CLUB MED SERRE CHEVALIER : la déconnexion réinventée
CLUB MED SERRE CHEVALIER
La déconnexion réinventée
Mots : BARBARA WESOLY
Photos : CLUB MED
Design ensoleillé, activités à la carte et ressourcement au sommet, porté par une rénovation grand format, le Club Med Serre Chevalier a entamé une nouvelle ère, au diapason de la splendeur des Hautes-Alpes.
Plus que toute autre destination, la montagne demeure un éternel appel à l’évasion. Un havre blanc où l’altitude met à distance les interférences et la clameur du monde et où le temps semble retenir son souffle pour permettre à chacune de nos respirations de s’alléger. Avec ses vastes forêts de mélèzes et ses cimes baignées de soleil, 300 jours par an, Serre Chevalier est l’image même de la sérénité des hauteurs. S’étendant du col du Lautaret à la ville de Briançon et jusqu’aux portes du Parc national des Écrins, il fait figure de domaine skiable le plus étendu des Alpes du Sud. Un véritable joyau naturel, berceau de l’emblématique Club Med Serre Chevalier.
Inauguré en 1965, le Resort a accueilli au fil des générations skieurs, randonneurs et sportifs tout-terrain, pour qui sa situation, au cœur de la Vallée de La Guisane et en bordure de pistes, se fait un spot idéal de glisse et de grimpe. Un cadre rêvé, rénové à l’aube de ses soixante ans, pour une immersion immédiate, entre charme, déconnexion et plaisir. C’est l’architecte d’intérieur français Laurent Maugoust qui a donné le ton de cette transformation, réalisée en 10 mois, dont les matériaux traditionnels et la prédominance du bois tout autant que les teintes chaleureuses, sont en parfaite osmose avec le calme serein du décor. Un hymne aux panoramas environnants et plus encore à la région et à son patrimoine, puisque cet immense chalet semblant tout droit sorti d’un hameau de montagne, a pour emblème le cadran solaire typique du Queyras, que l’on retrouve en écho dans la réception, les têtes de lit, les tapis et même les miroirs.
Bonheur freeride
De l’offre culinaire et des activités jusqu’au design, dans le complexe métamorphosé, la beauté est désormais indissociable d’une expérience pensée pour réjouir les petits et grands aventuriers. Ainsi en cuisine, ce sont deux options qui rivalisent de goût. D’une part celle de la gourmandise sous toutes ses formes, au Vauban, restaurant principal, aux poutres de bois blond et lustre de bougies dont l’univers moderne et coloré accueille du petit-déjeuner au dîner un buffet alléchant de plats internationaux. De l’autre, La Meije, du nom du sommet mythique du bassin de l’Oisans, qui raconte les saveurs du pays. Dans une ambiance feutrée de gîte, avec son sol rouge sombre et ses cloches des alpages, on plonge dans la tradition, entre fondues au fromage à l’ail des ours et viandes grillées sur pierre. Tandis que pour les petites faims et les breuvages locaux, direction L’Izoard, bar cosy, où se réchauffer autour d’un grog avec vue sur les massifs et le village de La Salle-les-Alpes.
Mais il n’y a pas que côté table que les univers se croisent, pour démultiplier les possibilités. Le Club Med Serre Chevalier est sans conteste domaine de sensations, escale idéale où découvrir la montagne hors des sentiers battus et s’essayer à la motoneige, au snowbike, au parapente ou encore à la tyrolienne. Et, pour les amateurs de paysages préservés, l’occasion de profiter de somptueuses balades en raquette ou en ski de fond durant lesquelles croiser chamois, hermines et bouquetins, tout en espérant apercevoir près des nuages, les battements d’ailes d’un aigle royal. Mais le Resort n’en demeure pas moins un vrai rendez-vous de lâcher-prise. Un bien-être de tous les instants, qu’il s’agisse de s’installer près du feu crépitant de son salon, ou de se laisser baigner par la douceur de son espace spa et de ses soins signés Payot, ainsi que de son hammam, de ses cours de yoga ou de sa piscine intérieure.
L’harmonie sous toutes ses formes
C’est pourtant dans l’esprit même des lieux que la fusion des genres révèle sa pleine mesure, entre esthétique traditionnelle et allure contemporaine, élégance des espaces et engagement durable. Dans les chambres notamment, refuges cocooning aux coussins moelleux et canapés douillets. Des havres de paix parés de bleu marine, vert sapin et rouge et au panorama de carte postale, dont chaque détail a été pensé pour en limiter l’impact écologique et respecter l’environnement majestueux de la région. Un fil rouge conscient qui imprègne le caractère du resort, ses meubles restaurés et ses matériaux locaux, parant son atmosphère luxueuse d’une âme authentique. Tout au Club Med Serre Chevalier raconte en hiver mais aussi en été, l’équilibre, de l’énergie et de la douceur, des moments en famille comme des soirées enflammées entre amis, de l’animation et de la détente, de la tranquillité et de la fête. Le bonheur, grandeur nature.
DE MER ET D’ART : L’union des horizons de Paradis Apartment
DE MER ET D’ART
L’union des horizons de Paradis Apartment
DE MER ET D’ART
L’union des horizons de Paradis ApartmentMots : BARBARA WESOLY
Photos : MICHA PYCKE
Tout à la fois fenêtre sur le beau et sur les dunes d’Ostende, Paradis Apartment transforme un séjour à la côte en expérience inédite, parenthèse suspendue entre ciel, sable et design.
En panorama extérieur, les vagues de la mer du Nord qui s’étendent à perte de vue et pénètrent par les vastes baies vitrées, dont elles semblent effacer les contours. Pour décor intérieur, les 97 m2 d’un appartement hybride, à mi-chemin de la destination vacances et du lieu d’exposition, où les étagères et les murs accueillent des œuvres uniques. Et dont les sièges, les tapis ou encore les vases sont des créations artisanales. Derrière chaque objet, un artiste émergent ou un designer confirmé de la scène belge comme internationale, dont le travail a quitté les galeries et les ateliers pour se mêler au quotidien. Et au plaisir de moments en famille ou entre amis, au bord des plages ostendaises.
