Quand Gand se fait Jam
Quand Gand se fait Jam
Mots : Barbara Wesoly
Photos : Bracket studio
Après Bruxelles et Lisbonne, c’est à Gand que Jam Hotels a, cet automne, inauguré une nouvelle adresse, fidèle à son inventivité emblématique. Toujours sous l’impulsion de Nelson Group et du designer Lionel Jadot, ce troisième établissement, arty et industriel, réinterprète l’hospitalité sous son jour le plus créatif.
Un esprit libre. Une énergie, chaleureuse, éclectique et communicative. Bien plus qu’une marque hôtelière, Jam, c’est un univers, affirmé et multiple à la fois, comme le confirme ce troisième pied à terre, dévoilé à Gand en octobre 2025. Tout avait démarré il y a six ans, par la transformation d’une ancienne école d’art saint-gilloise, suivie en 2022 par la restauration d’un immeuble de bureaux au cœur de la capitale portugaise. C’est désormais dans la monumentale Leopoldskazerne, que Jam a pris ses nouveaux quartiers. Cette ancienne forteresse militaire du début du 20e siècle, installée tout à proximité du vivier culturel du Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK) et du S.M.A.K., s’est reconvertie en emplacement verdoyant et branché accueillant aujourd’hui, en parallèle à l’hôtel, des logements et des bureaux.
Et il faut dire que Lionel Jadot n’aurait pu trouver terreau plus grandiose pour nourrir son esthétique unique. L’empreinte du flamboyant designer belge imprègne le moindre élément de l’établissement, déjouant les codes et détournant les objets et les structures en un mix détonnant. C’est ainsi que les murs de pierre, les cheminées ouvragées et les colonnes d’époque accueillent des graffitis, des meubles de récupération et une moto vintage. Tandis que des bâches plastiques superposées pour former des tapis, des plaques de métal et des croquis techniques deviennent de véritables œuvres décoratives.
Une ode au design brut, authentique et singulier
Dans chaque espace, l’audace graphique règne en maître. À commencer par Kaiju, la cantine asiatique, qui après avoir investi l’entrée du Jam Brussels, occupe aussi celle de Gand. Dans le lobby, le comptoir d’accueil se voit prolongé par celui des cocktails, abolissant les cadres et les genres, comme le font d’ailleurs le mélange de béton et bois des lieux, et l’alliance surprenante de lampes aux abat-jours en mycélium et de blocs de plâtre sculptés. Les accords d’une cuisine street-food gourmande s’y jouent au rythme d’une playlist fusion, alors que le public et l’ambiance se transforment progressivement au fil des heures, en un mélange toujours plus festif et éclectique. Un art de recevoir savamment anticonformiste, qui se prolonge au sein de la salle de petit-déjeuner aux airs d’atelier d’artistes mais aussi du côté Neko, le bar installé en rooftop et de sa piscine avec vue imprenable sur les monuments iconiques de la ville que sont l’abbaye Saint-Pierre et le Boekentoren, sans oublier le parc de la Citadelle
L’audace en conscience
Véritable manifeste ayant façonné le concept des Jam Hotels, la démarche circulaire et écologique tout comme l’upcycling s’imposent à nouveau dans ce troisième établissement. Comme ses prédécesseurs, on retrouve aux commandes de sa conception et de son ergonomie, le Nelson Group, fonds soutenant des projets engagés ainsi que le concours d’un collectif travaillant avec Lionel Jadot et impliquant des ingénieurs, écologistes, artisans et designers belges, afin de concevoir une adresse participative et durable, autant que conviviale. Une hospitalité vivante et empreinte d’âme, qui se reflète particulièrement dans les 107 chambres de l’hôtel. Un seul mot d’ordre : oser, sans concession. Par des mezzanines et des lits superposés à l’armature faite de conduits comme par le béton apparent et les traces de peinture. Mais également en transformant des caissons plastiques en tables de nuit et des pièces de jeans recyclés en plaids originaux.
Le Jam Gand résonne comme un récit inédit, à la vibe décontractée et chaleureuse où tout est matière à devenir expression. Un hotspot contemporain et urbain à l’héritage historique affirmé, imposant joyeusement son atmosphère de laboratoire expérimental. Une étape atypique, dans le plus beau sens du terme, qui en précède quatre autres annoncées pour les deux années à venir. À Anvers d’abord, puis dans le reste de l’Europe. L’aventure Jam ne fait que commencer.
Terres du Val - Nature en majesté
Terres du Val
Nature en majesté
Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : Maurine Toussaint
Sur les hauteurs de Wanze, en Province de Liège, Terres du Val dévoile un éco-resort unique en Belgique. Entre hôtel 4 étoiles supérieur, spa grandiose et gastronomie locale, le domaine réinvente le séjour nature avec un sens du détail rare.
Un univers à part. Façonné autour d’une vision intégrée de l’hospitalité, le domaine Terres du Val, anciennement connu sous le nom de Naxhelet, a évolué vers une identité plus large, réunissant hôtel 4 étoiles supérieur, spa, gastronomie, maraîchage, boulangerie-épicerie, ferme et vignoble biodynamique. Sur 450 hectares, l’expérience s’articule autour d’une même cohérence : celle du lien à la terre et du respect des cycles naturels. La démarche, certifiée par le label Green Key, témoigne d’une volonté d’opérer avec sobriété, tout en offrant un confort moderne assumé.
Les chambres prolongent cette philosophie avec élégance. Les matériaux naturels, les tons chauds et la lumière omniprésente composent une atmosphère apaisante. La terrasse ouverte sur le practice de golf et la lisière de la forêt installe d’emblée un sentiment de détente profonde. Quelques attentions, telles qu’une baignoire au design épuré ou un cale-porte façonné à partir d’une balle de golf, renforcent l’impression d’un confort discret. Les espaces communs, embellis d’œuvres d’art, invitent à s’attarder dans un des nombreux salons où douceur et silence dominent. Les discussions font ainsi place au repos et à la lecture, si l’envie se présente, de l’un des nombreux ouvrages proposés.
