendance des femmes, que la Bruxelloise développe ses nouveaux projets. Comme tout récemment en juillet 2021, l’ouverture d’une ASBL qui, pour chaque formation achetée via la Wowo Community, offrira la même à une femme sans travail, au CPAS ou vivant dans un centre pour femmes battues. Florence Blaimont n’en a pas fini de (re)conjuguer le monde au féminin.

“Comment allez-vous?”. Telle est la première phrase, lancée avec une lumineuse bienveillance par Florence Blaimont lors de notre rencontre. Des mots qui, prononcés par l’entrepreneuse de 37 ans, n’ont rien d’une formule de politesse usitée. Mais tout au contraire d’un profond reflet personnel, presque synonyme de carte d’identité. Lorsque l’on demande à Florence l’essence de son travail, le souci de l’autre s’affiche tel un fil rouge, tissant la trame de son parcours professionnel.

Il y a cinq ans et demi, Florence se sépare de son mari. Maman d’un petit garçon de 18 mois, elle se retrouve seule à en assumer la garde, alors qu’en parallèle, elle travaille comme coach personnel et professionnel. Un rôle enrichissant, mais aux revenus insuffisants pour régler les factures et faire face aux violences financières de son ex-conjoint, resté domicilié chez eux et dont les dettes amènent les huissiers à sa porte. Florence enrage face à l’injustice subie et l’impuissance qui en découle. Et d’autant plus en réalisant que cette même précarité touche un nombre énorme de femmes. C’est alors que se présente la possibilité pour elle de reprendre la « Wonderful Women Community », un cercle de développement professionnel proposant des formations et des conférences business ainsi qu’un coaching personnalisé à destination des femmes. Et dans son sillage, d’œuvrer à l’émancipation féminine : « Les femmes ont du talent. Mais elles laissent souvent leur carrière entre parenthèses pour s’occuper de leur foyer et de leur famille, se retrouvant alors fréquemment dépendantes d’un conjoint gagnant mieux sa vie ou démunies en cas de séparation. On parle d’égalité entre les sexes, mais on en est loin. Les femmes peinent à atteindre une pension similaire à celles des hommes, soit car elles ont eu à un salaire plus faible, soit car elles ont opté pour un temps partiel. Selon les dernières estimations, seuls 47,6%  des femmes travaillent à Bruxelles *. On pousse à l’entrepreneuriat au féminin mais entre les enfants, la pression financière et le manque de temps, elles n’ont pas forcément le sentiment d’en être capables. C’est là tout le but de la Wowo Community. Aider les femmes à déployer leur puissance financière et émotionnelle. Et les accompagner sur le chemin d’une liberté professionnelle et d’un épanouissement personnel et familial. ».

La solidarité comme moteur

Leur permettre aussi de rejoindre un lieu de sororité, là où la solitude se révèle bien souvent le principal obstacle au fait d’oser entreprendre. Un isolement vécu par Florence Blaimont durant les trois premières années de Wowo. « J’y mettais tout mon cœur et mon énergie et je travaillais comme une esclave. Je ne voyais pas mes amis ni ne sortait de chez moi et je travaillais dès que mon fils dormait. Ce n’est qu’en pouvant faire confiance à des proches pour veiller parfois sur mon petit garçon et m’épauler dans mon entreprise, que j’ai pu retrouver un équilibre. C’est pour cela que le principe de réseau est au cœur de la Wowo Community, pour qu’aucune femme n’ait à être seule. Entrer dans un réseau fort, installé dans toute la francophonie belge, avec pour interlocutrices et mentors des femmes ayant surmonté les challenges de l’entrepreneuriat. Des roles models inspirantes avec qui échanger, avancer et faire grandir son projet. Où être soi-même également, en allant à contre-courant et en sortant des sentiers battus, avec la certitude d’être accueillie avec bienveillance, sans élitisme ni jugement. ». Offrir bien plus qu’un espace ou imaginer et créer, un espace de liberté, telle est la philosophie de Florence Blaimont. Une vision humaniste qui prend racine dans sa vision même de l’entrepreneuriat. « Je n’ai pas rencontré un.e seul.e entrepreneur.euse qui ne souhaitait pas aider, apporter de la valeur et se sentir utile à ses clients, quel que soit son domaine. ». Et c’est forte d’une ambition sans limites à œuvrer pour l’indépendance des femmes, que la Bruxelloise développe ses nouveaux projets. Comme tout récemment en juillet 2021, l’ouverture d’une ASBL qui, pour chaque formation achetée via la Wowo Community, offrira la même à une femme sans travail, au CPAS ou vivant dans un centre pour femmes battues. Florence Blaimont n’en a pas fini de (re)conjuguer le monde au féminin.

