Your Nature, « Habiter la nature sans lui nuire »
Your Nature,
« Habiter la nature sans lui nuire »
MOTS : NICOLAS DE BRUYN
PHOTOS : YOUR NATURE
A l’appel de la forêt, on dit oui ! Direction Your Nature, le plus grand éco-resort d’Europe qui vient d’ouvrir ses portes en Belgique, à Antoing, sur un domaine princier. Ce projet pilote, porté par le Prince Edouard de Ligne-La Trémoille, a vu le jour dans une des dernières grandes forêts privées de la région. Nous vous y emmenons.
Et si le dernier territoire à explorer n’était pas à l’autre bout du monde ? Et si l’évasion était aux portes de nos villes ? À l’orée du Bois de Péronnes dans le Hainaut, nous découvrons Your Nature, un luxueux éco-resort qui propose diverses façons de s’approprier la nature tout en profitant du confort et des loisirs. Forcément, ça nous parle !
L’idée de Your Nature est née au Grand Large, la base nautique qui borde les 280 hectares de lacs et forêts du Bois de Péronnes. C’est ici que le Prince Édouard de Ligne a eu la première intuition de ce qui est aujourd’hui le plus grand éco-resort d’Europe. Face à cette immense étendue d’arbres qui appartient à sa famille depuis des générations, le prince imagine un smart-village. Sa définition ? « Un mix entre un centre de vacances type Club Med et un grand resort américain, le tout dans un cadre apaisant au cœur de la nature ».
Patience …
Citadin, père de famille, le Prince Edouard aime retrouver, lorsqu’il vient au château d’Antoing, le souffle d’une nature préservée. Le domaine de chasse, encore exploité pour son bois et ses sablières, est un trésor à partager.
À la tête de plusieurs sociétés immobilières et centres de loisirs en Europe et au Canada, le Prince est aussi un homme d’affaires qui connaît les écueils du tourisme de masse. Il lui faudra 15 années de développement et un investissement propre de plus de 100 millions d’euros, pour faire naître ce smart-village inédit. Ce lieu respectueux de l’environnement, parfaitement intégré à un espace naturel protégé. Ce lieu qui exclut les énergies fossiles et les voitures. Ce lieu qui valorise les talents de son territoire et les ressources de son terroir.
Réinventer le glamping
Plusieurs cabinets d’architecture sont intervenus pour proposer six façons d’habiter le milieu. Parmi eux, la jeune équipe de l’Atelier MW a réinventé les termes du glamping avec le TreeLoft, un loft perché dans les arbres qui exauce nos rêves les plus fous de cabane.
L’expérience varie d’un habitat à l’autre, mais les standards de confort sont toujours au top. L’été sur la terrasse, l’hiver au coin du feu de bois. La déco puise dans un camaïeu de couleurs et de matériaux naturels propices à notre détente.
Nous avons choisi de loger dans un Lodge entre les fougères et feuillus au cœur de la forêt, une bulle de bois pour deux. Parfait pour les amoureux ! Et comme nous souhaitons rester seuls au monde dans notre chaleureux cocon, nous nous sommes rendus au préalable dans l’épicerie traiteur de Your Nature. Selon les désirs de chacun, l’éco-resort propose également d’autres types de logements de 2 à 6 personnes (chiens bienvenus dans The lodge et The Leaf) tous situés au cœur de la forêt, certains sur les berges du lac (The lake House), face au Grand Large (The Blue Lodge) ou encore perchés comme des cabanes dans les arbres (The TreeLoft). Quant à la cuisine, c’est comme chez soi ou dans un des trois restaurants pour savourer des produits de saison issus du réseau partenaires ou cultivés et récoltés sur les terres de Your Nature.
Voiture, non merci !
Nous nous déplaçons en vélo, voiturette de golf ou en bateau. Ou dans les airs pour les adeptes de montgolfière. Un vaste panel d’activités récréatives premium s’offre à nous ! Piscine chauffée intérieure avec bain à remous ou extérieure chauffée aux périodes propices, pêche à la ligne, canoë, kayak, pedal-board, cours collectifs de fitness et yoga, location de terrain de padel, trottinettes et de VTT, mini-golf, pétanque, tennis de table, espace Wellness proposant des massages et des ateliers culinaires dont un « cocktail » développé par la très renommée Distillerie de Biercée.
Your Nature n’est pas un dernier lieu insolite parmi d’autres. Il respecte parfaitement l’environnement par sa construction et son fonctionnement. Les zones d’intérêt biologique ont été répertoriées et les arbres préservés. Les bâtiments sont notamment bâtis sur pilotis pour être mieux isolés et permettre à la vie du sol de prospérer. Et 95% des entreprises impliquées sont locales ! La promesse de ce projet pilote ? Habiter la nature, sans lui nuire. Vivre la forêt, sans perdre de vue le confort. Cultiver l’autonomie énergétique et la mobilité douce. Défis relevés ? Plusieurs labels récompensent la haute qualité environnementale du projet Your Nature, soutenu à ce titre par la Communauté européenne.
Yalo Urban Boutique Hotel - Le hotspot gantois qui a tout bon
Yalo Urban Boutique Hotel
Le hotspot gantois qui a tout bon
Mots : Nicolas De Bruyn
Photos : Alexandre Van Battel
#connecttothegoodlife ! C’est la devise du Yalo, un boutique-hôtel tendance situé dans un quartier branché de Gand, la ville la plus smart de Belgique. Un concept accueillant et innovant dont on a apprécié l’ambiance urbaine, les chambres design, le bar central où officie Joeri D’Heuvaert, sacré Meilleur barman belge 2021, une cuisine éthique et authentique et, au 6e étage, le rooftop bar avec vue panoramique. Plus qu’un hôtel, un véritable lieu de vie.
Yalo ? Ne cherchez plus ! Ce boutique-hôtel urbain doit son nom à l’expression gantoise : « Ja Alloo ». A sa tête, nous retrouvons son propriétaire et fondateur Joris Van Duffel, CEO d’UrbanLink, société gantoise de développement de projets, et viticulteur à ses heures perdues du domaine « Nobel » situé à Lochristi, et Paul Suy, DG.
Une oasis rock and roll
Dissimulé derrière les façades tranquilles du « Brabantdam », le quartier branché par excellence de Gand, cet hôtel a tout pour nous plaire ! Un look chic et cosy grâce à la déco vintage sélectionnée par les propriétaires, avec la complicité de l’agence « King George», créatrice de la marque, du concept et de l’aménagement intérieur. L’atout qui fait la différence ? L’immense toit en verre qui coiffe l’ensemble du grand hall avec, à la clé, une profusion de lumière naturelle dans la journée et toute la beauté du ciel étoilé de Gand, la nuit venue.
Où bat le cœur du Yalo ?
Direction le somptueux bar central pour admirer Joeri D’Heuvaert, lauréat du « Diageo World Class Bartender of the Year 2021 », au sommet de son art, dans une ambiance très cosmopolite. Des cocktails, oui, mais aussi une très belle cave à vins où figurent entre autres les bons crus du domaine « Nobel » de Joris Van Duffel.
A table !
