JOSHUWA
LE MÉLANCOLOGUE
JOSHUWA
LE MÉLANCOLOGUEMots : JASON VANHERREWEGGE
Photo : SHEVI SHENAJ
Leader habituel du groupe Colver, Thomas Ejzyn se lance dans une carrière solo avec son tout premier EP « Mélancologie ». Sous le pseudonyme Joshuwa, surnom affectif donné par un gérant de bar, l’artiste bruxellois apporte une fraîcheur certaine à la chanson française entre poésie, touches électroniques et restes d’indie-rock.
Au regard de votre opus, vous êtes incontestablement un mélancolique. Mais quelle est votre définition de la mélancolie ? Le titre de mon album « Mélancologie », c’est un peu l’étude de la mélancolie. Il y a aussi un côté presque médical. On ne sait pas si c’est une étude ou une maladie. À titre personnel, je considère que c’est un regard tourné avec pas mal de tendresse sur le passé. Mais, en même temps, on a aussi parfois la fâcheuse tendance à l’idéaliser plus que ça ne l’était. C’est là où je trouve que ça devient un peu un piège et quelque chose de presque maladif. Surtout si ça t’empêche de savourer le moment présent ou même de te projeter vers l’avenir car tu te dis que c’était tellement mieux avant.
L’amour est au centre de votre EP. Pour en parler, vous avez choisi de vous exprimer en français et de quitter l’anglais qui vous caractérisait avec le groupe Colver. Sur l’album avec Colver, j’avais chanté sur une seule chanson en français. On m’avait fait des feed- backs positifs et ça m’était resté en tête. Il y a peut-être aussi une envie de scinder mes deux projets. Mais, de prime abord, ce n’est pas naturel même si c’est très honnête.
Des influences électroniques sont présentes sur votre disque. Est-il possible de danser sur vos titres sur scène où, il est important de le noter, on retrouve vos amis musiciens du groupe Colver avec vous ? J’aurais tellement envie de répondre oui. La vérité est un peu plus nuancée. Il y a moyen de hocher la tête. Il y a un peu de groove dans le projet. En live, les touches électro font place à du jeu live comme on est cinq sur scène. Il y a un côté un peu plus live band.
Si l’album est principalement mélancolique, le titre « Jolies choses » offre une note d’espoir. C’est une chanson qui s’est écrite toute seule. C’est l’éloge des jolies choses et des choses essentielles. Je trouvais ça cool de clore un projet un peu plus introspectif et triste sur une note positive. Au final, j’adore les chansons beaucoup plus produites avec plusieurs couches où on sent que c’est un peu imbriqué. J’aime aussi le côté singer-songwriter avec juste une guitare, une jolie mélodie et un beau texte.

Instagram : joshuwaaaaa

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