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Sud Lisboa by Pinto

Le bureau d’architecture d’intérieur Pinto & Co est renommé pour la conception de projets HoReCa. En Belgique mais également au Portugal, pays natal d’Antoine Pinto. Flash sur Sud Lisboa composé de deux espaces distincts reliés par une passerelle : Sud Lisboa Terrazza et Sud Lisboa Hall unis dans une parfaite coexistence avec le Tage. Des lieux à forte personnalité à l’instar de leur concepteur !

Comment ce projet au Portugal vous a-t-il été confié ?

J’ai été remarqué grâce à l’Alcântara Café que j’ai réalisé en 1989 à Lisbonne. J’avais récupéré de vieux hangars pour en faire des espaces publics. J’avais jeté la pierre dans la marre !

En quoi consiste le complexe Sud Lisboa ?

Des anciens hangars du port de Lisbonne ont été réaffectés en espaces de loisirs pour les Lisboètes et les touristes, avec des restaurants, des cafés, des bars, des discothèques, une piste cyclable.

Le groupe Sana a racheté deux espaces distincts pour lesquels il m’a confié l’architecture intérieure, la décoration, la conception du mobilier et des luminaires. Relié par un pont, le complexe se compose, à présent, de  Sud Lisboa Terrazza et Sud Lisboa Hall. Le premier propose un restaurant et une piscine, le second accueille des événements comme des soirées « fado » (chansons urbaines de Lisbonne, inscrites à par l’UNESCO au Patrimoine de l’Humanité – NDLA).

Quel est l’élément fédérateur de décoration du projet ?

Le Tage, le port. On retrouve des panneaux avec des algues, des alcôves en cuivre avec des formes très organiques mais aussi très futuristes.

SUD Lisboa Terrazza se compose de quoi précisément ?

Un restaurant méditerranéen avec des terrasses, l’escalier monte vers la piscine dotée d’un bar avec une vue sur le Tange et le pont du 25 avril. Au rez-de-chaussée, les lieux accueillent 300 couverts et deux grands bars. L’un d’eux change de couleurs comme celles de l’arc-en-ciel. La coupole, une structure de métal et de plexiglas où sont suspendus des verres, mesure plus de 3 mètres 50. Je me suis inspiré d’un tableau lumineux de Fernand Flausch, un plasticien, designer et artiste-peintre belge qui fut mon professeur de sérigraphie aux Beaux-Arts de Liège et un grand ami.

Une partie du restaurant s’ouvre complètement, j’y ai placé des plantes suspendues avec des bois d’eucalyptus croisés, équipées d’arrosages automatiques très discrets. Ce ciel de plantes est idéal lorsque le soleil tape pour donner un peu de fraîcheur !

Comment les assises et les luminaires accentuent la mise en scène ?

Dans un endroit aussi grand, il faut créer des mouvements et des hauteurs distinctes pour préserver la vue. A cet effet, j’ai dessiné les différentes assises, les tables et les consoles.

Concernant les luminaires, j’ai notamment créé des immenses bouquets d’ampoules avec des câbles de plusieurs couleurs et des soquets en laiton.

Quelle fut votre inspiration pour les escaliers de chaque concept ?

Pour celui la Terrazza, j’ai voulu donner un côté ombragé rappelant les reflets ondoyants de la  piscine à l’instar du peintre Hockney. Je les ai transmis sur la tôle de l’escalier.

Celui du hall représente les vagues de la mer que j’avais dessinées d’après un carrelage que j’avais commandé. Il est découpé sur des plaques de fer au laser. Cet escalier se devait d’être plus sobre puisqu’il reçoit des décors pour chacun de ses évènements.

La vue sur la statue du Cristo Rei, qui domine la rive sud du Tage et le Pont du 25 Avril, nous emporte de Lisbonne à San Francisco et à Rio de Janeiro. Dites-nous en plus ?