En solo, duo ou plus si affinités, des plats inventifs à partager avec des produits locaux et des classiques revisités. Sous la houlette du conseiller culinaire Sam D’Huyvetter, le Chef Jasper Maatman sublime les produits de saison, à travers une cuisine éthique et authentique qui a mis tous nos sens en émoi ! Nous vous recommandons le ceviche – Chili-Coconut – red onion-cilantro, la buratta-shakshuka-za’atar et les pulpo-black garlic – green herbs, en mode amoureux !
Ces détails qui font la différence
De la « Little One » à la « Suite Penthouse », chaque chambre est un mélange d’expériences, avec les bons détails et des accessoires accrocheurs. Nous avons particulièrement apprécié la radio vintage USB et ses vinyles.
Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée ! Celui du Yalo (également servi aux non-résidents de l’hôtel) en collaboration avec la boulangerie bio « De Trog » (et qui comptera bientôt un assortiment de douceurs by Joost Arijs) est sain et équilibré, et rencontre un franc succès. Nous nous sommes régalés !
Vue panoramique
Le rooftop bar panoramique installé au 6e étage du Yalo invite à déguster du food-sharing, des grillades et des cocktails, sur un fond de musique live, tout en admirant quelques perles du patrimoine gantois, l’Abbaye Saint-Pierre et le Vooruit, pour n’en citer que deux …
Quand Valérie Barkowski prend le temps de se poser…
Quand Valérie Barkowski prend le temps de se poser…
Mots : Servane Calmant
Photos : DR
Globe-trotteuse impénitente, scénographe enthousiaste, créatrice inspirée de linge de maison à Marrakech, notre compatriote Valérie Barkowski a cent projets en tête et plusieurs vies. Parfois, elle trouve cependant le temps de se (re)poser ! Notamment pour nous accueillir dans sa « Dar » Kawa, une maison d’hôtes au cœur de la médina, où profiter de la douceur de vivre de la Ville Ocre.
La démarche décidée, Valérie Barkowski nous infiltre dans les dédales des ruelles de la médina, désormais son port d’attache, saluant ici un ferronnier chez lequel elle s’approvisionne pour créer des bougeoirs, là un marchand de tissus « pour recouvrir un fauteuil », là encore une créatrice japonaise, « c’est Warang Wayan, j’ai mis en scène ses créations, des ustensiles de cuisine en bois fins et délicats ». Mais Valérie, vous connaissez plein de monde ! Sourire. A quelques rues de sa Dar Kawa (une « dar » est une maison sans jardin intérieur, mais dotée d’une cour ou d’un patio, c’est Valérie qui nous fournira l’explication), notre compatriote a ouvert une boutique, bel écrin de douceur où elle expose ses créations. « Vous voyez les petits pompons de tissus qui entourent la tête oreiller, il y en a 115, tous faits à la main ! Allons à l’atelier, vous ferez ainsi connaissance avec mon équipe de brodeuses, car mon aventure, elle est avant tout collective. »
On l’écrivait d’emblée : Valérie Barkowski a eu plusieurs vies. La marque belge Mia Zia, oui oui les écharpes et chaussettes en maille à rayures, c’est Valérie qui l’a lancée en 1997, dans sa vie d’avant, « je me suis séparée de mon associée en 2007 » ; la ligne de linge de maison aux pompons, c’est toujours Valérie, elle l’a d’ailleurs commercialisée sous son propre nom, V. Barkowski. Rembobinons encore la cassette du temps, car si Valérie a mis le cap sur le Maroc en 1996, sa passion pour le linge de maison prend racine en Russie. Il faut la suivre cette femme-là !
« Début des années 90, j’ai travaillé en Russie comme courtière en art. J’habitais une datcha que je souhaitais aménager à mon goût, mais trouver du linge de maison était à cette époque mission impossible. J’ai alors acheté du lin au mètre, dessiné des taies, des draps, que j’ai fait broder par des babouchkas à la campagne. Quand j’ai quitté la Russie pour le Maroc, j’ai continué à dessiner du linge de maison, toujours en quête de brodeuses évidemment ! Mais au Maroc, la broderie, véritable savoir-faire ancestral, sert principalement à orner le trousseau de mariage. Ma quête était non seulement hors contexte mais, de surcroît, à Marrakech, personne ne faisait de pompons pour border le linge de lit. C’est en vacances, dans le Rif marocain, chez Françoise Dorget, la fondatrice de la marque Caravane, que j’ai découvert la tradition des pompons, un ornement pour le tissu qui couvre les hanches des femmes de la campagne. Bref, j’ai mis trois ans à trouver des brodeuses et, dans la foulée, à lancer ma collection de linge de maison. Et j’ai dû batailler ferme pour en arriver là. Vous allez sourire de l’anecdote : des ateliers de broderie, j’ai un jour reçu du linge de maison brodé de petits chats. La brodeuse trouvait en effet cet ornement plus joli ! »
Dans son magasin ouvert dans la médina de Marrakech en 2016, Valérie nous fait découvrir son linge de maison, une collection 100% artisanale, raffinée, inspirée, intemporelle, « mais qui évolue », brodée main et bordée de finitions en passementerie ou de pompons, sa signature ! Valérie séduit évidemment par son offre en ligne, mais c’est ici, à Marrakech, que le plaisir du shopping est total : « On trouve en effet dans mon store des pièces uniques, que l’on ne peut commander par internet. Je suis nostalgique de cette période où l’on revenait de vacances avec des cadeaux qu’on ne pouvait dénicher nulle part ailleurs … ».
Un amour de dar
Quand on lui demande pourquoi elle aime tant Marrakech, la réponse de Valérie ne se fait pas attendre : « l’hospitalité des Marocains et les soirées entre amis sur les toits de la ville quand les terrasses brillent de mille lumières et que l’on sirote un bon verre en oubliant le tumulte des ruelles encombrées ». Cet havre de paix, Valérie l’a trouvé, « après avoir visité au moins 300 maisons ! ». Trois ans de travaux ont été nécessaires pour parfaire son nid, une ancienne zaouïa, un lieu de méditation qui appartenait à la confrérie des Derkaoui, transformée avec l’aide de Quentin Wilbaux (un compatriote belge, architecte tournaisien, qui a sauvé et réhabilité des centaines de riads de Marrakech) en maison d’hôtes 5 chambres d’un raffinement exquis, entièrement décorée par Valérie. « Vous vous y sentez comme à la maison ? Alors, j’ai bien fait les choses… », nous lance-t-elle, avec enthousiasme, en nous invitant à prendre le petit-déjeuner, dans le patio. Chouette, des crêpes marocaines mille trous, préparées par Saïda, la cuisinière attitrée de la Dar Kawa. « Un massage vous tente, fin de journée ? J’ai installé le spa sur la terrasse et opté pour des produits 100% bio ». Dans le patio de sa « dar », Valérie a planté quatre orangers. « Quand je me couche dans mon sofa, je regarde les oranges et je n’en reviens toujours pas : ce paradis, il est à moi ».
Son carnet d’adresses à Marrakech
Plus61. Une cuisine à partager dans un décor épuré.
Bacha Coffee. Ouvert en septembre 2019, ce salon de café-restaurant à l’ambiance Belle Epoque, niché au sein du Musée des Confluences Dar el Bacha, invite à découvrir près de 200 cafés et une fine restauration.