Paradis Apartment est en effet né du désir de ses propriétaires, Albane Paret et Micha Pycke, de donner vie et de partager leur amour de l’art et du design. Ils ont ainsi imaginé un lieu où il pourrait se respirer, se goûter et même se rêver, puisque, du salon et de la cuisine ouverte, aux deux chambres et même à la salle de bain, l’appartement en devient jusqu’à ses moindres recoins, une œuvre à habiter.
Un intérieur en perpétuel mouvement
Un pari joliment réussi. Paradis Apartment surprend autant qu’il séduit. Par son atmosphère chaleureuse, à mille lieues d’un musée figé. Par le dialogue silencieux et pourtant si expressif du design rétro et du contemporain, des touches colorées et de la sobriété. Un dialogue prévu d’ailleurs pour être en constante évolution, puisque chaque objet est disponible à la vente et que l’aménagement des lieux se destine à changer chaque année. Pour le premier anniversaire de son ouverture, l’appartement s’est ainsi offert un nouvel intérieur, aux influences maritimes et au mélange éclectique de créateurs. Face à la mer, les lampes de papier d’Ana Kraš contrastent par leur légèreté avec le massif tapis gris signé Muller Van Severen, dont les teintes rappellent les brise-lames en contrebas. Les textures et les couleurs s’y mêlent, nature brute, comme celles de la table aux formes organiques d’Atelier Thomas Serruys et lignes sophistiquées, à l’image du totem d’aluminium signé STACK. Mais plus que tous les autres, c’est la sérénité qui se révèle le chef-d’œuvre des lieux. Une douceur qui raconte l’art de recevoir.
L’Isle de Leos : quand Patrick Bruel incarne l’art de vivre provençal
L’Isle de Leos : quand Patrick Bruel incarne l’art de vivre provençal
Mots : Olivia Roks
Photos : Bertand Exertier, Francis Vauban
Sous les platanes de L’Isle-sur-la-Sorgue, l’eau chuchote, les roues à aubes tournent, et l’on se surprend à ralentir. L’Isle de Leos Hôtel & Spa MGallery Collection prolonge ce murmure en une échappée lumineuse : un bel hôtel d’art et de plaisirs, imaginé telle une maison avec exigence et cœur par Patrick Bruel. Ici, on savoure la Provence comme un art de vivre simple, précis et vibrant.
A u cœur du Luberon, L’Isle-sur- la-Sorgue déroule ses canaux, ses roues à aubes et ses quais bordés d’antiquaires. La Sorgue y dessine un labyrinthe clair qui invite à flâner, un peu comme dans une Venise provençale où l’on chine, l’on contemple et l’on se laisse porter. Ville d’art, de poésie et de rencontres, elle a su garder cette élégance simple des lieux qui ont une âme.
Depuis le mois de juillet, posé au fil de la rivière, L’Isle de Leos se dresse au cœur de L’Isle-sur-la-Sorgue. Un hôtel flambant neuf bien qu’il semble toujours avoir été là. Le luxueux établissement 5 étoiles se vit telle une grande maison d’hôtes : 49 chambres dont 11 suites, un bar à cocktails, un restaurant, une cave de dégustation, un patio et deux piscines, intérieure et extérieure, rythment la journée au gré des envies. Ici, l’hospitalité se fait précise et chaleureuse, l’adresse jouant idéalement les passeurs entre la ville et la campagne toute proche. On arrive pour un week-end, on reste pour le calme, on revient pour la sensation d’être attendu. L’âme du lieu tient aussi à l’impulsion de son propriétaire, Patrick Bruel, dont le rêve a germé au cœur de son Domaine de Leos tout proche, parmi oliviers, vignes et ruches, la famille s’y retrouve et s’y ressource. Avec l’architecte Rougerie+Tangram et la vigilance des Bâtiments de France, la maison a été rebâtie pour épouser l’histoire du site. Le résultat ? Un repaire de curieux et d’esthètes à l’énergie feutrée et conviviale qui invite autant à la parenthèse qu’aux rencontres.
Une décoration en hommage à la Provence
La signature de l’architecte et décorateur Jean-Philippe Nuel se devine dans l’attention aux matières : bois, pierre, métal patiné, ferronneries délicates, tuiles au teint de soleil. Les matières naturelles sont sur le devant de la scène. Plus de 120 pièces d’art jalonnent également le lieu, à commencer par « L’Âme de la Provence », la majestueuse fresque monumentale de huit mètres, façonnée de tuiles locales et située dans le hall central. Incroyable ! Les meubles ont été chinés auprès des antiquaires de la ville et dialoguent en toute harmonie avec les créations contemporaines. Quant aux chambres, elles se dévoilent comme des refuges de douceur où chaque recoin a une histoire à toucher du regard. Trois éléments chers à Patrick Bruel s’y retrouvent indéniablement : des livres, un olivier et l’historique roue de L’Isle-sur-la-Sorgue. Partout, l’artisanat provençal signe un luxe discret, sensible. Avec L’Isle de Leos, le chanteur et comédien français rend à la Provence tout ce qu’elle lui a offert…
À table
Quand l’estomac s’impatiente, La Roue, le restaurant central de l’adresse, nous accueille. À table, on se délecte d’une cuisine à la fois enracinée dans son terroir mais aussi tournée vers le monde. Depuis une cuisine ouverte, des parfums d’herbes et d’huile nouvelle émanent : truite de l’Isle confite, agneau des Alpilles en croûte de thym, gnocchi au pesto et caponata…
Des saveurs colorées et ensoleillées qui font voyager. Immanquable également : les glaces de la Maison Freto (meilleur glacier de la ville) que l’on peut retrouver au gré des préparations sucrées ou salées. Cette gourmande partition provençale lisible et délicate est signée par le chef Yon Masurel, amoureux des produits du terroir et des saisons. Le dimanche, on ne manque pour rien au monde le généreux brunch qui réunit tribus et amis, et à l’heure de l’apéro, cap sur le bar Nègo Chin pour un 600M au miel de lavande fine ou encore l’OLEA martini à l’olive. Pour prolonger la conversation, la cave Augusta propose une fine sélection de vins, dont ceux produits par le Domaine de Leos. C’est aussi un lieu où l’on aime prendre son temps, que ce soit pour une dégustation guidée, une partie de dames improvisée ou simplement pour discuter autour d’un verre.