Édifié sous la dictature de Salazar, la construction du pont 25 Avril  (anciennement pont Salazar) est souvent comparée au Golden Gate Bridge de San Francisco par ses structures et ses couleurs. Il a été réalisé par American Bridge Company qui a construit le San Francisco-Oakland Bay Bridge. Quant au Cristo Rei, la statue est semblable à celle du Christ Rédempteur de Corcovado à Rio de Janeiro.

La piscine à débordement est déjà réputée comme la plus instagrammable de Lisbonne. The place to be ?  

Pour ceux qui désirent profiter de la piscine dès le matin jusqu’à 18 heures, ils bénéficient de casiers, de chaises longues avec serviettes et de divers petits plats à grignoter. En soirée, ce « hot spot »  se transforme en salon. C’est parfait pour admirer les « sunsets » tout en partageant des finger foods, des cocktails et en écoutant un DJ ou un chanteur-euse en live. La piscine à débordement apporte sa touche de glamour grâce à son changement de lumière.

Avez-vous d’autres projets architecturaux en dehors de nos frontières ?

Depuis le projet Sud Lisboa, le groupe Sana m’a confié l’architecture d’intérieur de deux restaurants, d’un couvent du XIVe siècle et deux hôtels  5 étoiles à Lisbonne ainsi qu’un hôtel 4 étoiles à Estoril et un 4 et un 5 étoiles à Casablanca.


www.sudlisboa.com

www.pintoandco.be

 

 

 


Murmures-namur

MurmuresNamur, une suite-miroir à l’abri des regards

Imaginez une suite de luxe pour deux nichée au cœur du quartier de la citadelle dans une adresse tenue secrète. Un cube réfléchissant, invisible dans le paysage. Une expérience culinaire exclusive ou un repas servi en chambre afin de profiter de chaque instant. L’adresse de MurmuresNamur ? Chut ! Ne la répétez à personne !


Hotel-Indigo-Brussels-City

Notre invitation à changer d’air …

Pour se soustraire aux aléas du quotidien et recharger les batteries, l’hôtel Indigo Brussels City a tout bon. D’abord parce que l’aménagement des chambres distille une envie d’ailleurs ; ensuite parce que la formule Party Box en chambre qui inclut un cocktail kit, amorcé par une véritable culture de bar, s’avère conviviale à souhait. Allez, osons la formule : the place-to-disconnect !


namur-guide

Besoin de vous évader ?

Namur, ville natale de Félicien Rops, Benoit Poelvoorde, Cécile de France, Nafissatou Thiam, possède un charme fou. Voici nos plus belles adresses où séjourner. Vous n’aurez qu’une seule envie, y retourner au plus vite !





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Dans ce petit coin de Riviera wallonne

Nous sommes au cœur de la vallée mosane, dans la commune d’Hastière, à Heer très exactement, sur un domaine de 17 hectares. Le groupe belge « Nouvelle Hôtellerie » vient d’y ressusciter l’ensemble hôtelier Les Sorbiers, le transformant en havre de paix (un hôtel à lire), de charme (où paresser au bord de la Meuse …), au style affirmé (la cheffe déco Véronique Mélery a l’art de mettre en scène) et à la démarche écologique (on carbure au bois). Tout ce qu’on aime !


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Les Belges d’ailleurs, Nathalie Jonniaux-Liesenhoff : Majorque, mon amour !

Installée à Palma depuis 20 ans, elle est une figure belge de la plus grande île des Baléares. Maman de quatre enfants, Nathalie a consacré sa carrière à l’organisation d’événements, de tournages publicitaires et autres activités de com’. Mais c’est son dernier-né dont elle est la plus fière : l’agence artistique The Art Signatures, créée pour promouvoir les artistes locaux aux quatre coins du monde. Tableau en 3 actes.

Acte 1 : lunes de miel

Entre Majorque et Nathalie, ce n’est pas l’histoire d’un seul, mais de plusieurs coups de cœur. Le premier remonte à son enfance, lorsqu’elle rendait visite à ses parents qui s’y étaient installés. Le deuxième l’a conduite, devenue adulte, à s’y rendre régulièrement en vacances « pour le charme et la beauté de la grande île des Baléares ». Le troisième fut décisif. Une rencontre improbable avec Tim, un jeune médecin allemand dans une gargote isolée du nord de l’île… vite sublimée en demande en mariage. Coup de foudre. Elle a dit oui !