Le spa, récemment rénové, constitue l’un des points forts du domaine. La piscine chauffée, le jacuzzi, le sauna face à un mur de sel (avec un repose-tête particulièrement plaisant), le hammam enveloppant et la douche sensorielle dessinent un parcours bien-être complet. Un bain de glace, mis en valeur par un néon bleu dans un décor de ciment brut, ajoute une note contemporaine. À l’extérieur, un sauna et un jacuzzi panoramique offrent une immersion supplémentaire dans le paysage, en attendant l’ouverture d’une piscine extérieure prévue en 2026. Pour accentuer le bien-être, un espace de soins et une salle de sport minimaliste font aussi partie du service. Les rituels proposés s’appuient sur une huile de massage maison élaborée à partir de colza bio, véritable signature olfactive de l’endroit.
À quelques pas du potager se trouve Pollen, table de prestige du domaine qui vise une étoile au Michelin. Sous l’impulsion du chef François Durand, passé par le Relais Bernard Loiseau, la cuisine intuitive s’inspire du maraîchage, des micro-saisons et des produits locaux. L’expérience débute par une série de mises en bouche révélant l’esprit régressif de la maison : un « petit écolier » revisité aux anchois, une tartelette aux herbes du jardin, un pastrami maison et une fricandelle végétale, signature changeant au fil des saisons. Des bulles du Limbourg introduisent le repas, bientôt remplacées par des vins finement choisis par le sommelier qui pourra proposer l’an prochain des nectars du vignoble local. Le service, précis mais jamais guindé, accompagne l’ensemble avec une réelle maîtrise.
Le menu six services, dont la variante végétarienne vaut également le déplacement, s’ouvre sur un artichaut au foie gras et magret fumé, relevé d’un condiment barigoule. Suivent des moules travaillées en textures accompagnées de pommes dauphines aériennes présentées dans leur cornet : un plat marquant de précision et de gourmandise. La Saint-Jacques cuite au barbecue, servie avec rave brûlée, vierge des branches et bardes, agrémentée de caviar « primeur », poursuit le repas avec justesse. Le sandre au vin rouge, hommage direct à Bernard Loiseau, ose une alliance surprenante. Le filet de chevreuil, associé à un navet confit aux épices et à des airelles, célèbre les saveurs de la saison. En final, un dessert au chocolat 70 %, caviar osciètre Sturia, kasha et grué joue la carte d’une douceur contrastée par une légère sali-nité. L’ensemble compose une partition maîtrisée, fidèle à l’ambition du lieu : viser l’excellence tout en restant lisible.
Au petit matin, le petit-déjeuner servi à Pollen met en lumière l’exigence de la boulangerie-épicerie du domaine. Viennoiseries et pains réalisés à partir de céréales anciennes cultivées sur place, moulues localement et fermentées longuement au levain naturel, illustrent cette volonté de circuit court absolu. Chaque produit raconte son origine et prolonge la cohérence du lieu.
Le maraîchage, la ferme, les vergers et le vignoble participent à cette identité singulière. À partir de 2026, un parcours œnotouristique reliera vins, pains au levain, potager et vergers, retraçant l’histoire du domaine « de la terre au verre ». À proximité, le golf Naxhelet déploie ses trente trous certifiés GEO, gérés dans une logique durable incluant notamment la récupération des eaux de pluie. Parce que le domaine ambitionne de devenir une destination à part entière.
Les Bains de Spa - Miroir des âmes et des eaux
Les Bains de Spa
Miroir des âmes et des eaux
Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : DR
En plein cœur de la ville de Spa, berceau du thermalisme européen et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’hôtel Les Bains de Spa représente une ode au bien-être. Entre architecture historique et douceur contemporaine, fresques mythologiques et spa d’exception, ce lieu né en 1868 ressuscite la grandeur d’hier dans une atmosphère de sérénité absolue.
Sous les voûtes peintes de lumière, l’air semble encore bruire des conversations d’autrefois. Aux Bains de Spa, chaque pierre et chaque colonne respirent un passé grandiose. L’histoire s’y mêle à la vapeur des sources et à l’éclat du marbre poli. On devine, dans le silence feutré des couloirs, les pas de ceux qui ont jadis séjourné ici: Joseph II, David Bowie, Pablo Picasso, la Reine Victoria, Charles Baudelaire, Winston Churchill ou encore Marie Curie. Tous ont succombé à la magie de cette ville mythique, berceau du mot devenu universel : spa.
L’architecture du lieu, majestueuse et singulière, transcende les époques. Sous des plafonds ornés de fresques mythologiques d’une grâce quasi céleste, parfois dignes de la chapelle Sixtine (la technique de production est d’ailleurs la même qu’au sein du Vatican !), s’élèvent des colonnes imposantes, témoins d’un faste que la modernité n’a pas effacé. L’hôtel déploie un art rare: celui de conjuguer le raffinement d’hier et la subtilité du confort d’aujourd’hui. Ici, tout respire la beauté des grands hôtels d’eau, réinterprétée avec la délicatesse du luxe contemporain.
Dès l’arrivée, le ton est donné. Le verre de bienvenue, une coupe de bulles locales, se déguste au choix dans la salle Cognac ou la salle Marine. L’une, feutrée et boisée, évoque les clubs masculins d’autrefois ; l’autre, toute de reflets d’or bleu, s’habille d’une féminité douce et lumineuse. Deux atmosphères, deux sensibilités, comme un écho aux anciens bains romains où l’on séparait les hommes et les femmes avant que les mœurs s’assouplissent. Cette dualité se poursuit tout au long du séjour: on dîne dans le salon des dames, on se rend dans celui des messieurs pour composer son petit-déjeuner. Deux mondes qui s’observent et se répondent dans une subtile conversation entre passé et présent.
Le spa, cœur battant de l’hôtel, est une œuvre d’art à part entière. L’allée centrale, baignée de lumière naturelle, conduit aux bains romains comme à un sanctuaire. Les fresques et mosaïques, les courbes délicates et les voûtes ornées forment un décor d’une beauté saisissante. Autour, le parcours se déroule comme un rituel: sauna, hammam, cabine infrarouge, jacuzzi, puis une zone relaxante dominée par un mur de sel qui diffuse une lumière ambrée, presque céleste. Ici, l’eau apaise, la chaleur enveloppe et l’esprit se tait. Les lieux abritent le seul espace Clarins Wellness de Belgique, véritable temple de soins où l’expertise cosmétique se mêle à la volupté des gestes et au calme des pierres. Après quelques instants seulement, le monde semble s’être arrêté. On en ressort comme régénéré avec le regard plus clair, la peau apaisée et une âme bien plus légère.