Bien-être autour de l’olivier
Le spa de l’hôtel, bien pensé, utilise les cosmétiques L’Olivier de Leos issus du Domaine de Leos. Il s’agit d’ailleurs du premier spa L’Olivier de Leos réparti sur 440 m2 ! Le lieu imagine un voyage sensoriel autour de l’olivier : soins formulés avec les extraits et l’huile vierge extra de la marque riches en polyphé- nols antioxydants, hammam, sauna, snow cave, douches sensorielles, piscine intérieure à jets, salle de fitness… Et on prolonge bien sûr la détente au bord de l’agréable piscine extérieure. Ici, le bien- être ne se proclame pas, il se pratique : une manière de respirer autrement, d’écouter son corps, d’aligner ses sens, à l’image du Domaine de Leos qui inspire ces rituels, entre oliveraie, lumière et patience du temps.
L’Isle de Leos tombe à point nommé : une maison de lumière et de matière qui offre à L’Isle-sur-la-Sorgue un éclat supplé- mentaire et surtout l’envie d’y revenir.
L’HÔTEL JULIEN SE RÉINVENTE SANS PERDRE SON ÂME
L’HÔTEL JULIEN SE RÉINVENTE SANS PERDRE SON ÂME
Mots : NICOLAS DE BRUYN
Photos : YVES DRIEGHE
Vingt ans après son ouverture, l’Hôtel Julien, pionnier des boutique-hôtels à Anvers, a rouvert ses portes après une métamorphose ambitieuse. Sous l’impulsion du duo formé par Bea Mombaers, décoratrice d’intérieur, et Peter Ivens, architecte d’intérieur, l’adresse emblématique conjugue aujourd’hui patrimoine et raffinement contemporain, tout en préservant l’atmosphère intime qui a forgé sa réputation.
Au cœur historique d’Anvers, derrière les façades du XVIe siècle de la Korte Nieuwstraat, l’Hôtel Julien s’est imposé, dès 2004, comme un refuge élégant et discret. Avec ses 21 chambres, son bar, sa terrasse sur le toit et son espace wellness, l’établissement s’est rapidement taillé une place à part dans le paysage hôtelier anversois. Mais après deux décennies, l’heure était venue d’offrir une nouvelle dynamique à cette adresse emblématique.
La propriétaire, Mouche Van Hool, souhaitait offrir un nouveau souffle à l’hôtel sans en trahir l’esprit d’origine. Elle a donc choisi de confier la rénovation à deux complices de longue date : Bea Mombaers, décoratrice d’intérieur au style de luxe discret, et Peter Ivens, architecte d’intérieur reconnu pour sa capacité à révéler l’atmosphère des lieux. Un duo qu’elle connaît et admire, et en qui elle a trouvé la garantie d’une transformation fidèle à la philosophie de l’Hôtel Julien : un boutique-hôtel intime, chaleureux et raffiné, pensé comme une maison d’amis.
Leur intervention a consisté à réinventer sans bouleverser. Pas question de toucher à la circulation originelle, mais de renforcer l’atmosphère avec des matériaux massifs et patinés, du mobilier sur mesure et une mise en lumière pensée avec PS Lab. Dans le salon, le bar ou la salle du petit-déjeuner désormais servis à la carte, tout respire la sophistication sans ostentation.
Cette rénovation marque aussi une première : si Mombaers et Ivens signent depuis quinze ans des projets résidentiels remarqués en Belgique comme à l’étranger, l’Hôtel Julien est leur première incursion dans l’hôtellerie.
Cette métamorphose ne change pas l’essentiel : à l’Hôtel Julien, on oublie vite l’extérieur. On y vient pour dormir, mais on y reste pour l’atmosphère : un verre au bar feutré, un moment suspendu au spa, un petit-déjeuner hyper savoureux. Ici, le temps ralentit, les volumes apaisent, la lumière caresse la pierre. Une adresse qui se vit autant qu’elle se décrit.
L’HOSTELLERIE CÈDRE & SPA : la Bourgogne en majesté, le temps d’une parenthèse étoilée
L’HOSTELLERIE CÈDRE & SPA
La Bourgogne en majesté, le temps d’une parenthèse étoilée
L’HOSTELLERIE CÈDRE & SPA
La Bourgogne en majesté, le temps d’une parenthèse étoilée
Mots : Nicolas De Bruyn
Photos : DR
À Beaune, capitale des grands vins de Bourgogne, l’Hostellerie Cèdre & Spa cultive l’art du raffinement sans ostentation. Hôtel intimiste, table étoilée, spa voûté : tout y est pensé pour faire du séjour une pause sensorielle et sereine. Le temps d’une échappée, nous avons savouré l’instant, entre volupté et découverte d’un patrimoine culturel et œnologique d’exception.
Il est des lieux qui, dès le seuil franchi, vous enveloppent dans une atmosphère si chaleureuse qu’un sentiment de quiétude s’installe naturellement. Face aux remparts de la vieille ville de Beaune, à deux pas des célèbres Hospices, l’Hostellerie Cèdre & Spa, hôtel cinq étoiles à l’élégance discrète, incarne cette promesse d’un ailleurs apaisé.
Dominant un jardin paisible, les cèdres majestueux et centenaires veillent sur la maison à laquelle ils ont donné leur nom. Leurs ombres tutélaires propagent cette élégance tranquille, jusqu’au cœur de l’établissement. Derrière la façade raffinée de cette demeure de caractère se dévoile un univers feutré, propice au temps suspendu.
Le salon et son bar aux accents british, où quelques profonds canapés en cuir fauve et des fauteuils enveloppants invitent à s’attarder, offrent un décor chaleureux. Un cadre idéal pour un moment gourmand au coin du feu.