Les premières pages du conte de fées, le jeune couple les écrit à Berlin avant de s’installer à Munich où naîtront deux filles, Morgan et Marine. Majorque reste l’écrin de leurs vacances familiales. Mais l’appel du large devient irrésistible pour ces amoureux de la mer : les Liesenhoff choisissent de s’installer à Palma, la capitale. Deux autres enfants naissent au soleil, Logan et Océane. La référence marine n’est jamais loin.

 

Acte 2 : des racines et des voiles

Pendant que son mari cultive l’art de la chirurgie esthétique jusqu’à ouvrir sa clinique privée, Nathalie gère ses relations publiques et sa clientèle VIP. Elle accueille régulièrement des stars comme le réalisateur britannique Guy Hamilton (plusieurs James Bond au compteur) ou la chanteuse d’un mythique groupe pop des années 70 & 80, devenue son amie mais qui tient à garder l’anonymat. On ne la nommera donc pas.

La famille s’ancre à Palma, prend racine. Tombe sous le charme d’une finca (ferme) du  19e qu’elle transforme en mas provençal au milieu des champs, sur les hauteurs de la ville, vue imprenable sur les oliviers et l’océan lointain. Chiens, chats, chevaux, couvées… La tribu s’agrandit, la ménagerie grossit, la déco s’enrichit. En chineuse avertie, Nathalie orchestre une rénovation du nid si originale qu’il s’impose comme décor pour de fréquents tournages publicitaires (Nestlé, Nutella, Rexona, L’Oréal, Coca-Cola…).

A Palma, la Marigan – de Mari(ne) et (Mor)gan – prend des allures de place to be pour de nombreux expats et son nom s’affiche bientôt en lettres d’or sur le fronton de deux autres musts du paysage local : un voilier de course et un palais privé du 19e.

En 2003, le couple acquiert en effet un fier coursier tout de bois et cordages dessiné en 1898 par le Britannique Charles Livingstone et entièrement remis à neuf. Taillé pour l’America’s Cup, il collectionne les trophées au large des Baléares et de la Côte d’Azur. Tim à la barre, Nathalie – parfois – et l’un ou l’autre enfant du couple – souvent – à la voile. Avis aux amateurs, ce sloop vintage est aujourd’hui en vente.

Acte 3 : toute la beauté du monde

Le palais, lui, fut achevé en 1803 sur ce qui deviendra la Rambla, la principale artère du centre de Palma. Dessiné par l’architecte Guillermo Torres, amateur de grands peintres et fondateur de l’Académie des Beaux-Arts locale. Devenu un hôtel de maître privé un brin décrépit, c’est dans ses murs rendus à leur lustre d’antan que les Liesenhoff installent leur clinique en 2010. « La chirurgie plastique est un art, d’accord, mais un tel lieu ne pouvait se limiter à accueillir des patients, même fortunés », sourit Nathalie. « L’idée s’est dès le début imposée de l’ouvrir au monde extérieur pour y organiser des événements en tous genres. »

Réceptions, défilés, tournages, expositions, lancements commerciaux… Le tout Palma défile à la clinique Marigan de jour comme de nuit, les uns pour se refaire une beauté, d’autres pour profiter de celle de cet endroit hors du temps. La maîtresse des lieux en profite pour enrichir son carnet d’adresses et devient l’une des figures belges de Majorque – impossible de l’accompagner en ville sans croiser quelqu’un qui la salue joyeusement dans l’une des 5 langues qu’elle pratique couramment.