*Chiffres 2018-2019 issus d’une étude d’Actiris.


https://www.wowocommunity.com/

 


the-village-brussels

The Village Brussels, le rendez-vous des touche-à-tout

Si certains redoublent d’efforts pour sortir de leur zone de confort, d’autres sautent à pieds joints dans l’inconnu. Avides de rencontres et d’aventures, Marie Dykmans et Eline Lonchay en ont fait leur métier.

J’ai toujours été admirative des personnes qui osent sortir des sentiers battus et n’hésitent pas à remettre en question le chemin tout tracé qui se profile devant elles dès la fin de leurs études. Marie Dykmans et Eline Lonchay en sont le parfait exemple. Une fois leur diplôme en poche, les deux amies qui se sont rencontrées sur les bancs de l’université, décident de faire un tour du monde en sac à dos. C’est durant ce fabuleux voyage, à la découverte des merveilles cachées d’Australie, d’Asie et d’Amérique du Sud, qu’elles imaginent un audacieux projet : The Village Brussels. « Nous souhaitions créer un espace, à Bruxelles, où les gens pourraient explorer de nouveaux horizons et rencontrer des personnes qui partagent ce même besoin d’aventures », explique Marie Dykmans, la co-fondatrice.

À leur retour en Belgique, en avril 2019, les deux rêveuses se lancent donc dans cet ambitieux projet. Si, au départ, Marie et Eline envisagent de créer un espace physique – qui comprendrait un coin resto, une partie co-working et des salles où organiser des projections, expositions ou débats –, The Village Brussels a rapidement évolué en une version nomade. « Pendant notre recherche de l’endroit idéal, nous avons lancé des cours de yoga à Bruxelles. Notre but était de créer une véritable communauté en proposant, par exemple, d’aller boire un verre ou de manger un bout après la séance afin de se réunir et de faire connaissance. On s’est rendu compte qu’il y avait une forte demande pour ce genre de concept ». Au vu du succès grandissant de leurs événements, Marie et Eline comprennent qu’elles n’ont, pour l’instant, pas besoin d’un tel espace puisque tous les ingrédients nécessaires au développement de The Village Brussels sont déjà présents dans le paysage bruxellois. « Nous avons compris que les expériences que nous comptions organiser dans notre propre espace pouvaient prendre place dans d’autres endroits, en travaillant, main dans la main avec des partenaires locaux. Une fois que nous aurons agrandi notre communauté, nous chercherons le lieu adéquat ». C’est ainsi que, depuis deux ans, les deux Bruxelloises organisent régulièrement des événements nomades, qui sont sold-out à tous les coups, aux quatre coins de la capitale !

 

Un village dans la ville

Aujourd’hui, le sympathique duo crée des expériences sur-mesure en fonction des lieux avec lesquels elles collaborent. Une trentaine d’endroits comprenant des adresses qui ont récemment ouvert leurs portes, mais aussi des lieux emblématiques du patrimoine culturel bruxellois. Débats sur l’art japonais, yoga géant dans le centre-ville, ateliers Kombucha, dîners dans le noir, initiations à l’aquarelle ou encore club de lecture moderne : le duo regorge d’idées pour éveiller les Bruxellois et les initier à de nouvelles passions. Après une période pauvre en événements, instaurée par la pandémie, les deux jeunes femmes ont prévu une série d’activités originales et inspirantes pour les mois d’été. « Nos activités se concentrent sur trois piliers : le premier est celui de la connexion. Nous aidons les Bruxellois à se reconnecter à leur corps, à leur environnement et aux autres. Cela passe, par exemple, par des cours de yoga, de méditation, des ateliers nutrition ou encore des activités en pleine nature. Le deuxième pilier est celui de l’inspiration. Nous invitons les participants à s’explorer à travers les arts, des expériences innovantes et des débats. Enfin, le dernier est celui de l’action qui, grâce à des rencontres avec des entrepreneurs inspirants, pousse les Bruxellois à devenir, eux aussi, des acteurs du changement. »

Alors que bon nombre de Belges peinent à trouver et nourrir leurs passions, Marie et Eline ont réussi à transformer leur insatiable curiosité en un vrai métier. « Tout le monde a un énorme potentiel, mais nous sommes, malheureusement, très vite amenés à choisir un chemin tout tracé qui nous empêche de continuer à nous explorer. C’est dommage, car personne n’a qu’une seule passion », ajoute Marie. Bien plus qu’un « club des touche-à-tout », The Village Brussels est finalement une école de la découverte de soi.


 The Village Brussels, Instagram et Facebook : @ thevillagebrussels. Découvrez le programme complet de leurs activités estivales sur leur page Facebook.

