Maguie
La guérison vocale
Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : Ralfagram
Auteure-compositrice-interprète et multi-instrumentiste (guitare, piano) originaire de Dinant, Mathilde Gauffart, dite Maguie, se dévoile à travers un premier EP intitulé « C’est nous les autres » dont l’univers teinté de pop et de musique urbaine fait cohabiter poésie, introspection et mélodies contemporaines.

Il ressort de vos premiers titres de la mélancolie mais aussi beaucoup de lumière. J’aborde des thèmes qui ne sont pas forcément agréables mais il y a toujours une note d’espoir derrière. C’est ce que je veux transmettre. Je suis dans une démarche de guérison. On souffre tous à différents niveaux et la musique peut être quelque chose de très thérapeutique. J’adore l’idée que les gens puissent se retrouver collectivement dans des émotions que l’on individualise parfois.
Vous avez commencé à écrire des chansons en étudiant le théâtre et la langue française. Votre destin était tout tracé ? Personne n’est musicien dans ma famille mais la musique a toujours eu une place importante à la maison. On pouvait entendre de la pop anglaise, du rock… À titre personnel, quand j’étais enfant, j’écoutais Diam’s. Mon cousin faisait aussi de la guitare et cet instrument est devenu rapidement mon refuge. À côté de ça, j’aimais déjà me mettre en scène. Par la suite, j’ai fait l’IAD et ça m’a appris énormément.
Parmi vos influences figurent Stromae, Orelsan, Hamza, Green Day ou encore les Red Hot Chili Peppers. De la poésie, du rap, du rock et surtout du rythme. J’adore les artistes qui disent un maximum de choses avec un minimum de mots et qui proposent des images qui sont profondément universelles. Stromae en fait évidemment partie. Je vais apprécier certains artistes pour leurs punchlines, d’autres pour leur vibe ou pour la technique du texte. Je suis fan de Peet aussi. Il a une sensibilité incroyable.
En parlant de paroles percutantes, il y a une certaine rage qui ressort de votre travail. Ça me vient de l’urgence et du théâtre. S’il n’y a pas d’urgence, il n’y a pas de spectacle. Et ça se traduit de multiples manières. Dans la douceur, la poésie… .J’ai vraiment ce besoin de dire les choses.
Cet esprit terre à terre s’accorde finalement avec une production assez riche. Dans la musique, je veux y aller à fond. Il y a de la drum, de la pop, un peu de rock… Je vois l’esthétique comme un contre-pied aux paroles. Si tu racontes un truc dur avec une musique dure, tu passes à côté de ton sujet. On peut danser sur nos problèmes.
Instagram : maguiegram

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