Les 40 chambres et suites signées par l’architecte Marie Courdouan cultivent une esthétique discrète. La nôtre, baignée de lumière et ponctuée de bleu profond, s’ouvre sur le jardin : une vue splendide où se dressent les cèdres séculaires. Deux fauteuils aux courbes enveloppantes font écho à cette douceur et prolongent l’harmonie jusqu’au coin salon.
Saveurs d’auteur au Clos du Cèdre
C’est dans une élégante maison de maître vigneron du XIXe siècle, attenante à l’Hostellerie, que nous découvrons le Clos du Cèdre, le restaurant gastronomique étoilé de la maison. Dans l’intimité feutrée des salons d’époque, entre moulures, miroirs dorés et parquet ancien, chaque table semble installée pour une conversation à voix basse.
En cuisine, le chef Jordan Billan signe une partition personnelle, enracinée dans une exigence de goût plus que dans une lecture attendue du terroir. Ici, la carte joue sur les contrastes : Homard bleu Breton, tartelette tomates et huile d’olive, Gaspacho tomates & fraises, crème glacée câpres (un délice), Pigeon rôti et fumé au foin, cuisse confite & cromesquis d’abats, Morille farcie ail noir & petit-pois mentholé, jus au foin et vinaigre vin jaune, ou encore Truite bio Ikejime & saucisse de Morteau, spaghettis de courgettes et pesto de basilic, sauce terre & mer. En dessert, un Parfait glacé nectarine et mousse anis de Flavigny, sorbet fenouil conclut cette signature singulière jusqu’à la dernière cuillerée.
L’expérience est sublimée par une carte des vins impressionnante, forte de plus de 600 références, dont une sélection remarquable de crus de Bourgogne. De quoi faire dialoguer l’assiette avec le verre, dans un registre tout aussi nuancé.
Sous les voûtes, le lâcher-prise
Le lendemain, nous descendons dans la cave voûtée qui abrite le Spa Nuxe. La lumière se fait douce, les pierres respirent la sérénité. Trois cabines, un hammam, un jacuzzi privatif, une tisanerie. Entre les mains expertes des praticiennes, le soin Signature nous entraîne dans un voyage sensoriel inspiré de l’Apothicairerie de l’Hôtel- Dieu. Un instant de plénitude en parfaite harmonie avec l’âme du Cèdre.
Au cœur d’un patrimoine historique
Depuis l’Hostellerie, il ne nous faut que quelques minutes de marche pour rejoindre le centre historique de Beaune, ville médiévale ceinte de remparts. Incontournable, l’Hôtel-Dieu des Hospices s’impose comme l’un des bâtiments les plus emblématiques de la région. Avec ses toits en mosaïque de tuiles vernissées, il figure parmi les joyaux de l’architecture gothique bourguignonne. C’est aussi un domaine viticole de renom : chaque année, le troisième dimanche de novembre, s’y tient la plus célèbre vente de charité vinicole du monde.
À vélos électriques, nous empruntons la Voie des Vignes, une véloroute accessible aux cyclistes comme aux randonneurs. Elle chemine entre les ceps et relie des villages embléma- tiques, réputés pour leurs cépages. Les domaines se succèdent le long du parcours, souvent signalés par une simple plaque sur un muret, parfois ouverts à la curiosité des amateurs. Nous parcourons ainsi quelque soixante kilomètres jusqu’à Nuits- Saint- Georges.
Le jour suivant, changement de monture : à bord d’une Mini Moke, nous poursuivons l’exploration en toute liberté le long de la Route des Grands Crus. De Pommard à Volnay, en passant par Chassagne-Montrachet, chaque village raconte un pan du vignoble bourguignon. La route serpente entre murets de pierre et rangs de vignes aux noms évocateurs.
À l’approche de Santenay, le moulin à vent Sorine capte notre regard. Le panorama nous semble idyllique pour déguster l’appétissant panier pique-nique préparé rien que pour nous par l’Hostellerie. En bordure des vignes, à l’ombre d’un grand chêne, nous dressons sur une nappe rayée, la table du jour. Un moment simple, mais d’une rare intensité. Nous ache- vons cette virée par une dégustation au Domaine du Château Philippe le Hardi, où les flacons révèlent tout le caractère du terroir dont ils sont issus.
En quelques jours, nous avons découvert une adresse aussi discrète qu’attentive, et une région qui sait conjuguer patri- moine, goût et paysage. Une échappée dense et sans fausse note qui donne envie de prolonger l’instant, comme un dernier verre.
ICI ON THE WATER : le bonheur d’une escale hors du temps
ICI ON THE WATER
Le bonheur d’une escale hors du temps
ICI ON THE WATER
Le bonheur d’une escale hors du temps
Mots : Barbara Wesoly
Photos : ELLES VISUELLES
Après des cocons suspendus parmi les arbres et des chalets campés dans de bucoliques pâturages, ICI dévoile ICI On the Water, nouveau cadre de rêves enchanteurs, cette fois au fil de l’eau.