 


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Vivre d’amour et de citron frais, la recette du bonheur de Carolina Vermeersch

Inspirée et inspirante, la fondatrice du mouvement durable The Lemon Spoon a sorti son premier livre. L’occasion de revenir sur sa philosophie de vie audacieuse et pleine de peps.

Un style casual chic épuré, un visage dépourvu de maquillage et une sérénité apaisante qui émane de son sourire franc : quand on discute avec Carolina Vermeersch, l’esprit hyperactif à l’origine du mouvement The Lemon Spoon, on peine à croire qu’elle était, il y a seulement 5 ans, une grande adepte de fast-fashion qui comble son manque d’estime de soi par des fringues bon marché. « J’ai réduit ma garde-robe au trois quarts, pourtant je la trouve encore trop chargée, je me sens vite oppressée », dit-elle en souriant. Ce besoin de retrouver une vie en adéquation avec la nature et ses émotions est né d’un déménagement catastrophique. « Je vivais à Barcelone depuis 3 ans et je devais rentrer à Bruxelles. J’ai pris conscience des vêtements que j’avais accumulés. Ce fut le déclic. C’était moi, ça ? Comment la fille que j’étais, qui veillait à manger des aliments sains et respectueux de son corps pouvait-elle accepter un mode de consommation qui nuisait à l’environnement ? ». Elle troque ainsi son quotidien de  grande consommatrice accro au shopping pour un mode de vie plus raisonné faisant la part belle au végétarisme, aux produits artisanaux ou de seconde main et à la reconnexion de soi. Soucieuse d’inspirer les autres et de les inviter à adopter un mode de vie plus durable, elle lance le blog The Lemon Spoon, où elle partage ses trouvailles ou bonnes adresses écoresponsables. « J’ai toujours eu un côté rebelle et avant-gardiste. Je voulais montrer que l’on pouvait choisir une vie durable sans tomber dans le cliché ‘hippie’ », raconte la Bruxelloise trentenaire avec conviction.

Des citronniers en devenir

Bien plus qu’un simple blog, The Lemon Spoon représente un mode de vie. Un mouvement qui exprime ce besoin de changement et d’éveiller les consciences ressenti par les jeunes générations. « Le citron représente notre peur du changement. Lorsque l’on croque dans un citron, on ressent beaucoup d’amertume et un côté piquant, deux émotions que l’on éprouve quand on quitte sa zone de confort. Mais plus on mord dans le citron, plus on se rend compte de ses bienfaits. The Lemon Spoon, c’est la cuillère de citron que j’essaie d’intégrer à mon quotidien. La dose d’énergie, de peps et de joie qu’il manquait à ma vie ». Cinq ans après ses premiers posts, Carolina s’est lancée dans la rédaction de son premier livre, un mix parfait entre autobiographie, conseils pratiques et philosophie de vie. « Le livre couvre tous les aspects de la vie quotidienne et propose une approche holistique. De prime abord, j’ai entrepris l’écriture de cet ouvrage à des fins thérapeutiques, mais s’il peut aider d’autres personnes à se trouver, c’est encore mieux ! ». En plus de la sortie de son livre « Comment j’ai arrêté de me presser le citron », Carolina prévoit de lancer des ateliers destinés aux entreprises désireuses de développer des thématiques durables telles que la mobilité, l’alimentation, le bien-être ou le management des déchets en interne. D’un projet personnel à une ASBL qui tente d’améliorer le monde à son échelle, The Lemon Spoon a mûri, tout comme son instigatrice. « Je suis heureuse d’avoir réussi à changer de vie, d’avoir presque réussi à m’accepter pleinement. Je me vois avec un regard beaucoup plus bienveillant qu’il y a 5 ans. The Lemon Spoon a évolué au fil de mes remises en questions, je ne pouvais pas avancer dans mon projet si je ne parvenais pas à régler les problèmes personnels qui me tracassaient. Le citron m’a servi de tremplin pour trouver ma place. J’aimerais que tout le monde se l’approprie et le morde à pleines dents ! » Alors, prêt(e) à voir la vie en jaune ?


  • Comment j’ai arrêté de me presser le citron, par Carolina Vermeersch, éditions L’Attitude des Héros
  • www.thelemonspoon.com

 


Toit-restaurant

Toit + Nous + tous ceux qui le veulent. Une affaire de famille belge à la sauce sarde

Les dîners les plus inoubliables sont souvent les plus inattendus. Niché au sommet du showroom de la société de châssis Boulemberg et du tout nouvel espace de coworking Nous, le restaurant-rooftop Toit ne désemplit pas… et on comprend pourquoi.


John-Bogaerts

Qu’est-ce qui fait courir John Bogaerts ?