À l’extérieur, le patio sommeille encore sous le souffle de l’automne. Quand reviendront les beaux jours, il promet d’offrir un autre visage du lieu: plus ouvert, plus solaire mais toujours empreint de cette majesté tranquille qui fait des Bains de Spa un refuge pour le corps et pour l’âme. Ce jardin secret, blotti entre les murs de l’enceinte, assure de prolonger, en plein air, la volupté des eaux intérieures.
Le soir venu, le restaurant dévoile un décor somptueux: fresques d’époque, hauts plafonds et miroirs dorés. L’expérience s’inscrit dans la grande tradition des brasseries françaises, où l’on revisite les classiques du terroir avec élégance. Au menu, un velouté de butternut onctueux, un tataki de thon et un filet de canard gourmand accompagné de sa purée de panais au café. La carte des boissons ajoute une touche ludique et raffinée à ce moment suspendu où sirop de cuberdon et rosée de Spa, entre autres, enjolivent les cocktails signatures. Seule la lumière, un peu vive, vient troubler ce tableau qu’on imaginerait mieux à la lueur des chandelles. Mais l’émotion demeure: dans cette salle où se sont attablés Léopold II, Napoléon, Marcel Proust, Simone de Beauvoir ou l’éternel séducteur Casanova, chaque dîner résonne comme un écho du passé, une conversation entre les siècles.
Les chambres prolongent ce dialogue entre héritage et modernité. Les moulures et les étoffes épaisses ainsi que les têtes de lit capitonnées rappellent le charme historique des palaces d’antan. Les teintes douces et les lignes sobres, elles, apportent la sérénité du confort contemporain. Les jeux de lumière, les rideaux lourds et la literie moelleuse enveloppent l’espace d’une douceur presque théâtrale. Rien d’ostentatoire pour autant. Tout est dans la nuance. Au final: la promesse d’un sommeil apaisé, bercé par le silence d’un lieu hors du temps.
Le Chalet d’Adrien - Le doux appel des sommets
Le Chalet d’Adrien
Le doux appel des sommets
Mots : Barbara Wesoly
Photos : Le Chalet D’Adrien
Perché sur les hauteurs de Verbier, le Chalet d’Adrien marie le charme d’un refuge de montagne à l’élégance d’un hôtel cinq étoiles. La promesse d’une échappée belle et alpine, entre gastronomie, tradition et bien-être, dans les paysages époustouflants du Valais.
Sous un ciel qui semble perpétuellement bleu, la neige habille les chalets et les sapins d’une blancheur étincelante, tandis qu’au loin se dessinent les sommets des Alpes valaisannes et leurs crêtes glacées. Dans ce paysage de carte postale, le dépaysement est instantané, absolu. Et le coup de cœur pour Verbier, irrésistible. Du haut de ses 1500 mètres d’altitude, la station s’est imposée ces dernières années comme la destination la plus prisée du domaine skiable des 4 Vallées et une splendide invitation à rejoindre ses 400 km de pistes et d’itinéraires freeride. Ici, le prestige rime avec la décontraction et le luxe se révèle indissociable de l’ivresse de l’aventure. Un terrain de jeu qui l’été, ravit les amateurs de randonnées et de vélo, alors que l’hiver il se fait le rendez-vous des sportifs et des amoureux de la poudreuse, venus goûter au vertige de la glisse et de la vitesse, sous un climat exceptionnellement ensoleillé.
Là où l’hospitalité rencontre la quiétude
Dans les rues animées, l’énergie est aussi vibrante que l’ambiance est joyeuse, égayée par les terrasses et les adresses savoureuses et par une vie nocturne festive. Mais à mesure que le centre de la station s’éloigne et que l’on gagne les hauteurs, c’est une nouvelle atmosphère, bien plus confidentielle et paisible, qui se dévoile avec charme et mène au Chalet d’Adrien, installé à quelques pas des remontées du domaine skiable de Savoleyres. Sous les toits d’une grande maison aux airs de refuge alpin traditionnel, l’élégance d’un hôtel cinq étoiles cohabite avec la convivialité. Un lieu dont les époux Brigitte et Eric de Gastines-Cachart ont fait le reflet de leur nature d’épicuriens, aimant recevoir et partager avec leurs hôtes leur passion pour la région. L’on y entre ainsi comme dans un cocon, où les murs de bois blond, les fauteuils moelleux et la cheminée invitent à se blottir, tandis que les livres et les bougies racontent la douceur d’un chez soi.
Un havre où l’authenticité prime. Respectée et même pleinement revendiquée, jusque dans ses moindres détails. Des tomettes au sol, aux colonnes en pierres de parement et même aux portes des 27 chambres et suites romantiques, qui s’ouvrent grâce à d’anciennes clés en métal. Carline, Ancolie, Myosotis, Valériane, … chacune dévoile derrière son nom floral un cadre unique, que les tissus chaleureux, la patine du mobilier ancien et l’éclairage tamisé, ne rendent que plus douillet. Une atmosphère apaisante et intime qui se prolonge aussi au spa Clarins dans un décor où le bois côtoie cette fois les pierres et l’eau. Un espace wellness où le ressourcement atteint son point culminant, entre soins et massages, sauna, hammam et jacuzzi, sans oublier la piscine dont les baies vitrées dévoilent les montagnes à perte de vue.
Goûter aux spécialités et au décor
En cuisine, deux rendez-vous rivalisent de gourmandise. D’un côté la Table d’Adrien, seul étoilé de Verbier, où le chef Sebastiano Lombardi fait rimer excellence, raffinement et âme transalpine, autour de plats élégants, travaillés avec créativité. Des Agnolotti farcis façon Osso Bucco, Moelle rôtie, Sauce Petite Arvine & Safran, à la Caponata Tomates, Aubergines, Sorbet Basilic & Citron, ses assiettes nous transportent avec générosité jusqu’à la région des Pouilles dont il est originaire. Et puis, de l’autre, Le Grenier, restaurant d’alpage au cadre rustique et aux produits traditionnels, dans lequel on se pâme devant les spécialités de tagliolini fraîches au homard et de fondue au fromage aux truffes. Quelle que soit la table choisie, l’hospitalité demeure le maître mot, ne rendant les saveurs que d’autant plus exceptionnelles.
