Le Barbizon
Le renouveau d’une institution
Mots : Ariane Dufourny
Photos : DR
À deux pas de Bruxelles, face au Royal Country Riding Club et aux lisières de la forêt de Soignes, une adresse mythique retrouve son éclat. Porté par Delphine Roberti de Winghe et sublimé par l’univers imaginé par Gerald Watelet, Le Barbizon se réinvente en une élégante brasserie belge où l’on aime aussi bien déjeuner, dîner, partager quelques tapas autour d’un verre au bar ou profiter de la terrasse ouverte sur la nature.
Certaines adresses semblent traverser le temps sans jamais quitter la mémoire collective. Le Barbizon fait partie de celles-là. Nichée à Overijse, à quelques minutes seulement de Bruxelles, cette grande maison de caractère a longtemps fait figure d’institution gastronomique sous l’ère d’Alain Deluc, chef et propriétaire doublement étoilé, qui en avait fait une référence pour les gourmets. Aujourd’hui, une nouvelle page s’écrit. Plus décontractée, plus vivante, mais tout aussi séduisante.
Derrière cette renaissance se trouve Delphine Roberti de Winghe, déjà connue pour avoir redonné vie au Corbier, au Sablon. Une aventure menée en duo avec son mari Arnaud le Grelle. Au Barbizon, c’est elle qui prend les commandes. « Je voulais que les gens se sentent comme à la maison, que chaque pièce ait sa propre atmosphère et que le lieu vive toute l’année, été comme hiver. »
La patte inimitable de Gerald Watelet
Dès l’entrée, une évidence s’impose. Gerald Watelet est passé par là. Comme au Corbier, il a conçu avec Delphine Roberti de Winghe un décor à forte personnalité.
Fidèle à son goût pour les lieux qui ont une âme, le célèbre décorateur a créé un univers éclectique où couleurs, papiers peints, matières, objets et œuvres dialoguent avec naturel. Partout, les motifs se répondent dans un subtil jeu de mix & match, tandis que les détails soigneusement choisis renforcent son identité.
« Je ne suis pas du tout minimaliste. Je voulais quelque chose d’un peu exotique, sans tomber dans l’archétype du restaurant thaïlandais avec des palmiers ou des faux ciels. L’idée était de créer un endroit différent, chaleureux, avec des couleurs, qui fonctionne aussi bien en été qu’en hiver », explique Gerald Watelet.
Le talent belge à l’honneur au Barbizon
Les œuvres de plusieurs artistes belges habillent les différents espaces du Barbizon et sont proposées à la vente. Parmi eux figurent Loraline de Liedekerke et ses « Art-pliques », des créations faisant office d’appliques lumineuses, Philippine Henry de Frahan et ses fresques murales réalisées à partir de papier, l’artiste peintre Isabelle Ravet et ses « natures silencieuses », l’antiquaire Frédéric Dulyère, Hughes Dubois, reconnu pour ses photographies d’objets d’art, ainsi que l’architecte paysagiste Vert Val & Umilys. Une manière pour Delphine Roberti de Winghe de mettre à l’honneur la créativité belge.
Une maison ouverte sur la nature
Face au prestigieux Royal Country Riding Club et aux lisières de la forêt de Soignes, la brasserie bénéficie d’un environnement verdoyant particulièrement privilégié et offre une parenthèse de calme appréciable en toute saison. Aux beaux jours, les larges baies vitrées s’ouvrent généreusement sur la terrasse et le jardin. Une transition fluide entre intérieur et extérieur qui participe pleinement au charme de l’adresse. « Après notre premier été au Corbier, nous nous sommes rendus compte que nous avions besoin d’un lieu offrant davantage d’espaces extérieurs. Comme tout bon Belge, on a envie d’être dehors dès qu’il fait beau », sourit Delphine.
Une brasserie belge qui assume ses racines
Au Barbizon, Olivier Chanteux, également chef du Corbier, met à l’honneur les grands classiques de la brasserie belge. La carte fait notamment la part belle aux croquettes aux crevettes grises, au vol-au-vent traditionnel, à l’américain préparé maison ou encore au cabillaud façon ostendaise.
« Je n’ai pas envie d’un restaurant étoilé. Le but est que les gens mangent bien, qu’ils soient dans une chouette ambiance, avec une belle assiette et qu’il y ait toujours ce petit twist en plus », explique Delphine. « Olivier apporte cette recherche supplémentaire, notamment dans les sauces. »
On y vient aussi bien pour déjeuner, dîner ou partager quelques tapas autour d’un verre au bar. Les jeudis, vendredis et samedis, une ambiance musicale accompagne la fin de soirée, que l’on prolonge volontiers autour d’un dernier verre. Le Barbizon dispose également d’une salle événementielle privatisable, pensée pour accueillir réceptions privées et événements professionnels.

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