S’il est un nom qui, en cette rentrée est sur toutes les lèvres, c’est bien celui de John-Alexander Bogaerts. A l’origine ? Un fils à papa bruxellois que tout le monde trouvait fort sympathique mais sur lequel néanmoins personne n’aurait véritablement parié. A l’arrivée pourtant, à 49 ans, l’homme vient d’annoncer la reprise du mythique Cercle de Lorraine avec Bruno Pani (Profirst) non sans avoir au préalable révolutionné le modèle du club d’affaires en créant le sien, le B19. Entre tout cela, il lançait même une école de codage, tout en reprenant en main l’hebdomadaire satirique PAN. Enfin et depuis septembre, c’est la radio et la télé qui se sont jetées sur lui.

Mais pour comprendre le succès de John Bogaerts, il est nécessaire de partir de son père Rudy. Un professeur-pédagogue qui récupérait les gosses éjectés du système scolaire pour les préparer au Jury en leur offrant la chance d’avoir le choix de leur avenir, parmi ceux-ci on y trouve même le Prince Laurent. En parallèle, le père dirige l’hebdo satirique Père Ubu. Et c’est dans cette ambiance que naît John, l’aîné de 3 garçons qui passera son enfance entre le quartier du Prince d’Orange et Knokke, un noceur, le genre « star de la bande », surnommé depuis « Le shérif du Fort Jaco ». Le reste ? Pas terrible. John Bogaerts se distingue surtout par son sens de la fête et son beau carnet d’adresses, pas de job sauf d’étudiant depuis ses 15 ans, en un mot, c’était plutôt mal parti. Mis à part Papa et Mamy Georgette, sa grand-mère, non personne ne croyait en lui, pas même lui. A 25 ans tout de même, l’enfant terrible se réveille et, avec son ami  John-John Goossens, lance « 4J concept », une petite boîte d’événementiel qui organisait des soirées privées corporate, avant de créer le KNAL, haut lieu des soirées bruxelloises. Parmi leurs clients, Porsche, pour lequel le duo imagine un magazine gratuit pour promouvoir le lancement de la fameuse « Cayenne », l’idée étant alors de photographier du people à côté de la voiture lors de toutes les soirées chics de l’été. Porsche décline, « trop cher comme promo » mais comme l’idée est bonne, les deux John décident de se lancer, non pas avec un annonceur à 150.000 € mais avec 75 annonceurs à 2.000€, Zoute People est né. Le succès est tel qu’il se déclinera ensuite en Hockey People, Golf People, Art People, Cars People, Charity People. Pour finalement ne garder que les deux premiers. Mamy Georgette le prédisait : « Tu verras, l’événementiel ce ne sera qu’un tremplin, tu iras beaucoup plus loin ! ». Même si John Bogaerts est déjà soulagé de gagner sa vie, il sent qu’à un moment il faudra penser à demain. D’autant qu’il vient de se marier avec Jeanne et que le couple songe à une famille.

Mais tout s’accélère en 2007 lorsque Rudy Bogaerts décède inopinément, l’homme laisse derrière lui 3 fils, une école à Uccle et un hebdo controversé « Père-Ubu », qui traine alors 22 procès derrière lui. John reprend le bâtiment avec son frère David, loue les salles de réunions à des entreprises membres tandis que son cadet reprend l’école. Quatre ans plus tard, la Bogaerts international school déménage et John Bogaerts s’associe avec Silversquare pour transformer le bâtiment en espace de coworking. Et alors que le concept cartonne dans toutes les capitales, le duo lui se prend un gros bouillon. 2012, une annus horribilis pour John, un jeune père à qui on vient en plus de diagnostiquer un cancer. Une chimiothérapie préventive durant 6 mois, l’occasion pour lui de souffler et de penser sérieusement à l’avenir. Si les cercles d’affaires n’avaient jamais été son truc, le style « mignon de veau sauce aux morilles en écoutant un politique parler le midi », deux événements percutèrent sa trajectoire, non seulement le Cercle de Lorraine avait déserté le quartier Prince d’Orange pour le centre mais surtout le jeune entrepreneur eut vent que le Club rechignait à accueillir des commerçants ou des petits entrepreneurs parmi ses membres, aussi successfull soient-ils. L’idée du B19 était née. La différence ? Pas de lunch le midi, un fee à 600€ et des membres issus autant des TPE, des PME que les grosses boîtes. Rien de pompeux, de la modernité, ici on « business » à l’heure du breakfast ou de l’apéritif en écoutant les stories et conseils de tous ceux qui ont très bien réussi. Des stars du business, du BEL 20 ou du CAC 40 mais aussi des hommes comme Dany Boon. Bref, du lourd ! « A l’époque, tout le monde me prenait de haut, aucun cercle ne voulait s’associer à mon idée alors je me suis lancé seul, mon rêve était d’atteindre les 500 membres un jour ». Au départ de 280 inscrits, le B19 s’enorgueillit aujourd’hui de compter plus de 1700 membres. Son objectif à présent ? Le double dans 3 ans. Et après s’être attaqué naturellement au Brabant Wallon, Liège et le Luxembourg, cap est ensuite mis sur la Flandre, Gand et Anvers évidemment. C’est grâce à un de ses invités conférenciers, le ministre Jan Jambon qui s’exclamait 6 fois dans la soirée « B19, wat een fijne formule ». Quand à la prochaine étape, elle est déjà prévue, ce sera Paris en mars 2021.