Azalai Urban Souk. Une adresse gourmande à la déco bohème, qui met à l’honneur les produits du terroir local. Le chef Faiçal Zahraoui est une véritable étoile montante de la gastronomie marocaine.
Mustapha Blaoui. L’une des meilleures adresses de la médina pour la décoration d’intérieur.
Warang Wayan. Valérie Barkowki aime mettre en scène ses créations, mais aussi celles des autres, notamment les ustensiles de cuisine en bois fins et délicats de Warang Wyana, artiste japonaise basée à Marrakech où elle a une petite boutique.
Bazar du sud. La famille Lamdaghri propose des tapis et nattes uniques, confectionnés à la main par 200 artisans du Haut Atlas marocain.
Galerie 127. Spécialisée en photographie contemporaine marocaine et internationale.
MACCAL. Le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden donne à voir l’art du Maroc et de ses pays voisins.
Annecy - Où il fait bon vivre
Annecy
Où il fait bon vivre
Mots : Servane Calmant
Photos : DR
Avec une situation géographique exceptionnelle, 11 étoiles Michelin au compteur, un centre-ville transformé en zone piétonne, avec encore une piste cyclable sur les bords du lac qui est l’une des voies vertes les plus agréables de France, Annecy, Venise des Alpes, ville emblématique de Haute-Savoie et meilleur élève du classement des « villes et villages de France où il fait bon vivre », reste l’une de nos destinations favorites !
Construite sur le tracé de l’ancienne voie ferrée, la piste verte a été finalisée il y a quelques jours à peine, en juillet 2022, et offre désormais aux cyclistes un cheminement de 38 km en site propre, soit le tour du lac, la boucle étant enfin bouclée. Cet itinéraire vert, on l’a emprunté en enfourchant un e-bike, à la découverte des champs en fleurs, de villages croquignolets et d’un lac enchanteur aux eaux turquoise. Ce lac, c’est l’un des plus purs d’Europe, autant le souligner, car il n’en fut pas toujours ainsi ! En 1950, il était même complètement asphyxié, en raison de la pollution agricole. Il a fallu attendre les années 60, pour que soient construits plus de quatre cents kilomètres de collecteurs d’eaux usées qui ceinturent désormais le lac et les acheminent vers une station d’épuration. Depuis, Annecy a été récompensée par de nombreux prix, et le lac est devenu un modèle de propreté pour le monde entier. On y pêche des poissons fins tels la féra, les perches ou l’omble chevalier, à déguster dans les étoilés de cette destination culinaire 11 étoiles Michelin – carrément !
Le lac d’Annecy est évidemment indissociable de sa ville, une Venise des Alpes à taille humaine dont le centre, 100 % zone piétonne, revêt des atours chic, et dont le dynamisme économique lui a permis d’arriver en 2020 et 2021 en tête du classement des « villes et villages de France où il fait bon vivre » ! Alors, où poser bagages et dans quel antre gourmand s’attabler ? On ne présente plus l’Impérial Palace****, à la majestueuse façade Belle Epoque, qui invite à se ressourcer sur les bords du lac bleu, ni les pâtisseries contemporaines de Philippe Rigollot (le lauréat de l’Award du savoir-faire en chocolat en 2015 a deux salons de thé à Annecy) ni les fromages de Pierre Gay (Meilleur Ouvrier de France). Mais quoi de neuf à Annecy ? On vous dit tout !
Le 1903
Parmi les 7 chefs étoilés (comptabilisant 11 étoiles Michelin) qui contribuent à faire d’Annecy une véritable destination culinaire, Jean Sulpice n’est pas de ceux qui se reposent sur leurs lauriers. Posé entre lac et montagne, à Talloires (un petit paradis sur la rive droite du lac d’Annecy, considéré par Churchill comme « le plus bel endroit sur terre » – ce n’est pas faux !), l’hôtel-restaurant l’Auberge du Père Bise***** que le chef et son épouse, Magali, ont acquis en 2017, se dote d’un spa et d’une seconde table ouverte en mars dernier, Le 1903, alternative gourmande au resto gastronomique doublement étoilé. On a testé le bassin de nage du spa, dans une bâtisse orientée vers le lac à la toiture cathédrale, décor épuré, relaxation assurée, et rencontré Jean Sulpice au 1903, élégante maison aux larges verrières braquées sur la magnifique baie de Talloires. Le chef y propose une cuisine de terroirs, empreinte de ses origines savoyardes et de l’histoire même de l’Auberge du Père Bise. Marguerite Bise a été la première cheffe a avoir décroché le Graal avec 3 étoiles Michelin en 1951. Ainsi retrouve-t-on à la carte du 1903, l’un des plats les plus réputés de Dame Bise : le fameux gratin de queue d’écrevisses, revisité par Jean Sulpice. Soit une cuisine de brasserie de très très haut niveau avec service en salle décontracté et belle sélection de vins français, dans un écrin cosy et lumineux aux allures de jardin d’hiver, le tout à prix d’ami ! Gros coup de cœur évidemment.
Rivage Hôtel
Retour en ville où l’on dépose bagages au Rivage****, cet hôtel ouvert en juillet 2021 dispose d’une centaine de chambres au format XXL (un vrai bonheur), à l’univers graphique végétal, eau ou minéral. Certaines chambres offrent une vue spectaculaire sur le lac et les montagnes, et ce n’est pas là le seul atout de cet établissement au look contemporain, qui invite également à découvrir le plus grand espace spa & fitness d’Annecy, un véritable temple du bien-être sur quelque 1000 m2. A deux pas du coeur trépidant de la ville, voilà une parenthèse relaxante, où prendre soin de soi …
Brasserie Brunet
Le chef Jean Sulpice n’est pas seul à décliner son savoir-faire étoilé en version bistronomique accessible à toutes et tous. C’est le cas également de Laurent Petit, 3 étoiles Michelin pour son Clos des Sens, à Annecy également, qui a ouvert en 2019 en plein centre-ville, la Brasserie Brunet, une cuisine goûteuse de produits achetés le plus souvent en circuit court, qui tient chaud au corps. L’œuf coulant, mousse de cresson, crumble cacao, en entrée, et le cochon rôti poignons acidulés, en plat, forcent l’admiration !
Villa Caroline
Villa Caroline, à Duingt, village de la rive gauche du Lac d’Annecy, propose un séjour détox alimentaire et numérique, ainsi que l’expérience du jeûne, dans un cadre chaleureux où l’on se sent vite chez soi. La philosophie de cette adresse confidentielle ouverte en décembre 2020, juste avant la pandémie, prend la forme d’une invitation à vivre deux expériences alimentaires avec un vrai encadrement et les conseils d’un naturopathe pour nous inciter à changer nos mauvaises habitudes alimentaires. Ici, pas de café, ni thé, ni vin, ni pain, ni télé dans les 18 chambres tout confort avec vue sur le lac, mais un jeûne pour booster l’organisme ou une cure autour de 1000 calories/jour avec alimentation bio essentiellement végétale. Nous avons testé cette cure, sans jamais avoir faim ni connaître l’ennui – eh oui, quand on ne passe pas deux heures à table, le temps peut sembler long. Le séjour détox est donc rythmé par de nombreuses activités physiques : pilates, yoga, balade, paddle, … Villa Caroline possède également un spa, une salle de sport, un homecinema commun, une bibliothèque. Demandez Sébastien, ce masseur formé à l’école de Chiang Mai en Thaïlande, utilise notamment des bambous tièdes pour un massage drainant qui aide à la détox. On y retournera, d’autant que la détox numérique nous a permis de profiter pleinement du séjour !