Mais plus qu’une halte de luxe, plus qu’une parenthèse ressourçante, le Chalet d’Adrien se distingue par son panorama, dont on ne cesse jamais de s’émerveiller. Une vue à couper le souffle, qui s’impose sans cesse, partout, éblouissante. À travers les fenêtres des chambres, pour des rêves à ciel ouvert, en nageant face aux massifs, ou en s’installant sur La Terrasse pour un goûter ou un chocolat chaud nocturne, pelotonné dans des fauteuils donnant sur les massifs du Grand Combin et sur le Mont Vélan. La sérénité, à son zénith.
W Verbier - Emblème vertigineux et sublime du cool alpin
W Verbier
Emblème vertigineux et sublime du cool alpin
Mots : Barbara Wesoly
Photos : W Verbier
Loin des classiques, mais au plus près de l’évasion, le W Verbier réinvente les codes de l’hôtellerie de luxe en haute montagne. À 1500 mètres d’altitude, l’élégance y rencontre l’énergie urbaine, fusion d’audace, de sophistication et de dépaysement. Une invitation à vivre les Alpes suisses à leur zénith, portée par le belge Pierre-Henri Bovsovers, directeur des lieux.
Face au bar, d’immenses canapés minimalistes bordés de coussins et tables basses marient les matières et les imprimés, dans des alliances de noir, mauve et orangé, tandis qu’une cheminée de verre rencontre des fresques street art de l’artiste lausannois-tunisien Jasm One, sous des luminaires géométriques de bois et métal. Le luxueux Living Room du W Verbier pourrait être celui d’un hôtel lifestyle au cœur de New York. Du moins, si le regard n’y était pas irrésistiblement attiré par le paysage du Val de Bagnes que révèlent les baies vitrées. Une vue époustouflante que l’on savoure, un cocktail à la main, depuis le vaste balcon, tandis que l’heure dorée illumine les massifs. Dans ce cadre cosmopolite, les clients de l’établissement croisent les résidents de la station pour un après-ski festif ou un lunch décontracté. Une véritable tradition du label W puisque l’on retrouve un élégant lounge dans chacun de ses établissements. La chaîne hôtelière détenue par le groupe Marriott a en effet transformé le raffinement branché en véritable signature. Tout comme d’ailleurs le Whatever/Whenever que représente son sigle, étendard d’un service personnalisable dans ses moindres détails.
La beauté des contrastes
Premier établissement alpin du groupe, le W Verbier est né d’une alchimie unique, mixant cette empreinte sophistiquée à l’authenticité de l’âme alpine. Les architectes Stéphane et Vincent Luisier ont ainsi conçu son design telle une frontière entre deux univers. À l’extérieur, c’est un vaste chalet traditionnel qui se fond dans le cadre de la place Blanche, centre animé de la station valaisanne. Tandis qu’à l’intérieur, le bâtiment de bois, structuré par des atriums vitrés baigne dans une atmosphère audacieuse et contemporaine. Une originalité encore renforcée par des pièces d’art colorées, des statues graphiques d’animaux recouvertes de tags et même une télécabine au W formé par un néon rose. Un esprit urban chic, où l’art de vivre et le plaisir priment, notamment grâce à un espace wellness spectaculaire. 1300 m² dédiés au bien-être, où deux piscines, des saunas, hammams et salle de sport viennent compléter une offre de cryothérapie et de soins de pointe.
« La philosophie du W est de se démarquer, tant par son cadre que par son énergie. De repenser l’hospitalité alpine, luxueuse sans être guindée et captant l’audace et la liberté qui font l’âme de Verbier » raconte Pierre-Henri Bovsovers, son directeur. Après avoir dirigé des établissements en Belgique, au Luxembourg, aux États-Unis et en France, le Bruxellois, passionné de glisse, a pris les commandes de l’hôtel à son ouverture, en décembre 2013, l’entraînant rapidement vers les hauteurs et y demeurant campé, en remportant neuf années consécutives le prix du Meilleur Hôtel de Ski au monde décerné par les World Ski Awards, une distinction qui témoigne de son excellence constante.
L’excellence hors-piste
Oser la touche en plus, pour concevoir un lieu qui, de beau, en devient iconique, une clé du succès du W Verbier que l’on retrouve dans chacun de ses espaces. Des chambres cocons auxquels des parois rouges et des meubles design donnent un twist résolument funky. Des suites aussi somptueuses qu’inédites, avec en pièce maîtresse l’Extrême Wow, un penthouse de 184 mètres carrés au lit rotatif, bar privé et sauna. Mais également une offre gastronomique créative et sensorielle qui évolue au fil des années. Et tout particulièrement en 2025, puisque l’hôtel a inauguré début décembre la Brasserie 1519, remplaçant ses iconiques tables Bô ! et Eat-Hola Tapas Bar. A l’empreinte du chef doublement étoilé, Sergi Arola, qui ensoleillait déjà les cuisines du W, vient s’ajouter celle de Jean-Philippe Dupas, autour d’une carte imaginée comme un voyage gourmand. L’Espagne y rencontre la Suisse, la créativité s’y mêle à l’authenticité et les cocas pizzas succèdent aux tartares signatures et aux cassolettes de pâtes réconfortantes. Et pour franchir un autre continent gustatif, direction le U-Yuma Sushi Bar, le superbe restaurant nippon de l’établissement, ouvert exclusivement durant la saison hivernale.
« Loin de l’éternelle fondue, notre objectif est de surprendre. De nous définir à contre-courant » affirme Pierre-Henri Bovsovers. « Et au-delà de la gastronomie, cela définit l’ADN du W Verbier, imaginer toujours mieux, toujours plus haut. Proposer des concerts live, accueillir un DJ résident et un mixologiste, multiplier les activités et nous réinventer à chaque saison, en proposant des conférences ou des pop-up stores, ou encore en installant une plage et un bar devant l’hôtel en été. Savourer, au sommet ».