« Ma chance, c’est qu’on m’en a laissé plusieurs dans ma vie, quand j’étais jeune et que je faisais des conneries mon père lui ne m’a jamais lâché, il refusait de me laisser rater ma vie » résume-t-il aujourd’hui. Une raison qui le poussait à créer l’Ecole 19 en 2017 avec son ami Ian Galienne. L’idée ? Recréer l’Ecole 42 de Xavier Niel (Paris) pour former des jeunes à l’écosystème digital en leur permettant de trouver un job directement à l’issue de leur formation. Du 100% bénévolat pour le duo Bogaerts-Galienne mais surtout du 100% gratuit pour les étudiants, l’école étant financée exclusivement par des entreprises mécènes en quête de ces talents qu’elles sponsorisent. Après 3 ans d’existence seulement, l’Ecole comptera en janvier prochain plus 450 étudiants. « Offrir aux autres la chance que mon père m’a donnée, c’est ça qui me permet de bien dormir la nuit » conclut-il alors.

Après avoir abordé le business et l’Ecole 19, qu’en est-il à présent de la presse ? Un secteur difficile, d’autant plus pour un Père UBU qui en 2007 sent fortement le souffre. A l’époque, tout le monde lui conseille de le vendre sauf Christian Van Thillo, le patron de DPG media, le gigantesque groupe de presse flamand « Quand on a la chance d’avoir un journal, on le garde ! » lui dit-il. Petit à petit, Père UBU remonte la pente et se refait une beauté avant pour John Bogaerts d’acquérir avec Arnaud Van Dosselaer son concurrent et de fusionner ensuite les deux titres pour ne garder que celui de « PAN ». Un mariage réussi, chiffres à l’appui, 2.000 ventes par semaine, pour 1.500 abonnements « Y’a pas à dire Pan est redevenu un très chouette canard » s’exclame son éditeur. C’est ainsi et naturellement que le fondateur du B19 finit lui-même par taper dans l’œil des autres médias, une personnalité hors-norme, de l’humour et un sacré franc-parler, pourquoi s’en passer ? Certainement pas LN24 qui vient de lui confier sa propre émission « The John late show » deux vendredis par mois et pour Radio Judaïca de l’inviter dans la foulée tous les lundis matins sur antenne. Si son père n’aura jamais vu la réussite de ce fils dans lequel il avait toujours cru, Mamy Georgette elle, si. Elle ne manquait pas de le lui rappeler d’ailleurs « Tu vois, je te l’avais toujours dit ».

Un peu grande gueule dans les dîners et les réceptions, question réussite, John Bogaerts se la joue très modeste même s’il reconnaît sourire en coin quand on lui dit aujourd’hui « j’ai toujours cru en toi ». De son parcours, il retient surtout deux choses, d’abord que tous les jeunes ont droit à une 2 ou une 3ème chance mais aussi que personne n’échoue s’il a vraiment beaucoup travaillé. A la question de ce qui le faisait autant courir, il ne saurait vous le dire, en revanche, ce qui le touche le plus c’est lorsqu’on lui dit : « Tu sais John, malgré tout ce qui t’arrive, tu es toujours resté le même ».


www.b19.be
www.s19.be
www.pan.be


alternativ

Le Bonheur MÊME AU TRAVAIL !

Alternativ, c’est plus de 25 ans d’expertise en matière de rénovation et d’aménagement des espaces de travail, une position de leader en design & build et autant de réflexions pour offrir, à chacun, un bien-être au boulot qui soit à la hauteur des niveaux de performances attendues. Rencontre avec Philippe D’Archambeau, le boss.

MOTS : SERVANE CALMANT
PHOTOS : BENJAMIN BROLET

Les entreprises qui viennent frapper à la porte d’Alternativ posent le plus souvent des questions très concrètes. « Comment optimiser mon espace de travail ? », interroge cette entreprise qui a pris de l’ampleur mais n’a nullement l’intention de déménager… « Comment créer un cadre de travail sympa et inspirant ? », questionne cette start-up dont le besoin d’innovation doit se traduire dans l’environnement de travail… Des questions, il en pleut : « Comment fait-on pour favoriser la concentration dans un paysager ? », « Comment créer un coffee corner propice aux réunions informelles ? »… « Dans une entreprise, il y a peu de personne, en interne, pour répondre à toutes ces questions et encore moins pour organiser un aménagement de bureaux ! », souligne Philippe D’Archambeau, fondateur d’Alternativ à l’esprit d’à-propos.