Il y a les logements insolites dont la raison d’être est de nous transporter au cœur de l’atypique, dans un lieu qui respire la surprise. Et puis, il est des lieux qui eux sonnent comme un retour à l’essentiel, à l’instant, à l’émotion. C’est cette seconde intention qui anime Tim Goes et Toon Haverals, les entrepreneurs belges ayant fondé ICI et dont les adresses, qu’elles soient proches des nuages ou des champs, souhaitent raviver notre lien à la nature par un rendez-vous en tête à tête. Une rencontre, loin des obligations et des attentes, qui ne peut que conduire au coup de foudre
L’invitation à ressentir
Un vœu une nouvelle fois exaucé par ICI On the Water. Dans un havre vert du Hainaut, à proximité de Beaumont, six cabanes au design futuriste sont posées en bord de rivière, au milieu de la végétation. Après une arrivée sur un chemin de terre, au chant des oiseaux, la découverte de ces blocs imposants de quinze mètres déroute. Du moins jusqu’à réaliser qu’ils sont recouverts de miroirs, les transformant en fresque envoûtante, reflet des arbres et des rayons de soleil. De l’autre côté de ces vastes rectangles, face aux rives de la Hantes, ce sont de grandes baies vitrées qui ouvrent l’espace sur la beauté du paysage. Dans un décor de bois foncé, salon, cuisine, chambre et salle de bain communiquent, renforçant encore l’impression d’un espace où intérieur et extérieur se confondent. Le mobilier et l’atmosphère, aussi joliment épurés que sobres, sont personnalisés pour chaque logement. Et toujours pensés pour accueillir avec chaleur et délicatesse, mais sans s’imposer, sans retenir. Car c’est bien la sensorialité qui prime. Le murmure des feuilles. Le ronronnement de l’eau. Le silence qui berce. Et on se surprend à ralentir, le temps et les gestes. À oublier où l’on se trouve. Rappel que finalement la destination c’est avant tout soi et ceux qui nous accompagnent. Les deux printemps à venir verront respectivement l’ouverture de sept et huit nouvelles cabanes, avec en 2026 des versions sur pilotis et en 2027 des modèles flottant sur la rivière. Et l’on gage qu’ils laisseront la même empreinte que leurs prédécesseurs. Le désir de s’ancrer indéfiniment. Ici et maintenant.
HOSTELLERIE BRIQUETERIE & SPA : la Champagne en toute quiétude
HOSTELLERIE
BRIQUETERIE & SPA
La Champagne en toute quiétude
HOSTELLERIE
BRIQUETERIE & SPA
La Champagne en toute quiétude
Mots : Nicolas De Bruyn
Photos : Xavier Ferrand
À proximité d’Épernay, capitale historique du champagne, l’Hostellerie Briqueterie & Spa ouvre un nouveau chapitre. Entièrement repensée en 2024, cette adresse 5 étoiles Relais & Châteaux conjugue raffinement discret, cadre naturel d’exception et art de vivre champenois, au cœur des vignes paisibles.
À Vinay, petite commune nichée dans les coteaux à quatre kilomètres d’Épernay, l’Hostellerie Briqueterie & Spa cultive depuis plus de cinquante ans une certaine idée de l’élégance. Rouverte en 2024, après cinq mois de rénovation menée par le groupe Beauvallon Collection, également propriétaire de l’Hostellerie Cèdre & Spa en Bourgogne, cette maison cinq étoiles renaît dans une version modernisée, mais fidèle à son âme.
Blottie dans un parc de quatre hectares, la demeure de caractère se dévoile : murs de vigne vierge, pièces d’eau, fontaine. Les charpentes apparentes, conservées avec soin, rappellent l’architecture locale. Autour de nous, les vignes ondulent à perte de vue, telle une mer verte qui enlace la propriété.
Les quarante chambres et suites ont été repensées par l’architecte Marie Courdouan. La nôtre séduit d’emblée par ses dimensions généreuses, sa vue sur la nature environnante et ses tonalités apaisantes. Aux blancs lumineux s’ajoutent un gris taupe cendré et un kaki profond, qui structurent l’espace avec douceur. Dans la salle de bain, le terrazzo habille le sol et les murs assurant une belle continuité graphique.
Avant de passer à table, halte au bar lounge. Fauteuils profonds, lumière tamisée, cheminée en pierre, bouteilles alignées comme une promesse. Face au feu, nous dégustons une coupe de cham- pagne Bouché, Cuvée Réservée Brut, dans une atmosphère feutrée, propice à la déconnexion.
Une cheffe inspirée, deux atmosphères
Le restaurant gastronomique « Alcôve » nous accueille dans un écrin de lumière. Par un large bow-window, la vue se prolonge vers le parc, ses haies taillées et sa fontaine. Tables nappées de blanc, assises vert mousse, luminaires en laiton : un décor feutré et contemporain, pensé pour laisser la nature entrer avec discrétion.
La cheffe Nawal Rezagui signe une cuisine du cœur, nourrie par ses racines marocaines et portée par les produits de saison, parfois cueillis dans le potager de l’hostellerie. Le menu Découverte déroule des assiettes contrastées, comme un flan iodé, thon fumé de l’île d’Yeu, citron et caviar « Sturia » ; un lieu jaune de ligne, courgette et sa fleur farcie, menthe, velours de poisson ; ou une brunoise de fenouil croquant du jardin, meringue vapeur parfumée, crumble yaourt. Coup de cœur pour cette dernière, aussi légère que maîtrisée.
Changement de décor au « Bistrot », plus décontracté mais fidèle au même esprit. Notre belgitude reconnaît les assises et tables en bois blond signées Vincent Sheppard, figure incontourn- able du design belge contemporain. Le petit déjeuner s’y déploie sur deux grandes tables en chêne massif, avec des produits locaux et des pâtisseries maison. À midi et certains soirs, la carte bistronomique suit la saison : tomate ancienne, pastèque, basilic et brebis d’Argonne ; risotto « RIZONI » de chez Papote, tomate, olive Kalamata, burrata.
Un Spa signé Maison Caulières
Le spa nous enveloppe dans une ambiance apaisante, entre bois clair, matières naturelles et lumière douce. Deux cabines, dont une duo, un hammam, une salle de fitness, et surtout une piscine intérieure chauffée, bordée d’une verrière ouverte sur le jardin. Dans son prolongement, un jacuzzi bouillonnant pour relâcher les tensions.
Côté soins, nous optons pour un massage du dos Maison Caulières, aux gestes enveloppants et textures chaudes. Le corps se relâche lentement, porté par une sensation de calme dense. Le soin visage Codage séduit par sa précision, son confort, sa qualité d’exé- cution. Un moment de pure attention, apaisant et régénérant.
Des bulles plein les yeux
Épernay célèbre cette année les cent ans de sa mythique Avenue de Champagne, surnommée les « Champs-Élysées du champagne ». Parmi ses Maisons emblématiques figurent Mercier, Perrier-Jouët et l’illustre Moët & Chandon. Pour en mesurer toute la richesse, il faut descendre sous terre, où repose un trésor : cent dix kilomètres de caves taillées à la main dans un banc de craie abritant plus de 200 millions de bouteilles.
