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Stéphanie Blanchoud

« La scène musicale me manquait »

Mots : Jason Vanherrewegge
Photo : Johannes Vande Voorde

En parallèle de la pièce « Peu importe » de l’illustre Marius von Mayenburg, mise en scène par Michael Delaunoy et dans laquelle elle joue aux côtés d’Itsik Elbaz jusqu’à début mai au Théâtre Le Public, la comédienne Stéphanie Blanchoud, connue entre autres pour avoir incarné l’inspectrice Chloé Muller dans la série « Ennemi Public », enfile sa casquette de musicienne pour présenter son tout dernier album : « Au détour ».

Cinq ans après votre dernier projet « Ritournelle », vous revenez à la musique avec un nouvel opus aussi introspectif qu’universel. Pourquoi maintenant ? J’aurais pu revenir plus tôt. Mais, au-delà du fait d’attendre d’avoir suffisamment de morceaux, j’ai été assez occupée par le cinéma. J’avais envie d’avoir vraiment du temps pour ça. La scène musicale me manquait et c’est à peu près à chaque fois le temps que je mets entre chaque album. 

« Au détour » aborde, en particulier, le temps qui passe et votre rapport à l’amour. Sur cet album, j’ai travaillé un peu différemment que sur le précédent. Cette fois-ci, je n’ai composé que deux musiques. Pieter Van Dessel, qui a réalisé l’album, m’en a proposé beaucoup. J’ai mis des textes dessus après. « L’Impasse » et « Par habitude », les deux premiers morceaux, ont donné la tonalité du reste de l’album. Mais, en règle générale, je ne me pose pas tellement de questions sur les thèmes quand j’écris. Par contre, c’est la vieille école mais j’essaye d’emmener l’auditrice ou l’auditeur dans un voyage. L’ordre des morceaux est donc important. C’est la même chose quand j’écris pour le théâtre ou le cinéma. Les choses se construisent petit à petit. On a essayé ici de rester cohérents par rapport à cette envie d’aller vers quelque chose de très minimal. Et en même temps, c’est Lionel Capouillez, connu pour son travail avec Stromae, qui s’est chargé du mix. Je voulais quelque chose non pas d’offensif mais d’assez assumé avec une voix et un piano qui prennent de la place et des cordes pas trop en retrait. Une vraie influence anglo-saxonne dans la manière d’arranger, de mixer et de produire.

Vous semblez marquée par le temps. Êtes-vous quelqu’un de rongé par laes regrets ou préconisez-vous davantage le fait que l’heure du bilan, dont vous parlez dans « À découvert », sera pour plus tard ? Je ne suis pas du tout rongée par les regrets mais je suis mélancolique. Après, je ne suis pas dénuée de joie non plus. C’est juste que je vais rarement m’installer à mon bureau et prendre une guitare quand j’ai la patate. C’est plus compliqué d’aller dans la musique à ce moment-là. C’est plus un truc d’atmosphère. J’ai avant tout une volonté d’espace. Dans mon album, on est entre de la chanson réaliste et en même temps quelque chose d’assez atmosphérique.

Vous reprenez un titre célèbre de Jean-Jacques Goldman avec « Pas toi  ». Quelle est la volonté derrière ? Ma mère a écouté Jean-Jacques Goldman toute sa vie. J’ai été bercée par lui depuis que je suis née. C’est le premier concert que j’ai vu à Forest National. Ce qui est amusant, c’est que l’on peut paraître un peu « ringard » de dire que l’on adore Jean-Jacques Goldman du côté belge francophone. Alors que du côté flamand, il est vraiment ultra adoré. Comme je travaille avec beaucoup de musiciens flamands, ça s’explique aussi par là. C’est comme un clin d’œil de reprendre ce morceau. 

La chanson « Ferdinand » est adressée à votre fils. Vous écrivez que vous lui ferez voir la beauté de sa différence, de son insouciance… Expliquez-nous. La différence ici est très claire puisque mon fils, en fait, a deux mamans. Mais il y a effectivement aussi ce double sens de la différence entre nous-mêmes et l’être que l’on a mis au monde et qu’on élève. C’est un vrai défi en tant que parent d’être en accord avec le fait que nous ne sommes pas les mêmes. C’est quelque chose qui se fait dans les deux sens et c’est très riche. 

Vous partagez un duo avec Pieter Van Dessel sur « Quinze ans plus tard ». Ça nous permet d’aborder l’équipe qui vous entoure. Comment expliquer à ceux qui ne vous auraient pas encore découverte en live ce qu’ils peuvent voir et entendre sur scène ? Nous sommes trois sur scène avec Pieter et Jean-François Assy. C’est assez intimiste. J’adorerais avoir une formule avec cinq musiciens mais, ici, j’ai la guitare sur quelques titres, Pieter est au clavier et à la programmation et Jeff est au violoncelle. 

Comme vous l’avez déjà affirmé depuis le début de votre carrière, vous restez avant tout une comédienne. Vous développez d’ailleurs en parallèle un nouveau long métrage. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? On développe, en effet, quelque chose avec Delphine Tomson qui est la productrice des Films du Fleuve. Je ne peux pas en dire plus parce que nous ne sommes pas encore en pré-production. Nous sommes pour l’instant en pleine écriture. Dans le monde du cinéma, ça prend du temps avec les calendriers. J’espère qu’on tournera à l’automne 2027. 

www.dinaayadamusic.com

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