Alternativ, Philippe l’a définie comme un centre de compétences car son équipe, formée de gestionnaires de projets, d’architectes d’intérieur, de consultants,… s’occupe de tout ! C’est Alternativ qui définit, en accord avec le client, le concept et le budget, qui suggère des idées d’aménagement, qui centralise les expertises, qui coordonne les corps de métiers sur le chantier… Comme un entrepreneur général ? Non ! Car si Alternativ se positionne comme interlocuteur unique pour parler concept, budget, planning, timing, la société de Philippe D’Archambeau voit bien plus loin ! Son véritable crédo : apporter des réponses concrètes à toutes les entreprises qui recherchent une nouvelle façon de travailler !

Intarissable sur son job, Philippe D’Archambeau ne se limite pas à donner de la place à l’espace ! L’homme est sans cesse à l’affut des solutions les plus performantes pour créer un environnement de travail épanouissant. C’est que Philippe est convaincu de la nécessité de créer un environnement de travail qui favorise les activités collaboratives, qui stimule l’activité cérébrale, qui offre des moments de répit et de concentration, qui encourage le mouvement et le changement de posture dans des espaces flexibles. Qui anticipe l’avenir aussi.

On aime se sentir bien chez soi, à la maison ; pourquoi ce principe ne s’appliquerait-il pas au bureau ? En 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rattaché spécifiquement le burn-out à un stress chronique lié au travail, c’est dire si Philippe D’Archambeau a vu juste en proposant des environnements professionnels qui favorisent la performance, réduisent le stress et donnent un vrai sens au travail !

alternativ

5 questions à Philippe D’Archambeau

Quel est l’environnement de travail idéal ? « Celui qui permettra à une société d’évoluer de manière sereine, d’attirer les talents et… de les garder ! N’oublions pas qu’un bon environnement de travail se doit d’être flexible car les business models de nos clients évoluent très vite… »

Quels sont les projets qui vous ont apporté le plus de fierté ? « Tous ! Car chaque projet, petit ou grand, fait évoluer les solutions amenées par Alternativ et nous aide à mieux appréhender les défis de demain… »

Le partenariat qui a consolidé votre position de leader ?
«Celui conclu avec Steelcase, le leader mondial du mobilier de bureau, qui a renforcé notre champ d’action et notre crédibilité à l’étranger. Steelcase investit beaucoup dans des études qui explorent le lien entre l’engagement / la satisfaction / le bien-être des employés et l’espace de travail, et qui dévoilent un tas d’observations et de données qui enrichissent notre connaissance du monde du travail… »

Quel est le plus beau compliment que vous ayez reçu d’un client ? « Sincèrement, il y en a beaucoup. Je vous fais part de celui reçu ce matin : un client exigeant nous a félicités pour avoir terminer un chantier, dans le respect du timing et du budget ! Mais ce n’est pas tout : la dynamique que nous insufflons dans notre relation avec le client participe clairement à notre succès. »

Quelle est la signature visuelle d’Alternativ ? « Il n’y en a pas vraiment. Nous n’avons pas la prétention d’être une entreprise avant-gardiste. Nous n’imposons rien, ni code couleur ni design particulier. Un chantier géré par Alternativ est toujours aligné à l’ADN du client ! »

ALTERNATIV

Rue de l’Eté 15 à Ixelles
T. : 02/627 18 55

www.alternativ.be

 


FOSBURY-&-SONS-ALBERT

ALBERT sort de l’ordinaire

« Not your ordinary office », c’est le nouveau slogan que l’on peut lire sur le Boulevard du Roi Albert II. La société anversoise Fosbury & Sons souhaite résolument donner un nouveau souffle à l’environement de travail stéréotypé et vient d’inaugurer, à Bruxelles, son quatrième espace de bureaux partagés. Vive Albert !

MOTS : ARIANE DUFOURNY
PHOTOS : FREDERIK VERCRUYSSE

Le bureau est mort, vive le bureau ! N’en déplaise à ceux qui se réjouissaient trop vite en s’imaginant ne plus se rendre sur leur lieu de travail, le bureau est bien vivant. Plus vivant que jamais ! En effet, Serge Hannecart, Stijn Geeraets et Maarten Van Gool, les fondateurs de « Fosbury & Sons » ne sont pas à leur coup d’essai. Après un premier site dans la tour « WATT » d’Anvers en 2016, deux espaces à Bruxelles – « Boitsfort » en novembre 2018 (nous vous l’avions présenté dans un précédent Be Perfect) et « Alfons » en juillet 2019, les associés ouvre un quatrième emplacement dans le bâtiment « North Plaza du Albert II-Laan » baptisé « Albert ». Leur mission ? Changer à jamais l’univers du bureau. Leur devise : « not your ordinary office ».