L’année 2025 marque le dixième anniversaire de l’inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, une reconnaissance internationale du savoir-faire champenois et de son paysage culturel unique. En décembre, la ville fêtera les 25 ans des « Habits de Lumière », son grand événement festif.
Centre de l’œnotourisme, la capitale du champagne constitue également un point de départ idéal pour sillonner la Route du Champagne. Des villages typiques aux collines couvertes de vignes, en passant par les caves prestigieuses ou familiales, chaque halte révèle une facette authentique du terroir. À Damery, nous avons découvert la Maison Prévoteau-Perrier, qui propose des cuvées abordables et pleines de caractère. Le Domaine Naxhelet et le Château de Mirwart, deux établissements belges renommés, viennent eux aussi y faire leurs sélections. Après la visite des caves et les dégustations, difficile de résister à la tentation de repartir avec quelques bouteilles soigneusement choisies.
LE WESTMINSTER : là où la légende continue de s’écrire
LE WESTMINSTER
Là où la légende continue de s’écrire
Mots : Barbara Wesoly
Photos : DR
Joyau de l’architecture art déco autant que symbole des années folles, Le Westminster semble défier le temps, gagnant en majesté au fil des décennies. Adresse incontournable de la station du Touquet-Paris-Plage depuis plus d’un siècle, l’hôtel incarne toute la beauté de celle que l’on surnomme « La perle de la Côte d’Opale ».
C’est une destination célèbre et célébrée qui conserve pourtant des airs de refuge. Un nom emblématique qui continue malgré tout de ressembler à un secret bien gardé. Le Touquet-Paris-Plage, c’est 113 ans d’une histoire qui s’écrit dans la douceur des contraires. Ceux d’un dépaysement tout proche de la Ville Lumière et du raffinement d’une station balnéaire huppée au cœur du panorama sauvage de la Côte d’Opale. On y vient pour la beauté de ses forêts de pins et de ses dunes de sable fin, comme pour ses boutiques et ses élégantes villas. Pour goûter aux promenades à cheval et flâner à la découverte de ses monuments et galeries d’art. Pour la vie estivale, bruissant d’animation autant que pour le charme d’une escale paisible hors saison. On y vient aussi, immanquablement, pour Le Westminster.
Au fil raffiné des époques
Dans un centre-ville aux larges allées bordées de jardins, sa façade de briques roses et pierres blanches, sculptée par des bow-windows donne le ton, celui d’un hôtel demeuré emblème du Touquet depuis sa construction en 1924. Un cadre d’une élégance impériale, mais aussi d’un impressionnant patrimoine historique, marqué par le passage d’hommes d’État et d’artistes internationaux. Et dont la légende raconte même qu’il aurait abrité l’écriture de Casino Royale, premier James Bond, lors d’un séjour de Ian Fleming. Une adresse longtemps lieu de rencontre de la haute société parisienne comme londonienne dont le patronyme et l’architecture révèlent la profonde influence anglo-normande qui baigne la station. Porté par son succès, Le Westminster s’est doté d’une seconde aile, à peine deux ans après son ouverture. Mais c’est pourtant une autre transformation, neuf décennies plus tard, qui paracheva son statut d’icône. Celle, réalisée en 2019 lors de son rachat par le prestigieux groupe hôtelier Barrière. Une rénovation orchestrée avec panache par l’architecte et décorateur Bruno Borrione, qui le propulsa au rang de seul établissement cinq étoiles de la région.
Le défi était pourtant de taille. Revisiter l’esprit, sans en effacer le caractère, ce mélange purement touquetois d’architecture art déco et de luxe feutré, façon manoir britannique. Il n’aurait pu être plus réussi. Porte à tambours, comptoirs en bois noble et escaliers en marbre, les éléments restaurés demeurent partout les témoins d’un âge d’or subtilement modernisé. La plus impressionnante étant la majestueuse cage d’ascenseur en ferronnerie et verre, au centre du grand hall, dont les arabesques de métal et le W signature se retrouvent également à chacun des quatre étages de l’hôtel. L’établissement abrite 104 chambres et suites, où le prestige contemporain rencontre les codes des années folles. Laque et marbre, cuir tabac et chêne fumé, les matériaux sont précieux, les teintes royales, bleu de Prusse, rouge Basque, gris et sable. Un dialogue entre présent et héritage qui passe aussi par l’art qui ponctue les espaces de l’hôtel.
Goûter au meilleur
Parce qu’il ne serait de cinq étoiles sans table, Le Westminster abrite également de jolies histoires gastronomiques menées par le chef William Elliott, aux commandes de son offre culinaire depuis trente ans. Un récit prestigieux pour Le Pavillon, restaurant étoilé où l’on vient profiter d’une élégante cuisine française entre terre et mer, agrémentée d’associations créatives. Un rendez-vous exclusif puisque son salon feutré et sa terrasse ensoleillée n’accueillent que vingt à trente convives par service. À moins de préférer une fable bistronomique inspirée des grands classiques de l’hexagone et de s’inviter à La Table du West. Dans l’atmosphère dorée de ses murs de bois blonds et face à sa cuisine ouverte, les incontournables sole meunière et huîtres normandes croisent les découvertes savoureuses, comme la ceviche de daurade royale, houmous de courgette jaune ou les ravioles de faisselle, marjolaine. Deux rendez-vous gourmands s’ajoutent également au menu. L’un dans la salle des Ambassadeurs, théâtre végétal du buffet du petit-déjeuner de l’établissement et de son somptueux brunch du dimanche. Et le tea time, en pure tradition britannique, dont on savoure les scones et les pâtisseries dans le salon du Bar du West, dont l’ambiance distinguée et cosy à la fois nous appelle à revenir y prendre un verre à la nuit tombée. L’expérience se poursuit avec volupté du côté du spa Nuxe de l’établissement, lui aussi récemment repensé. Entre plongeon dans la piscine et soins personnalisés, la parenthèse se fait aussi douce que les lieux. Et érige définitivement Le Westminster en joyau du Touquet, à l’alliance parfaite d’âme et d’élégance.