Vient un jour la trouver le sculpteur majorquin renommé Joan Costa, qui lui demande d’organiser en ces murs une expo de ses œuvres. Encore un coup de foudre – « artistique s’entend », précise-t-elle. La proximité est telle que l’artiste veut faire d’elle son agent. « Un agent à l’ancienne, pas un galeriste qui se soucie surtout de la cote de son poulain »,souligne Nathalie. « Quelqu’un qui est à ses côtés dans les bons et les mauvais moments pour le soutenir, le conseiller, l’orienter, soigner son image et lui permettre d’exercer son art en ayant toujours une oreille attentive pour l’aider en cas de besoin. Même au milieu de la nuit. » Une meilleure amie, une confidente. « Et un pont entre lui et l’acheteur qui ne le connaît pas encore. »

 

Épilogue : au sommet de son art

Le maître en a attiré d’autres, le bagout de Nathalie a fait le reste. Ainsi a démarré sa dernière aventure. Créée voici 3 ans, son agence The Art Signatures défend aujourd’hui les intérêts de 26 artistes peintres, sculpteurs, photographes ou vidéastes originaires des Baléares, d’Espagne ou d’ailleurs. Baseline : ‘Avant-gardiste, humaniste, innovante, internationale’. Le concept est novateur puisqu’elle ne se contente pas d’organiser des expositions sur l’île et le continent – dernière en date dans la galerie du fondateur d’Art Basel Center en Suisse, en plein covid –, mais aussi des minitrips pour collectionneurs d’art.

Outre un programme axé sur la découverte des merveilles et de la gastronomie majorquine, ces visiteurs avertis bénéficient d’un accès exclusif aux ateliers d’ordinaire fermés au public. Nathalie pilotait encore récemment le mannequin et égérie de Chanel Candida Bond, qui a acheté deux œuvres à ses poulains dans l’intimité de leurs ateliers. La suite du roman reste à écrire, avec ce qu’il faut de dramatisation. Frappé par la crise sanitaire et la mise en rouge de l’Espagne et des Baléares, le monde de l’art est tétanisé et Nathalie traverse une période difficile. Mais elle garde la foi. « J’aime les artistes pour leur côté vrai, pur, souvent brut de décoffrage. Ce sont des passeurs de messages, des rêveurs qui font rêver », conclut-elle. Les siens, de rêves, restent intacts.


Ses trois adresses secrètes

  1. L’hôtel Bendinat

« Pour son délicieux restaurant et la vue extraordinaire, j’y vais depuis 25 ans quand je veux déstresser. »
www.hotelbendinat.es

  1. Gran Folies Beach Club

« Pour le cadre, l’ambiance, le resto et surtout la classe de yoga donnée par la yogi master Paula Cavalieri, petit déjeuner sain en prime. »
https://beachclubgranfolies.com/es/inicio

  1. Es Trenc

« La plus belle plage de Majorque, des kilomètres de sable blanc, avec le plus sympa des chiringuitos (buvettes) de l’île. Pour un cocktail de rêve au coucher du soleil. »
@chiringuitodelmedioestrenc


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Villa Balat, un bijou de notre patrimoine

Dans cette imposante demeure blanche en bord de Meuse, supposément attribuée à Alphonse Balat, l’architecte de Léopold II, trois chambres d’hôtes douillettes à souhait invitent à découvrir les univers de nos compatriotes Félicien Rops, Anna Boch et Alphonse Balat (qui, vous le verrez, suscite quelques interrogations sur les origines de la Villa). Visite guidée d’une adresse de caractère où les propriétaires ont fait de la convivialité envers le client, une exigence.

Muriel Charon nous reçoit chez elle, à la Villa Balat dont elle occupe le dernier étage. Nous sommes dans son salon à discuter des meubles qu’elle a chinés un peu partout en Wallonie, de la fresque du plafond qu’elle a dessinée elle-même, du canapé Togo en velours rose qu’elle vient d’acquérir et qu’on lui piquerait bien, du papier peint graphique doré, des nuances de vert, celui de 1900, celui de la Meuse aussi qui coule à nos pieds… La déco, délicieusement hétéroclite, s’inspire de la sensibilité et des ornements de l’Art nouveau, de l’élégance du style Art déco et parie sur un mix-and-match audacieux et chaleureux de couleurs. On se sent bien chez Muriel, tellement bien qu’on en oublierait l’interview…

