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Pierre Gervais

« Bruxelles est beaucoup plus sur la carte dans la fiction »

Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : Imogen Waterhouse

En tournage pour sa prochaine série intitulée « Hunters », dans laquelle on s’immergera au sein des unités spéciales entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, l’acteur bruxellois Pierre Gervais revient sur son début de carrière à la jonction de la scène, du petit et du grand écran.

Pierre-Gervais

Vous avez terminé votre formation à l’INSAS il y a dix ans. Quels souvenirs en gardez-vous alors que vous envisagiez au départ une carrière d’anthropologue ? L’école m’a déjà ramené à l’essentiel. On a approfondi des techniques de respiration, par exemple, qui sont très importantes aussi dans l’apprentissage de soi. J’avais peur au départ qu’on me dise comment jouer, quelle posture adopter… Mais ce n’était pas du tout le cas. Tu as ton univers là-bas et on construit quelque chose autour en te laissant une certaine liberté. Après, on a un peu touché à tout, comme à la mise en scène qui m’a donné envie de faire du théâtre. Je retiens également le fait que j’ai appris à ne pas avoir peur du ridicule. Ça m’a beaucoup servi car je n’hésite jamais à proposer mes idées en tournage ou dans des créations de spectacles.

Vous avez tout de suite brillé au théâtre en recevant notamment le Prix de la critique Maeterlinck 2019 dans la catégorie « Meilleur espoir masculin ». Même si vous avez exploré le monde des séries et des films par la suite, cet univers doit avoir une place privilégiée dans votre cœur.  Le théâtre, c’est une forme de liberté. Dans ce que ça touche au jeu, c’est incomparable. Il y a une vraie beauté de s’enfermer pendant trois mois dans une salle, d’essayer de créer et puis de le donner. Ce sentiment que j’ai sur scène, il est inégalable. Même s’il y a de la magie au cinéma aussi qui est extrêmement forte et qui est vraiment géniale. Mais c’est tout autre chose. Il faut accepter que ça n’a quasi rien à voir. L’endroit de jeu, la technicité…

Vous n’imaginez tout de même pas privilégier l’un ou l’autre monde. Même si c’est compliqué, car ce n’est pas le même agenda, j’aimerais garder les deux. Le théâtre, c’est ce que j’aime faire. Mais tourner au cinéma ou dans des séries, c’est quand même incroyable. Dans le sens où tu voyages. Tu as des projets qui te permettent de bosser dans des châteaux en Irlande, de faire des trucs d’action, d’avoir des bootcamps comme je fais en ce moment pour apprendre ce qu’on ressent quand on est dans les forces spéciales… Ça te permet de faire des choses que tu ne peux pas faire dans d’autres métiers. Ça alimente ton émerveillement. Et puis, c’est confortable aussi de faire du cinéma. C’est un autre monde financièrement.

En huit ans, en plus de deux films, vous en êtes à votre huitième série. Vous vous êtes fait connaître dans « 1985 », la série sur les tueurs du Brabant, avant de jouer dans des séries Netflix comme « Into the Night » et « Knokke Off » et puis d’endosser le rôle principal de René Magritte dans la série internationale « Ceci n’est pas un crime ». De quoi êtes-vous le plus fier ? On me parle souvent de « Into the Night » mais j’ai une réplique où je demande un passeport. C’est la même chose avec « Knokke Off ». J’ai été assimilé à ces séries-là mais, pour moi, je n’y ai pas vraiment participé. Par contre, un film comme « Julie se tait » a tout changé pour moi. Ça a été tellement un beau projet qui m’a emmené à Cannes. C’était fou. Après ça, on m’a appelé pour des rôles beaucoup plus intéressants. Avec Magritte, c’est là que j’ai vraiment appris le métier. Entre mon rôle principal et soixante jours de tournage dans quatre pays différents à parler en anglais, j’ai vu ce que c’était de porter un projet. Il y a eu un avant et un après.

Au-delà de l’aspect financier, même s’il est évidemment important, vous semblez choisir vos projets avec l’envie de vous amuser et d’y trouver un sens artistique. Pour l’instant, je ne les choisis pas. Refuser un projet car tu as lu le scénario et que ça ne te plaît, c’est une position de luxe que très peu de personnes peuvent avoir en Belgique. Je souffre aussi de l’image de l’industrie où certains pensent que, parce que j’ai joué Magritte dans une série internationale, je vis à Los Angeles et je vais refuser tel ou tel projet. Mais j’ai trop envie de faire des petits projets. La seule chose que je me suis toujours jurée, c’est de faire des projets sains avec des gens sains. 

Vous êtes né d’une mère flamande et d’un père wallon. C’est évidemment une force dans le paysage culturel belge. Le théâtre, je l’ai toujours fait en français. Mais j’ai toujours trouvé qu’en Flandre ils font des films et des séries exceptionnels. C’est ma force de pouvoir jouer là. Tu as l’impression aussi de jouer dans deux pays différents. C’est la richesse de la Belgique. Pour « 1985 », c’était magique de voir des Flamands et des francophones sur le même plateau. Bruxelles est beaucoup plus sur la carte dans la fiction. On a moins peur de montrer cette richesse culturelle. Dans la série « Hunters », je parle en français, on me répond en flamand. Je trouve ça génial. 

Instagram : gervaispierre_

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