Condore
L’envolée cathartique
Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : DR
À deux pas de Bruxelles, face au Royal Country Riding Club et aux lisières de la forêt de Soignes, une adresse mythique retrouve son éclat. Porté par Delphine Roberti de Winghe et sublimé par l’univers imaginé par Gerald Watelet, Le Barbizon se réinvente en une élégante brasserie belge où l’on aime aussi bien déjeuner, dîner, partager quelques tapas autour d’un verre au bar ou profiter de la terrasse ouverte sur la nature.
Votre musique est définie comme cinématographique. Comment l’expliquez-vous ? J’ai toujours eu du mal à mettre des mots dessus. Les gens ont, en effet, l’impression d’avoir des images devant les yeux, dans la tête, quand ils écoutent ma musique. Pour moi, c’est quelque chose de très ambiant, très mélodique. Par contre, c’est très difficile de mettre le projet dans une case.
Le piano occupe une place centrale avec les harmonies vocales. Quelles émotions insoupçonnées est-il capable de transmettre ? Le piano est capable de transmettre toutes les émotions. Du moindre sentiment le plus petit possible à la plus grosse colère. C’est génial. C’est un instrument très complet.
Vous oscillez entre ombre et lumière avec des thématiques très fortes comme l’anorexie ou le suicide. J’allie souvent des mélodies qui sont très joyeuses, très spatiales et très légères à des textes qui sont beaucoup plus lourds et plus sombres. J’ai l’envie de faire passer de l’émotion pure, que ce soit de la joie ou de la colère, par quelque chose qui est plus fragile, moins agressif, et de faire des choses agréables à entendre.
La musique est-elle une sorte d’exutoire pour vous ? Oui, complètement. La grande majorité de mes morceaux, je les ai écrits à chaud au moment où je sentais que je devais le faire. C’est quelque chose de cathartique. D’une certaine manière, je pourrais même dire un peu égoïste, j’ai créé de la musique que j’aurais peut-être imaginé vouloir entendre quand je n’allais pas bien.
Aujourd’hui, vous ajoutez à votre univers de nouveaux instruments comme la harpe et la flûte traversière. Ça permet de faire encore plus voyager votre public ? Oui, il y a de ça. Il y a aussi le fait qu’on a souvent tendance à se répéter quand on compose. Le fait de passer sur un autre instrument, ça met d’autres contraintes.
Le visuel est également très important avec, par exemple, un clip d’animation qui accompagne le titre « Flowers ». Quelle est la volonté derrière ? Je me vois mal sortir une chanson sans l’illustrer. Je crois que ma personnalité est comme ça. C’est quelque chose d’entier.
Instagram : condoremusic

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