Un peu de sérieux, on est ici pour travailler : parlons accueil et services, « deux notions essentielles dans notre métier. C’est trop facile pour un gérant de laisser la clé sous le paillasson à l’attention des clients, comme on le note trop souvent sur les plateformes de réservation en ligne ! », s’insurge Muriel qui revendique haut et fort le devoir pour les propriétaires de chambres d’hôtes de respecter un ensemble de mesures, dont la qualité de l’accueil. Des convictions, des exigences qu’elle met en pratique au quotidien : « je souhaite que les hôtes se sentent comme chez eux, qu’ils s’approprient l’endroit même ». S’approprier ce petit bijou de notre patrimoine, considéré comme l’une des plus belles maisons de Namur, c’est un plaisir voire un privilège !

 

Qui a bâti quoi ?

Alphonse Balat, l’architecte du roi Léopold II (qui a notamment construit les serres de Laeken et transformé Ciergnon en château) et mentor de Victor Horta, avait donc plutôt bon goût ! Oui, mais…  La Villa Balat a été construite en 1906, or Alphonse Balat est décédé à Ixelles en 1895. Pourquoi lui attribuer la Villa Balat alors qu’il ne l’a jamais vue ? Muriel a mené sa petite enquête et nous raconte de croustillantes historiettes qui mettent en scène les nièces de Balat et ses descendants, lesquels vécurent ici jusqu’en 1920 avant de placer la Villa en location… Des anecdotes historiques ou liées à la rénovation complète de la Villa il y a quatre ans – en 6 mois, une prouesse ! -, Muriel en a des centaines à partager.

Visite des lieux. Trois chambres occupent les étages. L’une, dédiée à Anna Boch, artiste peintre et fille de la fameuse faïencerie wallonne Boch, bénéficie de la tranquillité du jardin et d’un ensoleillement dès l’après-midi. De la fenêtre de la salle de bain, on aperçoit la Citadelle et le pont de Jambes surplombant la Meuse. « C’est la chambre la plus romantique et la plus féminine de la maison », nous glisse à l’oreille Muriel. Dans la chambre Félicien Rops, des tissus satinés, du velours et un lit capitonné rose inspirés de l’œuvre du peintre et graveur namurois ; deux gravures de Rops, « La femme au trapèze » et le célèbre « enterrement wallon » donnent tout son sens à l’hommage. La magnifique baignoire sur pied qui jouxte la chambre Rops suscite également bien des convoitises ! Le clou de la visite : la suite Alphonse Balat. Elle offre un accès direct vers la serre 1900 inchangée. Braquée sur la Meuse, elle est d’une poésie inouïe – on s’émerveille.

Aucun doute, Muriel et son mari ont mis tout leur cœur dans cette maison. Tout leur talent aussi. « Je peins depuis longtemps », nous avoue Muriel en désignant un portrait acidulé de Kirsten Dunst en Marie-Antoinette de Sofia Coppola, « et j’ai également suivi une formation en restauration de tableaux pendant trois ans ». Une sensibilité artistique alimentée de cours d’histoire de l’art ont nourri l’inspiration de Muriel dans les décorations des chambres thématiques jusqu’aux moindres détails, et jusqu’à l’extérieur des murs ! Vous avez vu la fresque ? Impossible de la rater : une peinture monumentale placée sous le signe de la nature orne depuis août dernier le mur pignon de la Villa Balat. Elle est signée Démosthène Stellas, membre du collectif namurois Drash, et s’est construite autour du style Balat et du vert pastel qui caractérise si bien l’Art nouveau. Un bon conseil : empruntez l’Enjambée ! La nouvelle passerelle cyclo-piétonne qui enjambe la Meuse pour relier le centre de Namur au centre de Jambes, offre une vue frontale sur la Villa Balat et sa remarquable fresque.


info@villabalat.be


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« The Last Overland » Le périple 4X4 d’une jeune aventurière tricolore

Un des événements majeurs de cette année automobile, c’est l’arrivée en Belgique, après une longue attente, du nouveau Defender. Pour célébrer cette naissance mondiale, Land Rover a permis à huit aventuriers de rallier Londres depuis Singapour avec un très vieux Def’. L’un d’entre eux est une Belge, et fière de l’être. Thérèse-Marie Becker raconte ce périple de 18 000 kilomètres !


