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Mentissa

« Il est temps que j’accepte que je ne pourrai pas plaire à tout le monde »

Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : Jon Verhoeft
Styliste : Eleonore Quagliara
Make-up Artist : Barbara Chila

Bien installée dans la vingtaine, Mentissa Aziza, dite Mentissa, ouvre pour la première fois une partie de son journal intime avec son deuxième album. Plus pétillante que jamais avec un tournant affirmé vers la pop, la native de Denderleeuw n’en demeure pas moins une jeune femme de 26 ans prête désormais à vivre avec ses failles.

MENTISSA

Après « La Vingtaine », votre deuxième album marque un véritable tournant dans votre carrière. Avec l’image que vous affichez depuis vos débuts dans The Voice, on vous imagine mal en enfant difficile. Vous l’étiez vraiment ? Oui ! J’ai construit, parce que j’en avais envie, cette image très lisse d’une artiste impeccable, modèle, parfaite, solaire… Je voulais que l’on n’ait rien à me reprocher. C’est lié au fait que, quand j’étais petite, j’étais une enfant difficile. En tout cas, c’est ce qu’on me disait. C’est quelque chose qui m’a rendue très malheureuse et, en grandissant, je voulais tout l’inverse. L’idée que l’on puisse me critiquer ou que l’on puisse me reprocher quoi que ce soit était quelque chose qui me faisait extrêmement peur. J’avais envie d’être validée par tout le monde. Petit à petit, je me suis dit cependant que ce n’était pas moi. En montrant 20 % de ma personnalité, j’avais l’impression, non pas que les gens ne s’attachaient pas à moi, mais que je leur montrais qu’une pièce de ma maison. C’est dommage. Il fallait que j’en montre plus, d’autant plus que je voyais sur les réseaux ou en concert que les gens préféraient ça. Aujourd’hui, il est temps que j’accepte que je ne pourrai pas plaire à tout le monde. 

Ce projet permet de mieux comprendre pourquoi vous avez été la marraine de HOPE 2025, une opération de la RTBF visant à lutter contre le harcèlement scolaire. J’ai un rapport particulier à l’enfance. Que tu le veuilles ou non, ton enfance te rattrape. Pour te comprendre et pour devenir la personne que tu es destinée à devenir, de toute façon, tu dois guérir l’enfant intérieur qui est en toi. Personnellement, je sais que j’ai une enfant intérieure très en colère, très triste. Le monde était difficile pour moi. Il y a beaucoup de choses que je ne captais pas. Je n’arrivais pas à m’adapter. Justement, je ne rentrais pas dans les cases. Du coup, maintenant, je fais ce travail. Je n’ai pas le choix pour aller mieux et devenir la femme sereine que j’ai envie de devenir.

Cet opus est encore plus introspectif que le premier. Vous avez tenu à revenir sur certains de vos fondements avec plusieurs chansons adressées à votre père. Pourquoi avoir eu ce besoin de vous exprimer maintenant sur vos traumatismes d’enfance ? En général, quand j’écris ou quand je chante, c’est toujours très en lien avec ce que je vis. Quand je rentre en studio, ça commence souvent par la mélodie. Seulement après, je me demande de quoi je vais parler. Je parle de ce qui me traverse à ce moment-là. Et c’est vrai que ces derniers mois, j’ai traversé une période où je me suis posé beaucoup de questions sur mon identité. Je me suis sentie prête à aborder des sujets plus personnels. Dans mon premier album, j’étais surtout matrixée par le fait de faire de la belle musique. Je voulais séduire, gagner ma place… La question était de savoir, pour le deuxième album, ce que j’avais réellement à raconter. Je voulais raconter quelque chose qui a un peu de densité car les chansons qui restent en surface, de nos jours, ça ne marche pas trop. 

Cela permet à votre public de mieux vous cerner. Vous expliquez d’ailleurs dans « Lâcher prise » que vous excellez dans le fait de garder le contrôle sur qui vous êtes. C’est ce qui explique votre succès ? Le secret de la réussite, pour moi, c’est le fait d’essayer de contrôler pas mal de choses, d’anticiper… mais c’est surtout le travail. C’est la différence entre ce qui est éphémère et ce qui dure. Après, je suis très consciente de mon côté un peu psychorigide. Même si c’est une forme de protection, ça me met parfois une pression inutile. D’autant plus qu’il y a beaucoup de choses qu’on ne peut pas contrôler. C’est quelque chose sur lequel je travaille.

MENTISSA
MENTISSA

« Désolée » exprime aussi votre volonté d’assumer désormais qui vous êtes. Qui est Mentissa finalement aujourd’hui ? Ça a vraiment été la chanson pont entre « La Vingtaine » et le deuxième album. J’annonçais un peu aux gens : « Eh les gars, je sais que vous avez des préjugés sur moi car, oui, je fais des ballades et de la chanson française mais pas que ». Quand j’étais plus jeune, je me suis beaucoup échappée dans les séries américaines. Ça me permettait d’oublier mon quotidien. Il y a eu Disney Channel puis la série « Glee » et le film « Camp Rock » notamment. J’ai commencé à chanter avec ça et la chanson « This is me ». J’écoute finalement de la pop depuis que je suis petite et c’est pour ça que j’ai voulu revenir à ça aujourd’hui. C’est la musique qui m’a fait kiffer et qui m’a fait rêver.

Cette chanson, même si elle n’a pas été écrite dans ce but, aurait pu vous permettre de participer à l’Eurovision. C’est un chapitre clos ? C’était un rêve pour moi depuis toujours. Parce que je regarde le concours avec ma maman depuis que je suis petite. Et, en fait, de l’avoir touché de loin, même si je n’ai pas fait l’Eurovision, ça m’a fait réaliser que je n’avais pas du tout envie d’y participer. Les qualifications Eurosong, c’était énormément de pression. Je n’ai pas kiffé du tout. Ta chanson est écoutée pour être jugée et je ne fais pas de la musique pour ça. 

Vous n’avez pas eu le même sentiment lors de vos participations à The Voice ? C’était différent car ce n’était pas ma musique et mes compos. Tu es jugé sur une prestation, sur une reprise… Attention, ça fait aussi mal mais ce n’est pas pareil quand tu es jugé sur ton bébé. Le côté classement à la fin, j’ai trouvé ça tellement violent. 

En parlant de jugement, le titre « La chanson d’amour » est un peu un ovni sur votre album. Est-ce une obligation de cacher sa relation pour être heureux dans votre métier ? J’étais déjà comme ça avant d’être exposée. Je suis de nature pudique. Dans mes relations, je suis pareil. J’aime garder ces choses précieuses pour moi. Je ne cache pas ma relation mais je ne vais pas forcément en parler. Après, ici, c’est ma première chanson d’amour. Même si « Premier janvier » en était déjà une, c’était moins une grande déclaration. J’aime dans cette chanson le double discours où tu ne veux pas faire de déclaration mais tu finis par en faire une. Cette chanson me ressemble vraiment en plus par rapport à ma nouvelle era. 

En parlant de nouvelle ère, vous jouerez bientôt dans votre premier film intitulé « L’ordre pourpre » et réalisé par Thomas Ancora. Quand on m’a donné le rôle, j’avais des émotions diverses. Je n’avais pas envie d’être ridicule donc j’ai contacté des coachs pour savoir de quoi je parle. Je n’ai jamais fait de théâtre mais j’ai toujours adoré, comme je l’ai déjà dit, les séries américaines. C’était finalement la suite logique. L’idée me plaît mais on verra après le premier film si j’ai envie d’en faire plus.

MENTISSA

www.mentissaofficiel.com

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