La Réserve Ramatuelle - Où tous vos désirs sont exaucés
La Réserve Ramatuelle
Où tous vos désirs sont exaucés
Mots : Ariane Dufourny
Photos : DR
La Reserve Ramatuelle, la place to be pour profiter parfaitement de Saint-Tropez et de ses alentours. Hôtel cinq étoiles, restaurant deux étoiles Michelin, villas privées, spa, pour vous ressourcer par la grâce d’un refuge secret, vision exclusive d’un Sud sublime d’authenticité et d’excellence.

Depuis une vingtaine d’années, Michel Reybier est le protagoniste du luxe contemporain et de l’hospitalité. L’ADN de son accueil ? Excellence, authenticité, simplicité. Nous retrouvons sa signature en Suisse (Genève, Zermatt, Berne, Interlaken, Davos, Zurich, Crans), à Londres, Paris, Saint-Estèphe et en surplomb de la Méditerranée, à Ramatuelle.
Un palace avec la Méditerranée en toile de fond
Ramatuelle, presqu’île de Saint-Tropez. A quelques minutes du village mythique, nous entrons dans un lieu préservé de l’effervescence, loin de la foule et du bruit. Suspendu entre ciel et mer, le palace intimiste nous offre aujourd’hui un décor dans l’esprit arty chic de la Riviera française, en harmonie avec son identité architecturale originelle. La nouvelle atmosphère a été définie par Michel Reybier, avec la complicité de l’architecte d’intérieur Jacques Garcia. Quant aux 8 chambres et 19 suites, elles sont signées par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. La nôtre, la suite junior 23, nous invite à un tête-à-tête avec la Méditerranée … Le soleil descend à l’horizon, nous sirotons dans le patio-bar habillé de moelleux canapés autour d’un majestueux olivier, un cocktail Apple virgin colada et un Château La Mascaronne Rosé issu de l’agriculture biologique, dont le vignoble appartient à Michel Reybier et Tony Parker. Saviez-vous que l’illustre TP, considéré comme le meilleur basketteur français, est né à Bruges ?
Nous nous installons ensuite à l’une des tables voisines pour savourer les délices du chef Eric Canino qui, très attaché à l’équilibre alimentaire, a fait le pari audacieux d’une cuisine gastronomique de haute volée, tout en légèreté. Pain et viennoiseries faits maison chaque matin à partir d’une farine bio à l’ancienne, huile d’olive bio des environs de Manosque figurant parmi les 10 meilleures au monde, fruits et légumes cultivés au naturel près de Cogolin, poissons de la pêche locale, production du potager de La Réserve… Nous optons pour le Menu Dégustation, avec son thon rouge aux épices (plat Signature), artichauts et vinaigrette herbacée, langoustine caviar, lottes façon bourride, volaille de Bresse et homard (plat Signature), pré-dessert, citron. Avec 2 étoiles Michelin, la Voile hisse les couleurs de l’excellence !
Déconnection à volonté
Petit déjeuner au restaurant face à la mer ou déjeuner au lit, face à la mer également ? Ce sera sur la terrasse coiffée d’une voile d’ombrage écrue. Pour moi, mangue, fruits rouges et muesli. Pour lui, suprême de pamplemousse, œuf à la coque, fromages, sans compter les viennoiseries et confitures Maison.
Direction le Spa pour déconnecter les survoltés de la vie moderne. Les adeptes opteront pour un cours Pilates en studio privé avec des coachs diplômés de la technique imaginée par Joseph Pilates à New York en 1920. Les accros au fitness apprécieront la diversité de l’équipement. Ceux qui désirent retrouver une silhouette tonique seront comblés par les programmes Nescens better-aging. En effet, Michel Reybier a aussi investi dans Nescens, établissement suisse spécialiste de la lutte contre le vieillissement. Etre le seul survivant d’un crash en Falcon 4, ça fait percevoir la vie autrement !
Avis à celles et ceux qui souhaitent lâcher prise et se remettre en forme, la Nescens Bootcamper Experience se tiendra du 18 au 25 septembre 2022. Un programme alliant marche sportive (de type « Nordic Walking »), soins et nutritions autour de menus diététiques personnalisés composés par Éric Canino, le Chef doublement étoilé, et les services d’un palace ! Si vous préférez vous la jouer solo, le Mind and Body Nescens Retreat (programme dédié aux organismes hyper sollicités, de 3 à 6 jours durant toute l’année) est fait pour vous.
Quant à moi, je profite durant 50 minutes du soin Signature, un massage corps better-aging qui cible les trajets musculaires et énergétiques. Ensuite, nous nous prélasserons à deux au hammam, puis dans la piscine intérieure chauffée face à la mer Méditerranée.
Dilemme, déjeuner à la piscine ou ? Choisir est-ce renoncer ? Ce n’est pas le style de la maison. Un jour nous irons à la piscine, le lendemain à Pampelonne ! Lorsque le soleil devient impitoyable, il est temps de s’installer à l’ombre des pins et des grandes voiles blanches de la Réserve à Ramatuelle pour savourer les idées fraîches du chef doublement étoilé, Éric Canino. La carte du déjeuner, très inspirée de la Méditerranée, réunit des salades colorées, spécialités de poisson cru, pasta… Nous optons pour un tartare de saumon avocat en tempura, un délicieux Vitello Tonnato et des calamaretti à la provençale, à savourer accompagnés de pain maison et d’huile d’olive du domaine. Ensuite, gourmands dans l’âme, nous hésitons entre l’espuma citron, feuille de citronnier sorbet yuzu, l’abricot rôti au miel et sorbet nougatine amande et le millefeuille déstructuré à la vanille de Madagascar.
La Réserve à la plage
L’escale chic à Pampelonne, c’est indéniablement à La Réserve à la Plage. Bar, restaurant, boutique de plage et bains de soleil du matin au soir… Michel Reybier, en collaboration avec le créateur Philippe Starck, nous font revivre l’esprit originel de Saint-Tropez. Quant à la carte imaginée par Eric Canino, chef du restaurant doublement étoilé La Voile de La Réserve Ramatuelle, avec la complicité du chef de La Réserve à la Plage, Nicolas Cantrel, elle célèbre une cuisine méditerranéenne de partage et de fraîcheur, généreuse et parfumée. Nous passons du sable chaud au parquet patiné, pieds nus, pour partager un tiradito de saumon, citron vert et wasabi, un ceviche de daurade à la truffe, vinaigrette ponzu (nous vous recommandons vivement ces deux plats Signatures), puis un loup de mer entier cuit au feu de bois, suivi d’un cookie géant pour deux personnes. Une tuerie !