Lefay Resort & Spa Dolomiti - Bien-être hivernal en haute altitude
Lefay Resort & Spa Dolomiti
Bien-être hivernal en haute altitude
Mots : Olivia Roks
Photos : Lefay Resorts
Au cœur des Dolomites enneigées, le Lefay Resort & SPA Dolomiti offre une parenthèse hivernale où luxe discret, nature préservée et bien-être se rencontrent. Entre paysages grandioses, spa monumental et gastronomie alpine, ce refuge italien réinvente l’art de vivre la saison froide venue.
Il y a des lieux qui semblent avoir été pensés pour accueillir l’hiver avec une grâce particulière, comme si la neige, la lumière et le silence s’y donnaient rendez-vous pour composer une harmonie parfaite. Le Lefay Resort & SPA Dolomiti, posé à Pinzolo dans les montagnes du Trentin, fait partie de ces refuges rares. Deuxième joyau de la collection Lefay, il s’inscrit dans le cadre majestueux du domaine skiable de Madonna di Campiglio, le plus vaste de la région avec 150 km de pistes et une réputation qui attire skieurs confirmés comme amateurs de grands horizons.
Décor alpin contemporain
Ici, les Dolomites, classées à l’UNESCO, dressent leurs parois immenses, sculptées par la neige et les vents, tandis que le resort semble se fondre naturellement dans le paysage. L’architecture, pensée en continuité avec le territoire, marie bois de chêne, mélèze, pierre locale et lignes contemporaines, comme un hommage à la montagne qui l’entoure. Sa conception, engagée dans une démarche environnementale profonde, intègre technologies durables, gestion optimisée des ressources et neutralité carbone. Une manière d’habiter l’hiver en douceur et dans le respect.
Avant même de découvrir la profondeur du spa ou l’immensité du domaine, c’est l’atmosphère qui saisit le visiteur. Le bel hôtel déploie une esthétique chaleureuse et élégante où le bois dialogue avec des pierres locales et des lignes sobres inspirées du paysage environnant. Les 88 suites, baignées de lumière grâce à leurs grandes baies vitrées mais aussi à un charmant feu, offrent une sensation cocoon : tons naturels, matériaux bruts, textiles doux et touches minérales composent un cadre épuré, réconfortant et apaisant. Certaines suites disposent même d’un jacuzzi privé, d’un sauna bio ou d’une piscine chauffée plongeant vers l’horizon enneigé. L’ambiance générale est celle d’un refuge sophistiqué : feux de cheminée, éclairages feutrés, parfums boisés… tout concourt à créer un cocon d’intimité et de calme, où l’on se sent enveloppé par la montagne autant que par le design.
Spa avec vue
Au cœur de ce cocon alpin s’étend le spa, véritable parenthèse dédiée au bien-être. Sur plusieurs niveaux se déploie un univers où se rencontrent traditions orientales, méthodes thérapeutiques occidentales et énergie alpine. Plus de vingt cabines accueillent massages Signature, rituels inspirés des cycles de la nature, soins personnalisés et consultations de médecine naturelle ou de physiothérapie. Ici, le bien-être est imaginé comme un parcours intérieur. Le vaste bassin intérieur et extérieur chauffé demeure le cœur du spa. En tonalité sombre, il enveloppe le corps dans une chaleur douce. Être dans une piscine chauffée en plein air et admirer les montagnes ? Un pur bonheur. En parallèle, saunas, hammams et zones de repos invitent à une lente décélération. Dans cet espace entièrement dédié à la régénération, on redécouvre une forme de présence à soi, un retour à l’essence même du repos…
Gastronomie ou art alpin ?
Lorsque la détente appelle la gourmandise, les restaurants du Lefay Dolomiti prennent le relais avec une vision raffinée et durable de la gastronomie italienne. La philosophie Lefay Vital Gourmet repose sur cinq principes (méditerranéité, saisonnalité, italianité, éthique et légèreté) et sublime la qualité des matières premières. Immanquable, le restaurant étoilé, Grual. Un restaurant d’exception ouvert uniquement le soir où l’univers étonnant évoque un bois enchanté : textures minérales, références à la montagne, cuisine créative soutenue par des ingrédients biologiques et locaux. Chaque plat semble raconter la forêt, les saisons, les fermes et artisans du Trentin. Une expérience gastronomique inoubliable. Plus lumineux et plus classique, le Dolomia accueille les hôtes du petit-déjeuner au dîner. Ses grandes baies vitrées ouvrent sur les montagnes environnantes et accompagnent une cuisine italienne réinterprétée, à la fois authentique et élégante. Quant au lounge bar et sa jolie terrasse, chaleureux et teintés d’ambre, ils deviennent un refuge parfait en fin de journée. Un endroit où l’on s’enveloppe d’un plaid, où l’on savoure un verre face au feu et où les sommets enneigés semblent flotter dans le ciel nocturne. Tout semble pensé pour prolonger la magie de l’hiver.
Dans l’antre de cet élégant hôtel, l’hiver n’est pas une saison : c’est un état d’esprit. On y vient pour skier, se ressourcer, se reconnecter à la nature, mais surtout pour vivre un moment suspendu, entre luxe discret, attention sincère et beauté brute. Lorsque l’on quitte les Dolomites, que la neige crisse sous les pas une dernière fois et que le soleil illumine les crêtes pour saluer le départ, une sensation douce demeure : celle d’avoir trouvé un refuge où l’on respire plus profondément. L’hiver devient non pas une parenthèse, mais un véritable art de vivre.
Les Bains Paris - L’invitation à l’exception
Les Bains Paris
L’invitation à l’exception
Mots : Barbara Wesoly
Photos : DR
Après avoir longtemps régné en maître sur les nuits parisiennes, les Bains Paris ont réinventé en 2015 leur héritage unique sous la forme d’un somptueux hôtel cinq étoiles. Toujours flamboyante, résolument avant-gardiste, l’adresse portée aujourd’hui par Jean-Pierre Marois célèbre la décennie qui, de légende passée, l’a métamorphosée en icône contemporaine.
