Le Domaine de Verchant
Une terre de grâce
Mots : Barbara Wesoly
Photos : DR
À seulement quelques minutes du centre de Montpellier, l’agitation de la métropole laisse place à un parfum d’ailleurs et à un ciel qui n’a jamais semblé plus bleu. Au Domaine de Verchant, la beauté se fait récit et l’héritage esquisse de doux horizons.
Les lieux d’âme sont souvent indissociables de très belles histoires. Le Domaine de Verchant en est l’illustration. Au cœur des vignobles du Languedoc-Roussillon, il s’inscrit dans un récit entamé il y a plus de vingt siècles, dès l’époque gallo-romaine. L’architecture classique, les fontaines en pierre d’inspiration provençale, les jardins luxuriants et romantiques aux arbres centenaires racontent le passage du temps et la fierté d’un patrimoine non seulement préservé mais sublimé. Il faut remonter à 1582 pour comprendre pleinement la genèse des lieux. À cette date, l’évêque de Montpellier cède cette propriété de 100 hectares à Pierre Verchant, qui lui donne son nom. Pendant plus de 200 ans, la demeure seigneuriale et son merveilleux parc se transmettent alors au sein d’une même lignée. Se succèdent ensuite plusieurs acquéreurs, jusqu’à ce qu’ en 2002, Chantal et Pierre de Mestre en deviennent les nouveaux propriétaires et ce qui devait au départ être une résidence familiale se transforme quatre ans plus tard en un établissement haut de gamme. Ce n’est pourtant pas dans l’hôtellerie que le couple a fait ses armes, mais dans le prêt-à-porter pour enfants, via la création de l’enseigne Orchestra. Mais en acquérant le Domaine de Verchant, c’est une vision qui les guide. Celle d’un lieu de caractère et d’émotion, où coexisteraient harmonieusement les influences. Un endroit qui ne se contenterait pas d’une restauration mais entremêlerait les époques, comme si elles s’étaient toujours répondues.
L’art de vivre ancré dans le paysage
Après avoir rejoint en 2013 le célèbre label Relais & Châteaux, le couple redessine progressivement les lignes du domaine, jusqu’à acter, l’an dernier, un profond virage. C’est à l’architecte Pascal Mégias que l’on doit cette métamorphose magistrale, venue ajouter à la bastide d’origine une seconde aile composée de trois bâtiments. Parmi ceux-ci, un impressionnant cube de verre abrite désormais le lobby, tandis qu’aux 24 chambres et suites de la maison de maître, s’ajoutent également 25 nouveaux logements. Les lignes épurées du design contemporain s’inscrivent dans la continuité des pierres blondes et des toits de tuiles canal. L’élégant mobilier aux alliances de bois clair, de lin et de laine, répond aux mosaïques et menuiseries anciennes. Meubles sur mesure et créations de designers italiens aux teintes sable et beige forment un trait d’union entre les deux atmosphères, entre modernité lumineuse et esprit méditerranéen. Le goût et le caractère s’y déploient dans une même sensorialité. Plus qu’une extension, c’est un prolongement. Celui de la nature, qui pénètre les espaces et en devient un fil rouge, entre lumière et sérénité.
Une éternelle réinvention
La beauté du domaine se vit plus qu’elle ne se raconte, tant elle mêle les énergies. Celle d’une véritable retraite, qui, dès les premiers instants, modifie le rythme et le regard. Celle aussi d’un lieu audacieux, constamment en réinvention, autant par son cadre que par son expérience et sa gastronomie. Dans un décor organique, où les arbres s’invitent au centre de la salle et se dessinent sur les murs, Marcelle, le restaurant gastronomique, accueille depuis quelques mois un nouveau chef. Guillaume Cocault, formé au sein du triplement étoilé Hôtel du Castellet, y dévoile son amour des produits de la mer. Comme des tableaux, ses créations aux noms poétiques affirment le respect des matières premières et la délicatesse des saveurs. La Fleur Végétale marie l’artichaut à la capucine et au kumquat. La Pièce d’Or associe en finesse les asperges blanches au Saint-Pierre. La Reine Printanière mêle la fraise au concombre sur fond de crème aigre. La balade est élégante et se prolonge avec gourmandise à La Plage, seconde table de l’établissement. L’entrée sous une pergola ornée de glycine, les tables aux fauteuils crème installées en bord de piscine et, bien sûr, les assiettes gorgées de soleil respirent l’évasion.
Le spa participe pleinement à l’identité du lieu, lui conférant une dimension supplémentaire, incomparable et exclusive. 2 150 m² d’espaces de bien-être intérieurs et extérieurs, dont les jacuzzis, sauna, hammam, bains nordiques et à remous, séduiront les épicuriens. Tandis que ses offres de soins visage et corps, employant des technologies de pointe telles que radiofréquence, cryothérapie, infrarouges et pressothérapie, apportent une expérience holistique prestigieuse. Cet été marque également le lancement des programmes RESET. Des parenthèses de trois, six ou neuf jours dédiées au sommeil, à la beauté, à la détox, au renforcement corporel, ou pour les sportifs, au golf ou au tennis. Autant de nouvelles raisons de découvrir le Domaine de Verchant, ou d’y revenir, au rendez-vous de l’exception.

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