« Notre concept s’intègre parfaitement dans la société actuelle, où les entreprises ont besoin de flexibilité et de stabilité. Avec ces espaces de bureaux hybrides, les employeurs répondent aux besoins spécifiques de chaque employé : un lieu de travail confortable où travailler ensemble mais également dans la concentration, une culture interactive qui permet la rencontre, avec un espace de repos et de détente… en gardant toujours la meilleure qualité de vie en point de mire. De plus en plus, les entreprises réalisent qu’elles doivent se concentrer sur ce qu’elles font de mieux et qu’il est plus intéressant de confier les solutions de bureau à des experts externes » explique Maarten Van Gool.

Rénové par « ASSAR », « Albert » et ses 5.000 m2 en plein cœur du quartier commercial de Bruxelles, est hébergé dans le bâtiment « SEVEN » du promoteur bru-xellois « Downtown Real Estate », en collaboration avec « Baltisse ». De même que pour l’espace « Alfons », les meilleures techniques ont été utilisées pour améliorer l’acoustique. Côté design, les espaces ont totalement été remaniés par les architectes d’intérieur de « Going East » en collaboration avec l’équipe de designers de « Fosbury & Sons ». Leur but ? Créer un environnement élégant rappelant Wall Street, rehaussé d’une touche brésilienne.

FOSBURY-&-SONS-ALBERT

Le point fort d’« Albert » ? Un quartier au fort potentiel grâce à sa situation centrale à quelques pas de la gare de Bruxelles-Nord, de la station de métro Rogier et du KANAL Centre Pompidou. Côté financier ? Il vous en coûtera 19 euros pour une demi-journée, 29 euros pour la journée complète et 295 euros par mois en tant que résident. En outre, « Fosbury & Sons » pratique des formules flexibles et des services compris comme le nettoyage, le service postal, l’impression, les fruits, l’eau, le café et le thé compris ou encore des workshops, du yoga, etc.

Le coworking n’est pas encore entré dans vos mœurs ? Vous êtes freelances, nomades numériques, employées de petites ou de grandes entreprises, sachez que le rez-de-chaussée, d’une surface de 1.055 m2, accueillera un bar à l’ambiance d’un club de jazz et le restaurant « Midori ». Bon à savoir, les membres ont accès à tous les sites « Fosbury & Sons ». Au vu de leurs succès, le bureau classique sera vite obsolète. Affaire à suivre !

Indiscrétion ! Il se murmure qu’un cinquième site « Fosbury & Sons » serait en cours de construction dans l’ancien bâtiment « Actiris », à la Bourse. On vous tiendra au courant !

FOSBURY & SONS ALBERT

Boulevard du Roi Albert II 7 – 1210 Bruxelles

fosburyandsons.com/albert

 


DOMAINE-DU-CHÂTEAU-DE-BIOUL

Au Nord, C’ÉTAIENT LES VIGNOBLES...

« Made with love in Belgium : la devise du domaine viticole du château de Bioul, fief de la dynastie Vaxelaire, témoigne de la fierté des nouveaux proprios d’avoir réussi à produire un vin dont l’identité est 100% belge ! Au fait, quelle est la typicité du vin belge ? « Son acidité ! », garantit l’éloquente Vanessa Vaxelaire qui se réjouit d’être en septembre, le mois des vendanges…

MOTS : SERVANE CALMANT
PHOTOS : OLIVIER POLET

C’est la fin de l’été, dans ses courbes et sillons, la Meuse nous emporte ; direction le château de Bioul pour y rencontrer Vanessa Vaxelaire et causer minéralité, l’atout séduction des vignobles du nord… « Parlons plutôt d’acidité ! C’est là l’identité, la typicité même des vins de Bioul. On m’avait suggéré de préférer les termes d’attaque vive ou de fraicheur – pourquoi ? Le monde du vin manque cruellement d’acidité, de nombreux viticulteurs plan- tent d’ailleurs toujours plus au nord… L’acidité que notre terroir belge apporte au vin, on travaille avec on ne se bat pas contre : voilà le credo du château de Bioul ! », nous lance d’emblée la dynamique propriétaire des lieux en nous invitant prestement à prendre place dans son nouveau restaurant, preuve tangible que le domaine viticole de Bioul élargit petit à petit ses activités à l’œnotourisme wallon…