Une villa rien que pour soi et ses proches
Immenses jardins méditerranéens dévalant la pinède, piscines privées chauffées dont les reflets d’azur semblent se confondre avec le bleu de la mer et du ciel, architecture tropézienne mêlée à une décoration contemporaine. Les 14 villas (de 3 à 7 chambres) à louer de La Réserve Ramatuelle, décorées par l’architecte d’intérieur Remi Tessier, revendiquent une architecture typique de cette presqu’île mythique et unique autour de la Méditerranée. Un second chez-soi élégant et chaleureux, un esprit « family life ». La gouvernante veille à tout, du petit déjeuner aux courses et à l’organisation de chaque jour, selon les envies de chacun. A ses côtés, le concierge est disponible à chaque instant pour l’organisation des loisirs et des services à la carte, ainsi que le chef à domicile et le majordome sur demande. En prime, l’accès au Spa de l’hôtel, à sa piscine, à son déjeuner savoureux et au restaurant La Voile, doublement étoilé. Séjourner dans l’une de ses villas, nous en rêvons déjà !
Le Franq - Notre pied-à-terre préféré pour visiter Anvers
Le Franq
Notre pied-à-terre préféré pour visiter Anvers
Mots : Servane Calmant
Photos : DR
Le Franq ou la très chic reconversion d’une ancienne banque en boutique hôtel design labellisé Relais & Châteaux, avec terrasse et table étoilée d’une finesse exquise. On y a posé nos valises le temps d’un week-end printanier.

D’Anvers, on connait la Grand-Place évidemment. Moins, sans doute, la place Hendrik Conscience, hommage à ce grand écrivain belge du 16e siècle, située à 6 minutes à pied de l’Hôtel de Ville. De cette jolie place piétonne (une de nos préférées à Anvers) dominée par une majestueuse église baroque, partent des ruelles garnies de maisons bourgeoises, de restaurants, de cafés branchés. C’est le quartier des galeries d’art, des antiquaires, des salons de thé. Et du Franq. A l’image de sa ville, ce boutique hôtel a réussi à marier charme historique, chic urbain et étonnante reconversion. Le Franq tire en effet son nom de la destination précédente d’un bâtiment de style néo-classique érigé au 18e siècle, à savoir : une banque ! Et, puisqu’à l’époque on parlait encore en franc belge, le nom de l’hôtel a été vite trouvé…
De cette ancienne banque, il reste le hall d’accueil imposant, vraiment imposant, qu’un design contemporain, élégant et résolument coloré, vient réchauffer ; et, surprise, les coffres-forts ! Pas la peine de chercher fortune ici, quoique… les coffres ont été remis à l’honneur et accueillent désormais une cave à vins. On aurait presque envie de s’y laisser enfermer…
Mais le Franq n’est pas un cabinet de curiosités pour autant, plutôt un bel endroit à vivre. Tout a été pensé pour donner envie de s’y poser : un lobby majestueux, un bar cosy, une terrasse arborée, des chambres élégamment meublées (demandez celles situées dans l’immeuble historique), du parquet, une installation audio Bluetooth, des produits de la marque londonienne Elemental Herbology… Et un restaurant gastronomique étoilé.
A la table de Tim Meuleneire
Le chef s’est fait connaître avec son restaurant De Koopvaardij et confirme au Franq un talent fou. De sa cuisine ouverte sur une salle à manger élégante à la belle lumière tamisée, Tim Meulemeire séduit avec une cuisine franco-belge de saison. Le Franq travaille avec des fournisseurs et partenaires des environs qui livrent des produits locaux et durables. Un parti pris responsable pour une cuisine créative et légère. Cette légèreté, c’est d’ailleurs la signature du chef et on la salue. Ainsi ce menu 4 services qui associe carpaccio de Saint-Jacques et lard de Colonnata à une crème de topinambour aux herbes vertes, un pur délice, ou encore ce filet de cabillaud et caviar de hareng avec un chou-rave à la vanille. Et ce dos de veau « Crosse and Blackwell », une recette bien belge revisitée avec finesse et goût, là encore. Le restaurant est ouvert tous les jours pour le petit-déjeuner (fameux, et servi à table), le déjeuner et le dîner.
Au large de la Vendée, Noirmoutier la tranquille ...
Au large de la Vendée, Noirmoutier
la tranquille ...
Au large de la Vendée, Noirmoutier
la tranquille ...Mots : Servane Calmant
Photos : DR
« Il y a autant de célébrités à Noirmoutier que sur l’Ile de Ré, mais on les voit moins ! ». Laurence Hemon, directrice de la Villa Arthus Bertrand, notre élégant point de chute, donne le ton d’un séjour tranquille et régénérant, sur l’une des îles les plus discrètes de l’océan Atlantique. L’île de Noirmoutier ou la résistance au tout-tourisme et au bling-bling, opération charme rétro réussie.

Si vous rêvez de marcher sur l’eau, c’est à Noirmoutier que le miracle pourrait bien avoir lieu. C’est que l’île est reliée au continent par le Gois, une route… submersible, oui oui vous avez bien lu ! Ce tronçon de quatre kilomètres recouvert par l’océan plus de la moitié du temps est réputé pour la pêche à pied des palourdes, des coques, des bigorneaux et des huitres. Quatre kilomètres, c’est court me direz-vous, mais suffisant pour se faire surprendre par la marée montante. Croyez-nous, chaque année, des vacanciers sont piégés par la montée des eaux ! Alors, si durant la traversée, vous voulez éviter de trouver refuge au sommet d’une des neuf balises qui jalonnent le Gois, soyez moins téméraire et plus intelligent que d’autres : consultez tout simplement les horaires des marées ! Cela précisé, si vous préférez le risque zéro, un pont accessible 24h/24 relie la France continentale à l’île. Une option sécurisante certes, mais vous aurez alors raté un ensemble paysager unique, le passage du Gois et ses alentours, d’un charme inouï, étant site classé…
Le Gois derrière nous, les marais salants devant. Impossible de passer à côté sans les voir, ils occupent un tiers de l’île de Noirmoutier ! Sous le soleil, on découvre en effet un dédale de bassins appelés œillets aux couleurs étonnantes, où l’eau de mer se concentre progressivement en sel. Un « or blanc » qui se récolte tous les jours de l’été avec une « ételle », un long râteau sans dents, avant d’être transporté à la brouette sur le bord du marais salant où il va former un gros tas, un « mulon » comme on dit ici. Ces gestes patients et ancestraux sont ceux des 140 saulniers toujours en activité sur l’île de Noirmoutier ; leurs récoltes, généreuses, avoisinent les 3000 tonnes de sel marin par an et une bonne centaine de kilos de fleur de sel. Ah oui, faites confiance à la nature : le sel de Noirmoutier se consomme tel qu’il est extrait du marais salant, sa couleur grisée garantissant son authenticité…
100 kilomètres à vélo
C’est le meilleur moyen de découvrir Noirmoutier ! Près de 100 kilomètres de parcours cyclables sillonnent l’île (d’une superficie de 49 km²), invitant notamment à découvrir le Vieil, un joli quartier de pêcheurs resté dans son jus, de nombreux lieux de tournage de films célèbres (Claude Sautet, séduit par la lumière de l’île, y a planté sa caméra pour César et Rosalie) et de superbes villas construites à la fin du 19e siècle par une riche clientèle parisienne et nantaise. Ces belles demeures et ces cabanes de pêcheurs, aujourd’hui résidences secondaires de riches familles et/ou d’artistes (les Chedid, notamment) confèrent à Noirmoutier-la-balnéaire une touche délicieusement rétro. A l’instar des cabines de bain de la Plage des Dames qui fleurent bon la nostalgie de la France d’autan. On l’aime cette France sans chichi, où les insulaires en bottes de caoutchouc côtoient les nantis du Bois de la Chaise venus goûter à la tranquillité d’une île qui invite à se la couler douce … A tout vous avouer, on a croisé ici des centaines de vélos, pas une seule Porsche ! « Pour vivre heureux, vivons cachés ! ». On pourrait évidemment être tenté de crier à l’imposture bobo, si Noirmoutier n’avait su préserver la simplicité… en toute circonstance. On ne compte plus les cabanes d’ostréiculteurs les pieds dans l’eau qui rassemblent les locaux, argentés et moins privilégiés, et les touristes étrangers, venus déguster des huitres à prix riquiqui avec un petit verre de blanc et une tranche de pain et beurre au sel de mer de Noirmoutier évidemment.