Certains noms laissent dans leur sillage un parfum mythique. Un rayonnement préservé malgré le passage du temps. C’est le cas des Bains qui, depuis le 19e siècle, envoûtent Paris. L’histoire commence en 1885, lorsque s’ouvrent les Bains Guerbois, thermes privés les plus luxueux de Paris. Un temple de bien-être rapidement devenu haut lieu des rencontres artistiques et philosophiques de l’époque, où se retrouvent aristocrates, intellectuels et dandys de la Ville Lumière. Il n’est pas rare de croiser derrière la façade de briques et l’élégante porte cochère de ceux qui se nomment alors les Bains Guerbois, Zola, Monet, Renoir ou encore Proust. Du moins jusqu’à ce que s’amorce un nouveau siècle, qui voit l’établissement tomber progressivement en désuétude.
Il faut attendre 1978 pour assister à sa résurrection sous l’identité des Bains Douches. Au délassement y succède l’effervescence, transformant le quartier du Marais en panthéon de la fête. Et c’est cette fois David Bowie, Madonna ou encore Mick Jagger qui investissent la scène mondaine du club, son restaurant et sa salle de concert, y croisant le meilleur de la scène culturelle comme de la haute-couture, d’Andy Warhol à Karl Lagerfeld. Si la boîte de nuit est un repère de célébrités en plein âge d’or, elle s’impose aussi en référence underground, impertinente et joyeusement décadente. Référence glamour et transgressive, toujours idolâtrée des noctambules aux quatre coins du globe, bien après sa fermeture, en 2010.
A la croisée du mythe et du présent
Cinq ans plus tard, l’illustre édifice renaît une troisième fois de ses cendres, grâce à Jean-Pierre Marois, qui se fait l’architecte de sa nouvelle incarnation d’hôtel cinq étoiles luxueux et hédoniste. Pour le réalisateur et producteur français, il n’est pas question de complète métamorphose mais au contraire de magnifier l’écho du passé. En compagnie de l’architecte Vincent Bastie et des designers Denis Montel et Tristan Auer, il transforme cet héritage en socle d’un établissement d’une beauté aussi éblouissante qu’atypique. L’élégance de l’immeuble haussmannien d’origine se voit rehaussée de meubles des années 80 et 90 et de touches graphiques ultracontemporaines, dans un cadre où le bordeaux, le brun et le noir priment. Volontairement sombre pour n’en devenir que plus incandescent, entre raffinement et rock’n’roll.
La réception et le salon, à l’élégance typiquement parisienne, aux boiseries et arabesques fin de siècle, mènent au ROXO, bar et âme vivante de l’hôtel, installé en lieu et place de celui des Bains Douches. Transfiguration de cette ère, le plafond pourpre aux formes de gouttes, dont les colonnes descendent jusqu’au sol du dance floor, où les damiers donnent l’illusion de reflets d’eau. Un bar imposant, des tables et des sofas de cuir et d’acajou, mêlent les nuances chocolat, alors qu’au centre de la salle trône un piano à queue prêt à accueillir des concerts live, pour accompagner des cocktails de choix et des assiettes aux accords gourmands.
Éclectique, libre et vivant
Dans les 39 chambres et suites, le jeu de clair-obscur et la superbe alliance d’influences se poursuit. Marbre blanc et carrelages noirs. Marron laqué et velours profond. Réplique de canapé warholien, lampe rétro et œuvres d’art aux murs, achèvent de parfaire le mariage bohème et raffiné, l’âme précieuse et provocatrice à la fois. Faisant pleinement honneur à son essence hédoniste, Les Bains possèdent également un spa, séparé en deux espaces, qui une nouvelle fois confronte les atmosphères et les plaisirs. Au sous-sol, l’iconique piscine carrelée des Bains Douches, conçue aux origines de l’immeuble, a été recréée à l’identique et est complétée par un sauna et un hammam. Tandis que le premier étage abrite le Salon Secret habillé de délicates moulures. Ce boudoir confidentiel et lumineux, propose de divins massages tibétains, thaï, deep tissue ou sur-mesure, aux parfums de trois des douze fragrances Bains Guerbois, pensées par Jean-Pierre Marois pour être des récits olfactifs, véritable mémoire sensorielle des lieux.
Cette fin d’année 2025 marque en effet les 140 ans des Bains et la décennie de son existence hôtelière. Dix ans d’une fête infinie, à cœur battant, dans un lieu qui jamais ne s’endort. Showcases et DJ sets au sein du Club, dont l’atmosphère ténébreuse, vibrante et sensuelle remémore toute la superbe du cadre iconique qui accueillait Prince, Depeche Mode et Joy Division. Mais aussi festival de musique, animations culinaires, talks ou encore expositions artistiques. L’ivresse des sens est constante, la beauté omniprésente, l’art de célébrer, sans cesse réinventé.
CLUB MED SERRE CHEVALIER : la déconnexion réinventée
CLUB MED SERRE CHEVALIER
La déconnexion réinventée
Mots : BARBARA WESOLY
Photos : CLUB MED
Design ensoleillé, activités à la carte et ressourcement au sommet, porté par une rénovation grand format, le Club Med Serre Chevalier a entamé une nouvelle ère, au diapason de la splendeur des Hautes-Alpes.
Plus que toute autre destination, la montagne demeure un éternel appel à l’évasion. Un havre blanc où l’altitude met à distance les interférences et la clameur du monde et où le temps semble retenir son souffle pour permettre à chacune de nos respirations de s’alléger. Avec ses vastes forêts de mélèzes et ses cimes baignées de soleil, 300 jours par an, Serre Chevalier est l’image même de la sérénité des hauteurs. S’étendant du col du Lautaret à la ville de Briançon et jusqu’aux portes du Parc national des Écrins, il fait figure de domaine skiable le plus étendu des Alpes du Sud. Un véritable joyau naturel, berceau de l’emblématique Club Med Serre Chevalier.