« On exploite le vignoble mais le château doit également trouver sa propre rentabilité ! », nous confie-t-elle. C’est que la bâtisse est en effet imposante et son changement d’affectation multiple : château défensif au Moyen-âge, manoir de plaisance au 16e et, depuis 1906, propriété de la famille Vaxelaire, de François Vaxelaire d’abord, le fondateur de la chaîne de grands magasins belge, de ses héritiers enfin, Vanessa Vaxelaire et Andy Wyckmans, les nouveaux propriétaires. Ce couple de citadins plein d’allant n’était absolument pas destiné à la viticulture – il travaillait dans l’événement, elle a un diplôme de comédienne en poche ! Ils ont donc opéré il y a dix ans un virage à 180°: adieu l’urbanité bruxelloise, vive les onze hectares de vignes qui constituent désormais le domaine vitivinicole du château de Bioul… « On a été bien entourés et conseillés », résume promptement Vanessa.

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Il y a dix ans, les premières vignes

« 2009, c’est l’année-phare ! Celle où mon mari et moi avons planté nos premières vignes. On tenait absolument à développer un projet durable et éth- ique guidé par les principes de la biodynamie et de la permaculture. Dans le respect de la vigne, du raisin et de la terre, on a donc planté des cépages résistants aux gelées d’hiver et aux maladies fongiques auxquelles nos latitudes habituellement humides sont souvent confrontées, notamment du Solaris d’origine allemande. Pour développer une approche bio, on a installé des ruches, des nichoirs à chauve-souris, des logis à insectes, on a planté des haies… » Un travail respectueux de l’environnement que Mélanie Chereau, maître de chai depuis 8 ans, valide à 100% : à Bioul, on presse séparément chaque cépage et chaque parcelle et on bannit l’ajout de sulfites au pressurage. La Belgique, future terre des vignerons ? « Une chose est sûre : nous faisons des vins du nord, pas des copies de vins français ! »

Quand la musique est bonne, bonne, bonne…

Après trois années de recherche intensive, le domaine viticole du Château de Bioul décide de remplacer le bâtonnage (pour remuer les lies du vin) par une technique unique au monde : l’élevage en musique ! Explications (simplifiées, n’est-ce pas !) : les cuves vont vibrer au rythme de la musique – de la zik relaxante pendant l’élevage, du classique lors des fermentations. Résultat : sous l’effet des vibrations et des ondes musicales, les lies restent plus long- temps en suspension. Dans le verre, plus d’arômes, de gras et de structure : pari gagné !

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Du tac au tac avec Vanessa Vaxelaire

Des blancs et des bulles ? « Nos machines de guerre ! » Suggestion de la rédaction : la fondue savoyarde de cet hiver est un appel à la Batte de la Reine qui viendra rafraîchir la bouche !

Du rouge ? « On n’est pas forcément un terroir de rouge. Notre tout premier vin rouge « commercialisable », le Cortil Braco, est né en 2016, il avait bénéficié d’une belle exposition. En 2017, on a préféré produire du rosé, en 2018 du rouge car il a fait super chaud. Bref, on alterne entre le rouge et le rosé en fonction des saisons… »

« L’acidité que notre terroir belge apporte au vin, on travaille avec on ne se bat pas contre ! »

DOMAINE-DU-CHÂTEAU-DE-BIOUL

La meilleure récolte ? « Celle de 2018, une année très chaude qui a donné un vin très qualitatif mais peut-être moins typique de notre production, car l’identité belge s’y exprime avec moins de force. »

La meilleure année pour un Bioul à l’identité 100% belge ? « 2017 avec des flacons à la franche acidité. »

La récolte 2019 ? « Elle sera bio ! » Le château de Bioul a toujours produit des vins bio mais la Fleur, le label écologique européen, va disons officialiser la démarche de la maison…

La vitesse de croisière ? « Les premiers vins ont été produits en 2015. On espère que 50.000 bouteilles sortiront de nos chais chaque année, mais on est parfois loin du compte : 2012 a été catastrophique et les Saint de Glace du 9 mai 2019 – je me souviens même de l’heure ! – ne nous ont pas fait de cadeaux, on a perdu 40% de la récolte ! »

Et demain ? « Les Français sont positivement étonnés par nos vins. Une palette de blancs part vers New York. Et on a un projet de chambres d’hôtes au château ! »

DOMAINE-DU-CHÂTEAU-DE-BIOUL

DOMAINE DU CHÂTEAU DE BIOUL

Place Vaxelaire 1 à Bioul
T. : 071/15 98 86
www.chateaudebioul.be

Flacons en vente chez les meilleurs cavistes et chez Rob The Gourmets’Market.