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The guide of Knokke-Heist

Cet été, direction la Saint-Tropez du Nord ! Reconnue comme le gastro pôle de la côte belge, une vaste plage partagée entre cinq régions (Heist, Duinbergen, Albert-Plage, Knokke et le Zoute), un panel de lounge bars et de sports de plage, pas moins de deux cents restaurants, une réserve naturelle préservée, une architecture esthétique avec des bâtisses de style anglo-normand, des hôtels de charme, une pléthore de luxueuses boutiques, un casino doté de joyaux artistiques, un golf 36 trous parmi les plus beaux d’Europe, l’eldorado des galeries d’art. On ne choisit pas cette station balnéaire huppée par hasard. Knokke-Heist ne se visite pas, c’est un mode de vie !


WHERE TO STAY ?


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WHAT TO DO ?


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Faire du shopping, what else !


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© Thibault De Schepper

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WHERE TO EAT ?


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© Sel Gris

Aqualodge

Cet été, voyagez en Belgique !

Sélection – forcément subjective – de nos points de chute préférés, certains luxueux d’autres franchement plus relax, tous de caractère, où s’évader chez nous, en toute tranquillité.

Se poser au bord du lac de la Plate Taille

«  Rien que du bonheur », le slogan des Lacs de L’Eau d’Heure, promet le nirvana. C’est ambitieux mais pas complètement faux. Car c’est dans un cadre naturel authentique, au bord du lac de la Plate Taille plus exactement, que le Golden Lakes invite à découvrir 150 maisons de vacances entièrement équipées et un hôtel 4 étoiles qui jouissent, il faut bien l’avouer, d’un magnifique panorama sur l’étendue du lac … 

On y fait quoi ? Du kayak, évidemment ! Boutade à part, le site touristique des plus grands lacs de Belgique n’est pas avare de bons plans pour offrir à toutes et tous un bon moment d’évasion : découverte du lac, de la nature, ravel, parc aquatique, planche à voile, paddle, voile, plongée, jet ski … Et encore : visite du plus grand barrage de Belgique vu de l’intérieur. 


Golden Lakes – Lacs de l’Eau d’Heure
Route de la Plate Taille 51 à Froidchapelle

www.goldenlakesvillages.com


Se ressourcer au cœur de l’Ardenne belge

Direction Rensiwez, à 8 km de Houffalize, 20 km de La-Roche-en-Ardenne, en Province de Luxembourg. C’est la forêt qui nous accueille ! Ici et là, des cabanes au bord de la rivière, sur la colline ou sur la crête, toutes revisitées, réinterprétées voire carrément mises en scène. Autant de nids désarmants symboles d’un nécessaire lâcher prise. On hésite entre Le Nid et son lit douillet accroché au plafond ou Ernest, véritable tanière d’ours enterrée sous la colline, ou encore, la cabane de Manon et son bain nordique privatif en plein air. Petit détail qui en dit long sur la philosophie du lieu : il n’y a pas d’éclairage public à Rensiwez ; en revanche, on reçoit une lampe de poche comme cadeau de bienvenue pour circuler sur le site !

On y fait quoi ? On se perd en pleine nature ! Les Cabanes de Rensiwez se nichent au cœur du Parc Naturel des deux Ourthes, qui couvre une superficie de 75.998 hectares, soit le plus étendu parmi les neuf Parcs Naturels de Wallonie. Et, par bonheur, Rensiwez est à un jet de pierre de la brasserie d’Achouffe … Santé !


Les Cabanes de Rensiwez
Moulin de Rensiwez 1 à Houffalize

www.cabanesderensiwez.be


Déconnecter face à un étang de la Molignée

Ermeton-sur-Biert, un village de l’Entre-Sambre-et-Meuse, à la périphérie de Maredsou. A l’écart du centre, à travers cultures et prairies, un chapelet d’étangs, six chalets sur pilotis, un horizon boisé. Ouvert en 2017, AquaLodge propose six lodges au confort douillet avec terrasse privative. On aime : la présence d’un passe-plat qui permet, en toute discrétion, de déposer le copieux panier du petit-déjeuner sans déranger les hôtes… Merveilleuse idée !