Inauguré en 1965, le Resort a accueilli au fil des générations skieurs, randonneurs et sportifs tout-terrain, pour qui sa situation, au cœur de la Vallée de La Guisane et en bordure de pistes, se fait un spot idéal de glisse et de grimpe. Un cadre rêvé, rénové à l’aube de ses soixante ans, pour une immersion immédiate, entre charme, déconnexion et plaisir. C’est l’architecte d’intérieur français Laurent Maugoust qui a donné le ton de cette transformation, réalisée en 10 mois, dont les matériaux traditionnels et la prédominance du bois tout autant que les teintes chaleureuses, sont en parfaite osmose avec le calme serein du décor. Un hymne aux panoramas environnants et plus encore à la région et à son patrimoine, puisque cet immense chalet semblant tout droit sorti d’un hameau de montagne, a pour emblème le cadran solaire typique du Queyras, que l’on retrouve en écho dans la réception, les têtes de lit, les tapis et même les miroirs.
Bonheur freeride
De l’offre culinaire et des activités jusqu’au design, dans le complexe métamorphosé, la beauté est désormais indissociable d’une expérience pensée pour réjouir les petits et grands aventuriers. Ainsi en cuisine, ce sont deux options qui rivalisent de goût. D’une part celle de la gourmandise sous toutes ses formes, au Vauban, restaurant principal, aux poutres de bois blond et lustre de bougies dont l’univers moderne et coloré accueille du petit-déjeuner au dîner un buffet alléchant de plats internationaux. De l’autre, La Meije, du nom du sommet mythique du bassin de l’Oisans, qui raconte les saveurs du pays. Dans une ambiance feutrée de gîte, avec son sol rouge sombre et ses cloches des alpages, on plonge dans la tradition, entre fondues au fromage à l’ail des ours et viandes grillées sur pierre. Tandis que pour les petites faims et les breuvages locaux, direction L’Izoard, bar cosy, où se réchauffer autour d’un grog avec vue sur les massifs et le village de La Salle-les-Alpes.
Mais il n’y a pas que côté table que les univers se croisent, pour démultiplier les possibilités. Le Club Med Serre Chevalier est sans conteste domaine de sensations, escale idéale où découvrir la montagne hors des sentiers battus et s’essayer à la motoneige, au snowbike, au parapente ou encore à la tyrolienne. Et, pour les amateurs de paysages préservés, l’occasion de profiter de somptueuses balades en raquette ou en ski de fond durant lesquelles croiser chamois, hermines et bouquetins, tout en espérant apercevoir près des nuages, les battements d’ailes d’un aigle royal. Mais le Resort n’en demeure pas moins un vrai rendez-vous de lâcher-prise. Un bien-être de tous les instants, qu’il s’agisse de s’installer près du feu crépitant de son salon, ou de se laisser baigner par la douceur de son espace spa et de ses soins signés Payot, ainsi que de son hammam, de ses cours de yoga ou de sa piscine intérieure.
L’harmonie sous toutes ses formes
C’est pourtant dans l’esprit même des lieux que la fusion des genres révèle sa pleine mesure, entre esthétique traditionnelle et allure contemporaine, élégance des espaces et engagement durable. Dans les chambres notamment, refuges cocooning aux coussins moelleux et canapés douillets. Des havres de paix parés de bleu marine, vert sapin et rouge et au panorama de carte postale, dont chaque détail a été pensé pour en limiter l’impact écologique et respecter l’environnement majestueux de la région. Un fil rouge conscient qui imprègne le caractère du resort, ses meubles restaurés et ses matériaux locaux, parant son atmosphère luxueuse d’une âme authentique. Tout au Club Med Serre Chevalier raconte en hiver mais aussi en été, l’équilibre, de l’énergie et de la douceur, des moments en famille comme des soirées enflammées entre amis, de l’animation et de la détente, de la tranquillité et de la fête. Le bonheur, grandeur nature.
DE MER ET D’ART : L’union des horizons de Paradis Apartment
DE MER ET D’ART
L’union des horizons de Paradis Apartment
DE MER ET D’ART
L’union des horizons de Paradis ApartmentMots : BARBARA WESOLY
Photos : MICHA PYCKE
Tout à la fois fenêtre sur le beau et sur les dunes d’Ostende, Paradis Apartment transforme un séjour à la côte en expérience inédite, parenthèse suspendue entre ciel, sable et design.
En panorama extérieur, les vagues de la mer du Nord qui s’étendent à perte de vue et pénètrent par les vastes baies vitrées, dont elles semblent effacer les contours. Pour décor intérieur, les 97 m2 d’un appartement hybride, à mi-chemin de la destination vacances et du lieu d’exposition, où les étagères et les murs accueillent des œuvres uniques. Et dont les sièges, les tapis ou encore les vases sont des créations artisanales. Derrière chaque objet, un artiste émergent ou un designer confirmé de la scène belge comme internationale, dont le travail a quitté les galeries et les ateliers pour se mêler au quotidien. Et au plaisir de moments en famille ou entre amis, au bord des plages ostendaises.
Paradis Apartment est en effet né du désir de ses propriétaires, Albane Paret et Micha Pycke, de donner vie et de partager leur amour de l’art et du design. Ils ont ainsi imaginé un lieu où il pourrait se respirer, se goûter et même se rêver, puisque, du salon et de la cuisine ouverte, aux deux chambres et même à la salle de bain, l’appartement en devient jusqu’à ses moindres recoins, une œuvre à habiter.
Un intérieur en perpétuel mouvement
Un pari joliment réussi. Paradis Apartment surprend autant qu’il séduit. Par son atmosphère chaleureuse, à mille lieues d’un musée figé. Par le dialogue silencieux et pourtant si expressif du design rétro et du contemporain, des touches colorées et de la sobriété. Un dialogue prévu d’ailleurs pour être en constante évolution, puisque chaque objet est disponible à la vente et que l’aménagement des lieux se destine à changer chaque année. Pour le premier anniversaire de son ouverture, l’appartement s’est ainsi offert un nouvel intérieur, aux influences maritimes et au mélange éclectique de créateurs. Face à la mer, les lampes de papier d’Ana Kraš contrastent par leur légèreté avec le massif tapis gris signé Muller Van Severen, dont les teintes rappellent les brise-lames en contrebas. Les textures et les couleurs s’y mêlent, nature brute, comme celles de la table aux formes organiques d’Atelier Thomas Serruys et lignes sophistiquées, à l’image du totem d’aluminium signé STACK. Mais plus que tous les autres, c’est la sérénité qui se révèle le chef-d’œuvre des lieux. Une douceur qui raconte l’art de recevoir.