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Vagues de bien-être au GRAND HÔTEL DES THERMES DE SAINT-MALO
Vagues de bien-être au
GRAND HÔTEL DES THERMES DE SAINT-MALO
Mots : Nicolas De Bruyn
Photos : DR
Trônant sur la splendide plage du Sillon, le célébrissime Grand Hôtel des Thermes de Saint-Malo invite à une parenthèse régénérante, portée par les bienfaits de la thalassothérapie, le confort d’un établissement d’exception et le charme intemporel de la cité corsaire. Entre sable blond, embruns vivifiants et élégance feutrée, chaque instant y devient une promesse de lâcher-prise.
Reconnu sous le nom de Grand Hôtel des Thermes, ce prestigieux établissement se dresse face à la mer depuis plus d’un siècle. C’est en 1883 qu’il voit le jour sous l’appellation Grand Hôtel de Paramé, à l’initiative d’un banquier parisien. Très vite, il devient une adresse en vue de la côte d’Émeraude, fréquentée par l’aristocratie et la bourgeoisie française, anglaise et russe séduites par les bienfaits de l’air marin et les débuts de la villégiature balnéaire.
En 1963, le docteur Heger y fonde l’un des tout premiers centres de thalassothérapie en France, tirant parti des ressources marines pour offrir des soins aux vertus thérapeutiques. En 1981, l’histoire prend un nouveau tournant lorsque Serge Raulic rachète l’ensemble. Sous son impulsion, l’adresse cinq étoiles entre dans une nouvelle ère, alliant tradition hôtelière, innovation thérapeutique et excellence de service. Une vision toujours soutenue aujourd’hui par Serge, Olivier et Charlotte Raulic.
Ancré dans l’histoire sans jamais cesser de se réinventer, le Grand Hôtel des Thermes est bien plus qu’un simple hôtel de luxe : c’est une destination à part entière. Dans un monde où le stress règne en maître, les attraits d’un séjour au sein de ce monument du patrimoine malouin sont multiples.
Au cœur des Thermes, la mer comme source de soin
Si l’élégance du lieu séduit au premier regard, c’est la qualité des soins marins qui fait la différence. Depuis plus de soixante ans, le Grand Hôtel des Thermes fait figure de référence en matière de thalassothérapie. Élaborés par des experts et réalisés par des professionnels formés sur place, les protocoles de soins associent technicité et écoute.
Ici, les bains à jets, les enveloppements aux algues, les drainages marins et les massages sous affusions sont autant de rituels qui soulagent, revitalisent et apaisent. Parmi les installations les plus emblématiques du centre, le parcours Aquatonic® occupe une place à part. Véritable signature des Thermes Marins, ce bassin d’eau de mer chauffée, animé par près de 200 jets sous-marins, propose un enchaînement de zones de massage, de turbojets et de bains à bulles. On y chemine lentement, presque en apesanteur, à travers un labyrinthe aquatique pensé pour activer la circulation, détendre les tensions musculaires et revitaliser l’ensemble du corps.
Des soins pour chaque parcours de vie
Cette année, le séjour « Mer & Starter Poids de forme » se distingue comme une réponse concrète aux besoins d’accompagnement en amont d’une perte de poids. Toujours fidèle à sa vocation d’accueil des jeunes mamans, l’institution bretonne propose également un nouveau soin « Future Maman », une véritable bulle de bien-être prénatal. Quant au séjour emblématique « Mer & Maman Bébé », il a été entièrement réinventé dans un esprit global de cocooning.
Dormir aux rythmes des marées
Les 177 chambres et suites, aux noms inspirés de l’univers marin, déclinent un art du repos élégant et feutré. Certaines s’ouvrent sur la plage, avec pour musique de fond le son de la mer. Un bonheur qu’on apprécie à toute heure.
Le goût du bien-être
Le chef Daniel Le Guénan et le chef pâtissier Sylvain Dahirel signent une partition à quatre mains dans les restaurants de l’hôtel. Au Cap Horn, avec sa vue spectaculaire sur la baie de Saint-Malo, la carte met en lumière les circuits courts et les produits du terroir. La marinière de coquillages glacés, gelée de concombre et vinaigrette safran, ou le galet de mousse aux céréales torréfiées, miel, citron confit et lait ferment illustrent avec finesse l’esprit du menu Prestige. À La Verrière, l’assiette s’inscrit dans une approche plus légère, élaborée avec la nutritionniste de l’établissement, toujours sans compromis sur la gourmandise. Les calories y sont même indiquées à la carte. Enfin, le bar La Passerelle invite à contempler l’un des plus beaux spectacles naturels qui soient : le ballet hypnotique des marées, qui transforment le paysage à chaque heure du jour.
Face à la plus belle plage de France
Sa situation en bordure de la grande plage du Sillon est en elle-même une promesse d’évasion. Depuis ses fenêtres, l’horizon s’ouvre sur l’une des plages les plus emblématiques de France, réputée pour son sable doré, ses eaux claires et sa vue imprenable sur la vieille ville intra-muros, le Fort National et la digue de Rochebonne. Longue de trois kilomètres, cette plage est protégée par un alignement de brise-lames en chêne, dressés face à la force des vagues. Elle se révèle idéale pour la baignade, mais aussi pour des activités sportives à découvrir grâce au pass préférentiel de l’hôtel : paddle, planche et char à voile, surf, catamaran ou encore plongée.
Ancrage malouin
Joyau architectural de la Bretagne, Saint-Malo invite à la flânerie dans l’intra-muros, cœur historique protégé par ses remparts. Ses ruelles pavées, ses demeures d’armateurs et son atmosphère chargée d’épopées corsaires racontent l’âme de la cité. On s’y attable autour d’une galette de sarrasin à la Maison Hector, avant de rejoindre l’îlot du Grand Bé, où repose Chateaubriand. Sur son tombeau, ni nom ni date. Juste cette inscription : « Un grand écrivain français a voulu reposer ici pour n’entendre que la mer et le vent. Passant, respecte sa dernière volonté. » On le comprend !