Une maison de famille comme point de chute
La Villa Arthus-Bertrand, c’est notre coup de cœur sur Noirmoutier. Ne cherchez pas une fausse note, il n’y en a pas. A l’image de l’île, on tombe instantanément sous le charme de cette grande maison de famille qui a eu mille et une vies : bâtisse de la ferme du Pélavé avant 1885, villa romantique ensuite, puis reconstruction sous le nom du Château du Pélavé, hôtel-restaurant dans les années 90… la bâtisse de caractère est désormais la propriété de la famille Arthus Bertrand, des médaillistes-joailliers français, qui ont notamment conçu et réalisé le collier de la Légion d’honneur.
Après des années de travaux, la Villa a repris vie au premier trimestre 2021 sous la forme d’un boutique-hôtel 4 étoiles (truffé d’ailleurs de clins d’yeux, gravures, médailles, objets qui appartiennent à la famille Arthus Bertrand) où l’on se sent très vite comme à la maison, le service attentionné en sus ! Laurence Hemon, la directrice de la Villa Arthus Bertrand, est en effet aux petits soins pour ses hôtes, et la grande piscine nichée au coeur d’une palmeraie replantée complète un tableau auquel on attribuerait volontiers 5 étoiles. Bon plan : la Villa loue des vélos pour sillonner l’île !
Nos bonnes adresses à Noirmoutier
La Villa Arthus-Bertrand ****
Une somptueuse maison de famille transformée en boutique hôtel de charme, à proximité du Bois de la Chaise, là où se dressent les plus belles villas de Noirmoutier-en-l’Ile.
www.villa-arthusbertrand.com
Le Général d’Elbée
Elégant hôtel central avec piscine et spa.
www.generaldelbee.fr
La Marine du chef Alexandre Couillon
2 étoiles Michelin pour le resto d’un chef originaire de Noirmoutier, qui a ouvert l’an dernier Le Petit Couillon, son épicerie fine.
La Cabane d’Adrien
Au cœur de la zone ostréicole, une terrasse au bord de l’eau, entourée de marais, où manger huitres (en particulier la « Spéciale d’Adrien », produit d’exception) et coquillages. Du bassin ostréicole à l’assiette, plus frais, c’est impossible !
www.lacabanedadrien.fr
L’Assiette au jardin
Pas de jardin mais une terrasse ombragée où découvrir une excellente cuisine de terroir, auréolée d’un Bib gourmand Michelin.
www.lassietteaujardin.fr
Dans la maison des ducs de Palmela
Dans la maison des ducs de Palmela
Mots : Servane Calmant
Photos : Casa Palmela
Au sud de Lisbonne, entre Sétubal et Sésimbra, au cœur du parc naturel d’Arrabida, se dresse la Casa Palmela, une maison de famille du 18e, celle des ducs de Palmela, reconvertie en boutique-hôtel au luxe discret. Dans ce véritable refuge niché au milieu des vignes, rien n’est laissé au hasard pour satisfaire toutes les envies…

Pour arriver à surprendre ceux et celles qui voyagent régulièrement dans des hôtels d’exception, il faut se lever tôt ! Car, a priori, rien d’exceptionnel à la Casa Palmela. Certes, il s’agit d’un fort bel hôtel, sur un domaine arboré d’une centaine d’hectares, dans une région qui offre les plus beaux paysages du Portugal. Ce qui, vous en conviendrez, annonce déjà un séjour de rêve. Puis, on s’y installe, on se laisse vivre, on fait attention aux détails, ceux qui font la différence, à l’atmosphère qui s’en dégage aussi, et l’on comprend que la Casa Palmela est vraiment une maison formidable ! Pas étonnant d’ailleurs qu’elle porte le label international Small Luxury Hotels Of the World.
L’emplacement d’abord. Nous sommes au sud de Lisbonne, à moins d’une heure en voiture de la capitale, au cœur du parc naturel d’Arrábida, dont la Serra, la montagne, longe le littoral entre les villes de Sesimbra et Setúbal. Ce parc naturel offre les plus beaux paysages du Portugal. La route de la corniche qui traverse la serra et plonge vers le littoral et l’océan Atlantique, est tout bonnement spectaculaire. Cette magnifique région n’est pas pour autant bien desservie en hôtels d’exception. Sauf depuis 5 ans, date de l’inauguration de l’hôtel Casa Palmela, sis dans un domaine de 90 hectares, à l’extrémité du parc d’Arrabida avec une vue imprenable sur les montagnes en toile de fond…
L’histoire ensuite. Presqu’un roman. La Casa Palmela qui date vraisemblablement de 1630 a été une ferme occupée par la Compagnie de Jésus, avant qu’elle ne soit expulsée du Portugal par le Marquis de Pompal, un antijésuite viscéral, et c’est peu de l’écrire. La maison est alors réquisitionnée par l’Etat, avant qu’elle ne devienne la demeure d’une famille bien née, les Sousa Holstein. Sousa, la haute noblesse portugaise, Holstein la royauté danoise. Les ducs de Palmela, qui ont eu 9 enfants, possèdent le lieu depuis le 19e siècle. On ne dort pas ce soir chez n’importe qui ! L’arbre généalogique accroché au mur est impressionnant ! Les azulejos qui tapissent les patios, les bacons, l’escalier central, sont d’époque. La petite chapelle au premier étage de l’hôtel, d’époque également. Les meubles, centenaires pour certains. Les antiquités familiales, les livres et photographies invitent à faire connaissance avec les ancêtres de Bernardo et de Joana, son épouse, les propriétaires actuels de la Casa Palmela, et de Salvador Holstein, le directeur, membre de la même famille. Vous le sentirez d’emblée, tous ont à cœur de conserver l’esprit de famille au centre d’une maison riche d’histoire.
L’offre enfin. La Casa Palmela est un véritable palais, un refuge où l’on a envie de prendre du temps pour soi. Piscine, massage, balade dans le domaine à vélo ou en e-bike, à cheval aussi, baignade dans les eaux turquoises de la région, sortie en mer pour voir des dauphins (qui ne se privent pas de venir saluer les visiteurs), golf (plusieurs parcours entre 10 et 50 km de l’hôtel), tout est pensé pour offrir aux hôtes un service personnalisé. Des retraites qui combinent yoga, Âyurveda, méditation, breathwork et nutrition sont également organisées chaque année. Le domaine de la Casa Palmela étant entouré de vignobles (exploités par des partenaires qui partagent la même quête de l’excellence) et proche de producteurs viticoles réputés, José Maria da Fonseca et la Quinta de Alcube notamment, la dégustation de vins régionaux est évidemment au programme ! Du local encore, du terroir toujours, à la carte du restaurant, pour compléter une offre 100% qualitative et authentique. Tout le bonheur de se sentir comme chez soi, ailleurs.