L’Isle de Leos : quand Patrick Bruel incarne l’art de vivre provençal
L’Isle de Leos : quand Patrick Bruel incarne l’art de vivre provençal
Mots : Olivia Roks
Photos : Bertand Exertier, Francis Vauban
Sous les platanes de L’Isle-sur-la-Sorgue, l’eau chuchote, les roues à aubes tournent, et l’on se surprend à ralentir. L’Isle de Leos Hôtel & Spa MGallery Collection prolonge ce murmure en une échappée lumineuse : un bel hôtel d’art et de plaisirs, imaginé telle une maison avec exigence et cœur par Patrick Bruel. Ici, on savoure la Provence comme un art de vivre simple, précis et vibrant.
A u cœur du Luberon, L’Isle-sur- la-Sorgue déroule ses canaux, ses roues à aubes et ses quais bordés d’antiquaires. La Sorgue y dessine un labyrinthe clair qui invite à flâner, un peu comme dans une Venise provençale où l’on chine, l’on contemple et l’on se laisse porter. Ville d’art, de poésie et de rencontres, elle a su garder cette élégance simple des lieux qui ont une âme.
Depuis le mois de juillet, posé au fil de la rivière, L’Isle de Leos se dresse au cœur de L’Isle-sur-la-Sorgue. Un hôtel flambant neuf bien qu’il semble toujours avoir été là. Le luxueux établissement 5 étoiles se vit telle une grande maison d’hôtes : 49 chambres dont 11 suites, un bar à cocktails, un restaurant, une cave de dégustation, un patio et deux piscines, intérieure et extérieure, rythment la journée au gré des envies. Ici, l’hospitalité se fait précise et chaleureuse, l’adresse jouant idéalement les passeurs entre la ville et la campagne toute proche. On arrive pour un week-end, on reste pour le calme, on revient pour la sensation d’être attendu. L’âme du lieu tient aussi à l’impulsion de son propriétaire, Patrick Bruel, dont le rêve a germé au cœur de son Domaine de Leos tout proche, parmi oliviers, vignes et ruches, la famille s’y retrouve et s’y ressource. Avec l’architecte Rougerie+Tangram et la vigilance des Bâtiments de France, la maison a été rebâtie pour épouser l’histoire du site. Le résultat ? Un repaire de curieux et d’esthètes à l’énergie feutrée et conviviale qui invite autant à la parenthèse qu’aux rencontres.
Une décoration en hommage à la Provence
La signature de l’architecte et décorateur Jean-Philippe Nuel se devine dans l’attention aux matières : bois, pierre, métal patiné, ferronneries délicates, tuiles au teint de soleil. Les matières naturelles sont sur le devant de la scène. Plus de 120 pièces d’art jalonnent également le lieu, à commencer par « L’Âme de la Provence », la majestueuse fresque monumentale de huit mètres, façonnée de tuiles locales et située dans le hall central. Incroyable ! Les meubles ont été chinés auprès des antiquaires de la ville et dialoguent en toute harmonie avec les créations contemporaines. Quant aux chambres, elles se dévoilent comme des refuges de douceur où chaque recoin a une histoire à toucher du regard. Trois éléments chers à Patrick Bruel s’y retrouvent indéniablement : des livres, un olivier et l’historique roue de L’Isle-sur-la-Sorgue. Partout, l’artisanat provençal signe un luxe discret, sensible. Avec L’Isle de Leos, le chanteur et comédien français rend à la Provence tout ce qu’elle lui a offert…
À table
Quand l’estomac s’impatiente, La Roue, le restaurant central de l’adresse, nous accueille. À table, on se délecte d’une cuisine à la fois enracinée dans son terroir mais aussi tournée vers le monde. Depuis une cuisine ouverte, des parfums d’herbes et d’huile nouvelle émanent : truite de l’Isle confite, agneau des Alpilles en croûte de thym, gnocchi au pesto et caponata…
Des saveurs colorées et ensoleillées qui font voyager. Immanquable également : les glaces de la Maison Freto (meilleur glacier de la ville) que l’on peut retrouver au gré des préparations sucrées ou salées. Cette gourmande partition provençale lisible et délicate est signée par le chef Yon Masurel, amoureux des produits du terroir et des saisons. Le dimanche, on ne manque pour rien au monde le généreux brunch qui réunit tribus et amis, et à l’heure de l’apéro, cap sur le bar Nègo Chin pour un 600M au miel de lavande fine ou encore l’OLEA martini à l’olive. Pour prolonger la conversation, la cave Augusta propose une fine sélection de vins, dont ceux produits par le Domaine de Leos. C’est aussi un lieu où l’on aime prendre son temps, que ce soit pour une dégustation guidée, une partie de dames improvisée ou simplement pour discuter autour d’un verre.
Bien-être autour de l’olivier
Le spa de l’hôtel, bien pensé, utilise les cosmétiques L’Olivier de Leos issus du Domaine de Leos. Il s’agit d’ailleurs du premier spa L’Olivier de Leos réparti sur 440 m2 ! Le lieu imagine un voyage sensoriel autour de l’olivier : soins formulés avec les extraits et l’huile vierge extra de la marque riches en polyphé- nols antioxydants, hammam, sauna, snow cave, douches sensorielles, piscine intérieure à jets, salle de fitness… Et on prolonge bien sûr la détente au bord de l’agréable piscine extérieure. Ici, le bien- être ne se proclame pas, il se pratique : une manière de respirer autrement, d’écouter son corps, d’aligner ses sens, à l’image du Domaine de Leos qui inspire ces rituels, entre oliveraie, lumière et patience du temps.
L’Isle de Leos tombe à point nommé : une maison de lumière et de matière qui offre à L’Isle-sur-la-Sorgue un éclat supplé- mentaire et surtout l’envie d’y revenir.

























