LA RÉSERVE PARIS, là où le luxe devient intime
LA RÉSERVE PARIS
Là où le luxe devient intime
Mots : Nicolas De Bruyn
Photos : Grégoire Gardette
Au cœur du Triangle d’Or, là où bat l’âme de la capitale française, La Réserve Paris – Hotel and Spa incarne une forme de perfection discrète. Membre du cercle très restreint des « Palaces » français, couronnée Meilleur hôtel du monde par La Liste 2025, cette adresse imaginée par Michel Reybier propose bien plus qu’un séjour : une immersion dans l’élégance, le raffinement et l’excellence du service. Une décennie déjà consacrée à l’exception.
Entre l’avenue Montaigne et le Faubourg Saint-Honoré, l’hôtel se révèle comme une confidence, dissimulé derrière une façade haussmannienne. Dans l’ancien hôtel particulier du Duc de Morny, revisité avec maestria par le décorateur Jacques Garcia, objets, matières et volumes entrent en résonance avec l’histoire des lieux, marquée par la Belle Époque : lustres scintillants, cheminées en marbre, bois précieux, étoffes somptueuses, œuvres d’art, et des escaliers qui semblent porter en eux des siècles de splendeur.
L’art de recevoir
C’est notre première fois à La Réserve Paris, mais tout donne le sentiment d’un retour. Nous sommes accueillis comme si nous étions déjà familiers des lieux, de ces couloirs feutrés aux tapis lie-de-vin et murs pourpres ponctués de cadres choisis, menant à des portes noires soulignées de filets dorés derrière lesquelles se répartissent seulement vingt-cinq chambres et quinze suites.
La nôtre, la Suite Eiffel s’ouvre comme un appartement parisien du début du XXe siècle. Moulures sculptées, appliques dorées, rideaux drapés, bois sombres et velours profonds composent une élégance classique, ponctuée de pièces chinées chez des antiquaires parisiens.
La salle de bain mérite qu’on s’y attarde.Entièrement habillée de marbre de Carrare, elle se distingue par une imposante douche à l’italienne et une spectaculaire baignoire en métal poli, à l’effet miroir. Ses lignes doucement galbées lui confèrent l’allure d’un objet d’art.
Depuis le balcon aux balustrades finement sculptées, la vue est celle des amoureux de Paris. L’avenue Gabriel s’étire à nos pieds, la tour Eiffel s’élève au loin, et le Grand Palais se dévoile entre les feuillages. Un panorama à contempler à toute heure, surtout lorsque la ville Lumière commence à scintiller.
À notre arrivée, notre butler particulier est là, discret. Rien n’a été demandé, tout semble déjà pensé. Dans la chambre, un coussin de grossesse, un hochet sur la table de chevet. Dans le salon, un bouquet de fleurs blanches, une bouteille de champagne sans alcool, un assortiment de douceurs. Le bar privé, somptueusement garni, étincelle, prêt à satisfaire toutes les envies.
Autant de gestes délicats qui nous touchent. Nous allons devenir parents. Si l’information figurait sur la réservation, c’est la justesse de ces attentions qui retient notre regard.
Une cuisine à la mesure du lieu
Le soir venu, nous découvrons La Pagode de Cos, le restaurant contemporain de La Réserve Paris. Une carte dictée par les saisons, orchestrée par le chef triplement étoilé Jérôme Banctel. Chaque assiette célèbre le terroir avec finesse et équilibre. Le ceviche de daurade côtoie une burrata toute en douceur, les tagliolini au homard répondent à un hamburger maison soigné jusque dans les détails. Et les desserts jouent la partition de la gourmandise maîtrisée : tartelette framboise, vacherin fraise-rhubarbe, tiramisu glacé signature, ou encore la célèbre tarte au chocolat du Gabriel. Dans les verres, un Bordeaux et un Saint-Estèphe du Château Cos d’Estournel rappellent l’autre passion de Michel Reybier, celle de la vigne et du grand vin.
Aux beaux jours, le patio entièrement végétalisé déploie son charme à l’abri des regards. Palmiers, fougères et éclats floraux y composent un décor luxuriant, loin du tumulte parisien.
Fermé le week-end, Le Gabriel s’est hissé parmi les tables les plus emblématiques au monde. L’année dernière, l’établissement a décroché sa troisième étoile au Guide Michelin, couronnant le travail d’orfèvre du chef Jérôme Banctel et de ses équipes. Les menus — Escales, Virée et Périple — se déclinent comme de véritables chorégraphies gustatives, en cinq, sept ou neuf temps, toutes portées par une même exigence : magnifier le produit avec justesse et précision.
À quelques pas, le Bar Le Gaspard s’impose comme le nouveau rendez-vous chic et détendu des Parisiens. Avec sa double terrasse donnant directement sur l’avenue Gabriel, il séduit par son atmosphère élégamment décontractée, parfaite pour débuter la soirée autour d’un cocktail.
Prendre le temps, un luxe ultime
Le matin venu, difficile de quitter notre parenthèse enchantée… mais comment résister à l’appel de Paris, surtout lorsque de jolis vélos électriques nous attendent. Après un petit déjeuner gourmand servi au choix dans notre chambre, à La Pagode de Cos, ou dans la confidentielle Bibliothèque Duc de Morny, entre boiseries anciennes et ouvrages choisis par Michel Reybier, la journée peut alors prendre son élan. Ou prolonger ce moment suspendu. Paresser dans la sublime piscine intérieure, goûter au calme du hammam, s’offrir un soin signé Nescens. Et surtout, savourer chaque instant dans ce lieu où tout n’est que ravissement.
L’excellence ici ne s’impose pas. Il s’infuse dans l’instant, et nous l’avons simplement vécu.




































































