Le plat pays, alias la Belgique, et le surf, ça ne rime pas vraiment. Et pourtant, l’un des plus prometteurs surfeurs est belge ! Son nom : Dean Vandewalle. A seulement 17 ans, il a déjà au compteur : un début fracassant quand il est sacré Champion du Costa Rica U14* à 14 ans, une médaille de bronze au Championnat européen junior en 2016, au Maroc et pas moins de 4 participations au Championnat du monde junior, se classant sur 128 participants, 21e U18*en 2017, et 21e U16* en 2018.

Rencontre avec Dean Vandewalle, un passionné s’il en est…

MOTS : FRÉDÉRIQUE MORIN
PHOTOS : MANU MIGUELEZ

Vous et le surf : comment tout à commencer ?

J’ai commencé à surfer à Surfers Paradise, en Belgique. Et puis, très jeune, avec ma famille nous voyagions toujours vers des endroits où l’on pouvait surfer… parce que mon père cherchait toujours à surfer ! De plus il a toujours été très impliqué dans les choses de la mer. En gros, toute ma famille surfant, je n’ai pas eu d’autres choix que de surfer moi-même ! Aimant être dans l’eau, dans la mer, commencer à surfer fut comme une évidence. Ma formation a débuté au Costa Rica, le terrain de jeu idéal pour commencer à surfer. C’est aussi là que j’ai participé à mes premières compétitions locales et que j’ai réalisé que c’est que je voulais faire pour le restant de mes jours.

Quel est votre état d’esprit quand vous surfez ?

Quand je suis dans de bonnes dispositions pour surfer, j’aime y aller franco, sans me retenir. Je pense que c’est la meilleure façon de s’améliorer… c’est aussi la plus amusante.

Qu’en est-il de la peur dans votre vie de surfer ?

La peur est là, bien sûr, parfois. Elle est présente quand je suis face à d’énormes et terrifiantes vagues. Elle est aussi là au moment des compétitions, quand j’ai peur de mal faire. Le plus souvent c’est face à de grosses vagues que j’ai peur… j’y suis à l’aise, mais comme tout le mondej’aimeslimites.

Quand j’ai peur, j’essaie de me dominer et d’y aller comme si de rien n’était. Il ne faut pas regarder en arrière et se dire : « j’aurais aimé
y être allé plus carrément ».

Dean-Vandewalle

De quelle manière considérez-vous les vagues, la mer en général ?

C’est fou, quand on y pense : vous surfez sur des vagues qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour atteindre la côte, des vagues qui vous permettent de surfer et qui finalement s’échouent sur la plage… c’est incroyable. De plus, être là, dans la nature, et de simplement profiter de choses simples, c’est vraiment cool. C’est pourquoi il est de notre devoir de garder propre l’océan.

Pour un jeune homme de 17 ans, on peut dire que votre vie n’est pas celle de monsieur tout le monde. Vous arrive t’il parfois de penser à avoir une vie « normale » ?

Aller comme tout le monde à l’école, au collège et tout ce qui s’en suit… oui, parfois j’y pense. Puis je réalise à quel point j’ai de la chance de faire ce que j’aime, d’aller surfer toute la journée, de découvrir quand je pars en compétition, tant de merveilleux endroits, de faire tous ces voyages pour surfer avec mes amis. De plus, vous rencontrez beaucoup de gens vraiment cool dans le monde du surf, que vous ne rencontreriez pas dans une vie normale. Je ne changerais rien à ma vie, si peu banale qu’elle soit.

Quels sont vos rêves ?

Quand j’aurai l’âge pour l’entreprendre : réussir le World Tour. Plus généralement, mon rêve est d’apprendre à être un meilleur compétiteur et à améliorer mon surf. Un autre rêve est de faire du surf avec mes amis et de m’amuser à surfer sur de très bonnes vagues tout en réalisant de bonnes images.

* U14 = catégorie moins de 14 ans
* U 16 = catégorie moins de 16 ans
* U 18= catégorie moins de 18 ans

 

Dean-Vandewalle