On y fait quoi ? 

On regarde les carpes koï nager dans l’étang. On enfourche son vélo pour rejoindre l’Abbaye de Mardesous par le ravel (9 km aller-retour), pour partir à la découverte de la vallée de la Molignée et ses draisines ou encor pour visiter les villages de Sosoye et de Falaën, labellisés plus beaux villages de Wallonie. Et si on allait tout simplement se perdre dans les allées des Jardins d’Annevoie ?


AquaLodge
Germensau 16 à Ermeton-sur-Biert

www.aqualodge.be


Avoir une paix royale au Château de Vignée

Le Château de Vignée vient de faire peau neuve ! Situé à moins de 5 kilomètres du superbe château royal de Ciergnon, dans la vallée richement boisée de la Lesse, le Château de Vignée a connu moult affectations. L’exploitation agricole du XVIIe, qui avait servi d’hôpital militaire au cours de la deuxième Guerre Mondiale, puis de point de chute aux amateurs de la chasse, s’est donc muée en hôtel-boutique haut de gamme. On vient désormais au Château de Vignée pour s’immerger dans un univers de luxe feutré – le label Relais & Château apposé sur le mur de la façade venant discrètement le rappeler… Derrière les fourneaux : Kwinten Boelen (Scholteshof, Radis Noir) orchestre un diner gastronomique à base de produits régionaux ardennais et… de son potager. L’hôtel va d’ailleurs convertir tout prochainement mille mètres carrés de champs en jardin à vivre pour ses hôtes …

On fait quoi ? 

On profite de la vie de château et d’un spa sous le signe de la vinothérapie. De la liesse avec vue sur Lesse. Quant aux golfeurs, ils apprécieront la proximité du château avec le terrain du Royal Golf Club du Château royal d’Ardenne, le golf le plus ancien du pays…


Hôtel château De Vignée,
Rue de Montainpré 27 à Villers-sur-lesse

www.chateaudevignee.be


Décélérer au Domaine de Ronchinne

42 ares abritent un château, des écuries et plusieurs concepts de logements adaptés à toutes les envies et à toutes les bourses. Une cabane perchée dans un arbre, un loftcube en pleine nature, des chariots bâchés à privatiser pour une soirée autour d’un feu de camp. Et le castel évidemment ! Pas de jugement hâtif pour autant : à Ronchinne, l’ambiance est délibérément cool ! Les propriétaires ont d’ailleurs fait appel à l’architecte Lionel Jadot pour survitaminer le resto à grand renfort de pans de murs colorés et d’éléments de décoration exotiques … 

On y fait quoi ?

On bouquine toute la journée dans la Tisanerie imaginée par Jadot. On profite du Lavoir, un espace qui décline piscine chauffée, bain nordique, hammam et plusieurs saunas. Ils sont jolis ces chemins arrondis ! C’est qu’ils répondent aux courbes du parc dessinées par l’architecte paysager belge Jules Buyssens, au siècle dernier. Amateur de la Slow Life, de matériaux bruts et naturels, Welcome !


Domaine de Ronchinne
Ronchinne 25 à Maillen

www.domainederonchinne.be

 


Se faire chouchouter sur les hauteurs de Namur

Le spa, c’était une étable et là où se dresse la salle du petit déjeuner, il y avait un poulailler… Vers 1900, les Namurois venaient chercher leurs œufs dans cette ferme entourée de pâturages, de vaches, de poules, … Depuis, la ferme a cessé toute activité, a été rachetée en 2002 et rénovée avec patience pendant 10 ans. Une parfaite rénovation signée par l’architecte d’intérieur Pierre Brahy, qui fait la part belle aux poutres en bois, aux murs de brique ou chaulés, aux feux ouverts dans les chambres. Cet écrin soyeux, ouateux, intimiste à souhait, propose quatre suites et deux duplex et, singularité de l’endroit, une restauration en suite.