Aux alentours
La Serra da Arrabida : la plus belle région du centre du Portugal. Des falaises, des collines arborées, des routes de montagnes qui plongent sur le littoral, d’immenses plages. Son sommet est traversé par la route N379, spectaculaire. L’offre gastronomique, en particulier les vins et les fromages, n’est pas en reste !
Le couvent da Arrabida, au cœur de la Serra éponyme. Edifié au 16e par les frères franciscains, il est aujourd’hui géré par la Fondation Oriente et accueille principalement des expos ou concerts. Mais le propriétaire de la Casa Palmela ouvre les portes du couvent aux clients qui lui en font la demande !
Le marché de Livramento, à Setubal. Setubal, une ville portuaire sans grand intérêt si ce n’est qu’elle abrite « l’un des meilleurs marchés aux poissons au monde », dixit le journal USA Today. N’ayant pas arpenté tous les marchés de la planète, il nous est difficile de confirmer ou de démentir le propos. Une chose est sûre : les eaux de Setubal sont riches en sardines, rougets, seiches, poulpes, chinchards, crevettes, et manger des huitres sur le pouce dans l’ambiance animée d’un Mercado authentique, ça le fait !
Le Fort de Sao Filipe, à Setubal. Pour sa vue imprenable sur le port et l’océan, et pour sa jolie petite chapelle entièrement décorée d’azulejos.
Une sortie en mer pour voir (vraiment) des dauphins. A l’est de Setubal, se trouve l’estuaire du fleuve sado où vit une belle communauté de dauphins, qui apprécient cette réserve naturelle créée en 1980.
BELGIANS AROUND THE WORLD - The Addresses
BELGIANS AROUND THE WORLD
The Addresses
Mots : Servane Calmant
Photos : DR
Nos compatriotes Bert Jeuris et Ludovic Beun partagent un amour commun pour le mode de vie, la nature, la culture, la cuisine et les vins du Portugal. De voyage en voyage en Algarve, ils font le plein de bonnes adresses à partager avec les amis restés en Belgique. Reste à concrétiser cette passion. Ainsi naît le projet The Addresses, une collection de maisons d’hôtes de charme et de caractère avec service de conciergerie, qui raconte l’histoire du riche patrimoine portugais.
Et plus encore.

Bert Jeuris, importateur de vin portugais (The Portugal Collection, c’est lui) et Ludovic Beun, directeur créatif dans le milieu de la musique et du spectacle, sont devenus amis par passion pour un pays, pas le leur, la Belgique, mais le Portugal, l’Algarve, et plus précisément encore, la zone entre Faro et l’Espagne. «C’est moins touristique et plus authentique que le reste de l’Algarve», s’enthousiasme d’emblée Ludovic Beun. « J’ai découvert le Portugal en 2001 et, chaque année, j’avais besoin d’y retourner. Ce pays, sa douceur de vivre, sa simplicité, ses plages, son vin, tout me passionnait. J’ai rencontré Bert Jeuris qui importait en Belgique du vin portugais, et nous sommes devenus amis. Ensemble, nous avons fondé The Madeira Collection, une sélection unique de vins vintage de Madère. Chaque fois que nous rentrions en Belgique, nos amis nous demandaient de partager avec eux notre carnet de bonnes adresses, les gîtes avec une âme, les authentiques restaurants de poissons, les meilleurs bars à vin de la région, les bons plans pour louer un bateau et aller voir les dauphins et les baleines, les chouettes magasins où acheter de la céramique … »

Des Casas qui racontent une histoire
Passionnés par le Portugal et entrepreneurs dans l’âme, nos deux amis quadras décident alors de lancer The Addresses, une collection de maisons d’hôtes de caractère qui associent la richesse du patrimoine portugais au style de vie du voyageur moderne. « Nous proposons aujourd’hui à la location trois maisons d’hôtes, Casa Um, Casa Dois et Casa Três. Casa Um signifie littéralement « la première maison » de The Addresses. Il s’agit d’une ancienne maison de berger perdue parmi les orangers non loin de Tavira. La Casa Dois est un ancien entrepôt de pêche situé dans le cœur d’Olhão ; et Casa Três, une ancienne maison marchande située près de la place centrale de Vila Real de Santo Antonio, le dernier village du Portugal avant l’Espagne. » On l’aura compris, le choix des Casas n’est pas le fruit du hasard, chacune portant en elle un pan de l’histoire et des traditions portugaises.
Casa Um invite à profiter du calme de la campagne, sans toutefois être trop loin de lieux pittoresques, Casa Dois plaira davantage aux amateurs et cuisiniers des plats issus de la mer et Casa Três séduira tous les voyageurs qui voudront pousser une pointe jusqu’en Espagne. Outre la judicieuse localisation de ces Casas, l’esprit de la rénovation est remarquable, car il fait la part belle au style et aux détails de l’architecture typique de l’Algarve : patio intérieur intime où prendre le café à la Casa Um, belle hauteur sous plafond et série d’arcades superbement conservées à la Dois, large terrasse de toit pour la Três. Sols, comptoirs et éviers en terrazzo, mosaïque de ciment : le raffinement, on le perçoit jusqu’aux moindres détails. C’est que chaque casa se trouve à la croisée des chemins entre l’ancien et le nouveau et offre un confort digne d’un hôtel de luxe mais « jamais bling bling », tient à souligner Ludovic. Le mérite en revient à l’Atelier Rua, bureau d’architectes portugais dont la renommée n’est plus à faire, et à Studio Stories, pour le design intérieur. Et le résultat est bluffant : chaque chambre possède sa propre salle de bain, un vaste espace extérieur ou un jardin avec piscine …
« Bert et moi connaissons la région comme notre poche. C’est pourquoi, nous avons prévu à l’attention de nos invités un superbe magasine qui reprend les bonnes adresses des environs, plages idylliques, îles paradisiaques, restos authentiques, marchés pittoresques, magasins de céramiques qui ne sont pas des pièges à touristes … Bref, tous les conseils vacances que vous donneriez à vos amis … »

L’esprit Greeters
Si les Casas de The Addresses font rêver, c’est parce que Bert Jeuris et Ludovic Beun ont réussi à transmettre toute leur passion dans leur projet. « Nos Casas, c’est un peu comme si on invitait les hôtes chez nous, c’est notre Portugal », nous glisse à l’oreille Ludovic Beun.
Bert et Ludovic ont même prévu un service de conciergerie. « Comme nous ne vivons pas au Portugal, c’est Mario qui prend le relais ». Ce charmant quinqua est né en Algarve et peut répondre 7j/7 aux questions des hôtes. Vous souhaitez louer un bateau pour voir les dauphins ? Mario s’en charge. Envie de louer un vélo au coin de la rue pour découvrir des plages désertes ? Mario s’en charge. Et si vous réserviez un petit ferry pour traverser le fleuve Guadiana jusqu’à la ville historique espagnole d’Ayamonte ? Demandez à Mario.