On y fait quoi ? On se fait servir ! Il n’existe pas de restaurant dans l’enceinte de l’hôtel qui, en revanche, propose une formule de restauration en suite. La plupart des hôtes se laissent séduire par un menu surprise 3 services avec accords vineux (à réserver 12 heures à l’avance).


NE5T Hôtel et SPA
Allée de Menton 26 à Namur

www.ne5t.com


Se mettre au vert à Naxthelet

Il y a des lieux qui inspirent, invitent au calme, à la détente, à la concentration. Naxhelet fait partie de ces lieux. Cet ancien château-ferme, élégamment remis au goût du jour, s’épanouit dans une campagne verte et préservée – Naxhelet est d’ailleurs entièrement orienté nature et éco-responsable (énergie gérée, circuit court et terroir flattés). Respect ! L’hôtel 4 étoiles (avec un +, qui fait toute la différence) se dote d’un resto gastronomique, d’un espace wellness, d’une piscine couverte. Et d’un golf. Comment l’oublier ! C’est autour de son parcours que s’articule tout le projet de Naxhelet …

On y fait quoi ? On profite d’un golf 18 trous dessiné par le célèbre architecte anglais Martin Hawtree. Un golf… green, arrosé exclusivement par les eaux de pluie et entretenu avec des produits bios. Le label G.E.O. (Golf Environment Organization) pour preuve. 


Naxthelet
Rue Naxthelet 1 à Wanze

www.naxthelet.be


Goûter à l’écoluxe d’une ferme d’hôtes à Loupogne

Une ferme médiévale en carré, méticuleusement rénovée, abrite 5 chambres de charme au design contemporain, un studio de yoga, une piscine couverte et les fourneaux du jeune chef Sebath Capela (ex-Bouchery ex-Bon Bon). Que représente le luxe aujourd’hui ? « C’est pouvoir profiter d’un espace au calme. Etre au plus près de la nature. Regarder un hérisson qui se promène dans le jardin, se nourrir des récoltes du potager… », répondent les propriétaires Philippe Brawerman et son épouse Jessica Heynis. Panneaux solaires, chauffage par géothermie, jardin cultivé sur les principes de la permaculture, bref respect de la nature et néanmoins luxe, sont les leitmotiv de la maison.

On y fait quoi ? On profite de la beauté d’un lieu hors du temps, en regardant paitre cinq alpagas. On déguste les plats signature du chef qui varient en fonction des récoltes du jardin et des producteurs locaux. On prend goût à toutes les variétés de yoga (vinyasa, hatha, yin, nidra,  lyengar). On profite de la vie, quoi !


Indrani Lodge
Chemin de la Waronche1 à Loupoigne

www.indranilodge.com


Plonger dans le nirvana made in Japan

Plus la peine de se rendre à Tokyo pour faire l’expérience des sentô, les bains publics japonais. Une enfilade de dix baignoires individuelles en bois précieux, une robinetterie dernier cri, d’épais rideaux en patchwork pour assurer l’intimité et dans le fond de la pièce, un bar tamisé par des lanternes recouvertes d’inscriptions japonaises … Le décor planté par l’architecte Lionel Jadot est incroyable ! Bienvenue à l’Atsukan ! 

On y fait quoi ?

On se récure jusqu’au dernier pli avant de s’installer nu.e, dans un petit cocon aquatique à 42° C. Pendant 30’, on va flotter, mais pas uniquement ! On va également grignoter des otsumami (tapas salées) ou des oyatsu (desserts sucrés), siroter un saké ou encore un whisky d’exception. On s’extrait ensuite de ce liquide quasi amniotique pour enfiler un yukata (kimono léger), prendre un verre de saké ou de sencha au bar, et passer par le sauna pour prolonger l’expérience… On l’aura compris : ceci n’est pas un spa mais un moment intime, hors du commun.


Atsukan au Jam Hôtel
Chaussée de Charleroi 132 à 1060 Bruxelles

www.jamhotel.be