S’il fallait résumer The Addresses en un mot, ce serait : «authenticité ! »

Une Grande Dame, intemporelle et follement moderne à la fois
Une Grande Dame, intemporelle et follement moderne à la fois
Mots : Servane Calmant
Photos : La Mamounia
En 2023, La Mamounia aura 100 ans. Ses oliviers, plus de 700 ans. Ce palace de tous les superlatifs, fleuron indépendant de l’hospitalité marocaine, « meilleur hôtel au monde » et … fierté nationale, a élégamment surmonté les stigmates du temps. Mieux : une rénovation de ses nombreux espaces de convivialité, opérée il y a peu, avant le confinement, montre le souhait du mythique palais marrakchi de rester ancré dans l’histoire orientale, tout en vivant avec son temps.

La Mamounia vient à nouveau d’être élue « Meilleur hôtel au monde et Meilleur hôtel en Afrique » par le magazine Conde Nast Traveler, et son Directeur Général, Pierre Jochem, sacré, en juillet dernier, « Meilleur DG d’hôtel indépendant au monde » par Hotels Magazine. C’est dire l’excellence de ce palace de Marrakech qui a vu le jour dans les années folles. C’est dire aussi toute la passion et la fierté qui animent pas moins de 650 personnes qui travaillent, au quotidien, à faire de La Manounia, bien plus qu’un hôtel de luxe, un hôtel de légende ! Tous les grands de ce monde y ont séjourné, à commencer par Winston Churchill, qui a d’ailleurs donné son nom au bar à champagne et caviar du palace éternel, soit huit places très convoitées dans un décor luxueux d’ancien wagon de train, qui n’est pas sans rappeler l’appartenance du 5 étoiles à l’Office national des chemins de fer marocain. Tous les grands s’y sont prélassés, disions-nous, à l’instar de Franklin Roosevelt, Charlie Chaplin, Edith Piaf, Alfred Hitchcock (qui y tourna des scènes de « L’Homme qui en savait trop »), Orson Welles, Nicole Kidman, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve… Yves Saint Laurent, évidemment.
La Mamounia, une invitation à (re)découvrir l’art de vivre au Maroc et l’Art marocain, rien de moins. C’est Lamia El Ghorfi, Directrice de la communication, qui nous sert de guide dans ce somptueux décor, véritable hommage aux mains habiles des métiers traditionnels. Partout, des zelliges verts, couleur de l’Islam, des plâtres naturels ciselés à la main, des plafonds de cèdre marocain sculptés, vingt-huit fontaines (l’eau est source de vie, de fécondité, de prospérité, et la fontaine, le logo de La Mamounia), des murs patinés au tadelakt noir de jais, des moucharabiehs à motifs décoratifs, des voilages, des vitraux arabo-mauresques… Sans taire une somptueuse fresque au plafond du grand salon signée Jacques Majorelle, peintre orientaliste français. Dans le jardin, cactus, agaves, palmiers, oliviers, bougainvillées, lauriers-roses, orangers, bananiers poussent à profusion et sont jalousement entretenus. A table, c’est le homemade qui est à l’honneur : vin, huile d’olive, pain. Quant aux légumes, ils sont cultivés dans le potager de La Mamounia. Même le champagne, fruit d’un partenariat avec Taittinger, porte la signature de la Grande Dame.

Rien n’est laissé au hasard
Dans ce palace marrakchi, rien n’est laissé au hasard. Et surtout pas l’avenir ! Ainsi ces effluves de cèdres et de dattes signés Olivia Jacobetti qui définissent l’identité olfactive de l’hôtel. La communication olfactive, c’est moderne et incroyablement efficace pour transmettre une émotion et fixer un souvenir. Ainsi encore, cette volonté pugnace de regarder devant, sans jamais perdre son âme. « La Mamounia a toujours cherché à conserver un parfait équilibre entre le passé et l’avenir. Elle ne sera jamais hype. Elle n’est pas passéiste, non plus. Mais elle est respectueuse de son passé et vit avec son temps », insiste Lamia El Ghorfi. L’architecte d’intérieur français Jacques Garcia qui a rénové La Mamounia en 2009 a bien compris le message. Le duo de designers français Patrick Jouin et Sanjit Manku, aussi. En 2020, à la demande de Pierre Jochem, DG du palace, le tandem a tout réinventé, sans rien bousculer. A l’exception des chambres et suites, des patios et du spa, La Mamounia a donc fait peau neuve tout en douceur. Nouvelles assisses, nouvelle salle de cinéma pour souligner les liens qui unissent le 7e art et le palace, nouvelles tentes berbères où il fait bon lire ou déjeuner en petit comité, somptueuse oenothèque privatisable – La Mamounia emploie 6 sommeliers dont l’un, âgé de 23 ans, est le plus jeune sommelier du Maroc. Les espaces de restauration ont également été repensés et redessinés. L’Italien est désormais orienté vers les lumineux jardins et le salon de thé Pierre Hermé est bordé de lanternes contemporaines qui constituent l’une des nouvelles signatures de La Mamounia 2022.

A la table du père de la fusion
Pour varier les plaisirs gourmands, La Mamounia invite à découvrir la table marocaine, une offre française avec la carte sucrée et salée de Pierre Hermé et deux restaurants, l’un italien, l’autre asiatique, tous deux confiés au chef Franco-américain Jean-Georges Vongerichten. On a eu le plaisir (le mot n’est point usurpé) de s’installer à chacune des tables. Nos deux préférées ? L’Asiatique (notre coup de cœur) pour un food-sharing délicieusement créatif (chair d’araignée et salade de mangue épicée, crevettes au poivre noir et ananas séché au soleil…) et l’Italien pour ses antipasti revisités (carpaccio de boeuf, beignets de truffe noire et sel de citron vert) et ses pizzas au feu de bois (dont une truffe noire, trois fromages, œuf fermier) à déguster dans une atmosphère de jardin d’hiver. Il va sans dire que le service est à la hauteur du palace : diligent et irréprochable. Poursuivant son parcours glorieux, La Mamouna n’a pas fini de séduire. Ni d’étonner.

A la table du père de la fusion
Pour varier les plaisirs gourmands, La Mamounia invite à découvrir la table marocaine, une offre française avec la carte sucrée et salée de Pierre Hermé et deux restaurants, l’un italien, l’autre asiatique, tous deux confiés au chef Franco-américain Jean-Georges Vongerichten. On a eu le plaisir (le mot n’est point usurpé) de s’installer à chacune des tables. Nos deux préférées ? L’Asiatique (notre coup de cœur) pour un food-sharing délicieusement créatif (chair d’araignée et salade de mangue épicée, crevettes au poivre noir et ananas séché au soleil…) et l’Italien pour ses antipasti revisités (carpaccio de boeuf, beignets de truffe noire et sel de citron vert) et ses pizzas au feu de bois (dont une truffe noire, trois fromages, œuf fermier) à déguster dans une atmosphère de jardin d’hiver. Il va sans dire que le service est à la hauteur du palace : diligent et irréprochable. Poursuivant son parcours glorieux, La Mamouna n’a pas fini de séduire. Ni d’étonner.




























































