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Esteban Muth Fournisseur officiel du DTM

Sans se pousser du col, ce jeune Belge de 19 ans a vu sa Lamborghini Huracan de compèt se faire décorer par l’artiste Delphine de Saxe Cobourg. Rien n’est laissé au hasard pour ce rookie qui se démarque déjà dans le très relevé championnat DTM.

Au volant de son « Art Car », une voiture de course décorée comme celle créée par Warhol ou Lichtenstein à une autre époque, le Bruxellois a réussi à se faire un nom lors de la manche belge de ce championnat à Zolder. Dans cette cage aux lions de haut niveau, Esteban est déjà affublé par ses prestigieux concurrents d’un surnom qui en dit long : « the overtaker », littéralement le « dépasseur ». Judicieux puisqu’il est le seul de la bande à avoir effectué autant de dépassements en course. Peut-être est-ce la robe de son bolide qui lui a donné des ailes ?

 

« Never give up », sans équivoque

Esteban peut être content : « l’œuvre « Never Give Up » correspond tellement bien à mon parcours. Il y a quelques mois, je me demandais de quoi mon avenir serait fait en sport automobile. Rien ne semblait se dessiner. Puis il y a eu une étincelle providentielle et, après quelques péripéties, me voilà au volant d’une Lamborghini Huracan en DTM, l’un des championnats les plus prestigieux en sport automobile. Jamais je n’ai cessé d’y croire. Jamais mon entourage et moi n’avons abandonné. C’est le message que cette Art Car veut faire passer ! »

Un fameux soutien de Delphine de Saxe Cobourg aussi : « On ne peut pas dire que je sois une véritable fan de sport automobile, mais je suis heureuse de pouvoir accompagner Esteban et son entourage dans ce projet. Quand ils m’ont contactée, j’ai été touchée par leur motivation et leur volonté. Ce « Never Give Up », c’est clairement leur leitmotiv. »

Une belle histoire de pugnacité belge en tout cas puisque ce projet réunit l’unique pilote belge du plateau, une artiste belge, le Circuit Zolder et Lamborghini Brussels.

Depuis, Esteban Muth a poursuivi son ascension dans ce championnat DTM avec de très beaux résultats, notamment sur le fameux Nürburgring puisqu’il finit cinquième d’une manche. De bon augure.

On peut suivre Esteban Muth sur les réseaux sociaux.

 

L’expérience ultime : la Lamborghini Huracan EVO

Lamborghini évoque inévitablement des automobiles ultra-sportives. Conduire une Lambo est une expérience fantastique que l’on débute en comprenant son design aux faces acérées comme les ailes d’un rapace. En déclinaison de route, celle d’Esteban Muth développe 610 chevaux dans sa version propulsion, appelée RWD. Son fabuleux moteur V10, visible à travers le plexi juste derrière les sièges émet un son envoûtant. Mais avant de l’entendre, il faut d’abord « descendre » dans le cockpit, puis soulever le clapet rouge central avant d’appuyer sur le starter. C’est déjà magique.

Voici alors une automobile qui hurle son envie de « faire du circuit ». En changeant un curseur au volant, on peut d’ailleurs passer en mode « Sport » ou même « Corsa », ce qui la rend encore plus bestiale. Associées à des accélérations de 3,3 secondes au 100 km/h, les sensations sont stratosphériques, très rares dans le monde automobile.

 


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La réserve Mahy L’héritage extraordinaire mis en valeur

Une vaste rangée de halls d’usine dans un paysage vallonné du Hainaut belge.

Un site où plus rien n’est fabriqué, hormis de l’histoire. C’est là que flotte l’odeur de rouille et d’huile moteur d’une gigantesque collection d’automobiles. Le temps d’une expo, une quarantaine d’entre elles sont visibles, dans leur jus à Gand ! C’est l’histoire de la famille Mahy.

Dans la poussière de la « réserve Mahy » se trouvent des centaines de voitures, pare-chocs contre pare-chocs. Certaines crânement appuyées sur des chandelles, la plupart affaissées sur des pneus fatigués. Bolides légendaires, banales autos familiales, grosses cylindrées fringantes et quatre-roues oubliés, comme autant de témoignages de l’histoire.

Voilà la raison d’être de la famille Mahy de Gand, trois générations de collectionneurs obstinés qui ont réuni une des plus grandes collections au monde de voitures anciennes. On parle de 1000 engins !

Une histoire sur quatre roues

Tout a débuté avec Ghislain Mahy, le grand-père, c’est lui qui, à 24 ans, a quitté ses parents pour être vendeur de voitures à Gand. Un des premiers à cette époque, en 1931. Plus tard, il ouvre aussi un bureau de location de voitures à Bruxelles, et d’autres garages.

Progressivement, juste après guerre, le virus de la collection apparaît. Grâce au rachat et à la transformation du cirque d’hiver de Gand, Ghislain a plus de place. Il y aura jusque 400 voitures de collection en 1963 !

Ses fils, Ivan et Hans, s’amusent avec un véhicule allemand amphibie récupéré alors que leur père achète un joli lot de Jeep américaines revenu d’Allemagne en train.

Importateur éclairé, Mahy devient le principal, pour ne pas dire le seul vendeur de voitures de la ville du nord.

Et les fils suivent évidemment leur père. Adolescent, Ivan accompagne régulièrement son père en France, en quête d’acquisitions pour sa collection qui ne cesse de s’agrandir. Et dès que la loi l’autorise, il part tout seul ou en compagnie d’un copain sur la banquette aux ressorts raides de la camionnette Renault récupérée quelque part par son père. Entraînant deux remorques vacillantes derrière lui, le camion se fraie un chemin jusque dans les endroits les plus reculés de Belgique, de France et de Suisse pour rentrer invariablement chargé
de véhicules d’avant-guerre.

Bien des années plus tard, 230 pépites rutilantes sont exposées à l’Autoworld à Bruxelles. Le reste, c’est la fameuse réserve, est entreposé à Leuze-en-Hainaut par Ivan. Juste à côté d’un musée de belle taille, le Mahymobiles.

Des images et un lieu

Et voilà qu’apparait aujourd’hui cette exposition temporaire, à Gand, comme aux origines. Il est porté par Michel Mahy, petit-fils de Ghyslain et par Wouter Rawoens, photographe et âme créative. « L’idée a été de sortir des voitures de la réserve. Ce sont des voitures qui sont dans leur jus. Elles ont une histoire. Elles ne sont pas restaurées. On voit bien leurs cicatrices. Et moi, j’ai voulu les mettre en évidence dans un studio photos immaculé. C’est le contraste qui m’a plu. »

Mais comment choisir les heureuses élues ?

« C’est surtout Michel (NDLR : Mahy) qui les a choisies, en fonction de leur popularité, de la marque, de leur rareté et de leur histoire. Après, on a joué à Tetris dans les dédales de la réserve pour les sortir. Une vraie caverne d’Ali Baba. Nombreuses sont les voitures qui ne roulent plus. C’est amusant mais on les a même transportées dans des camions fermés pour garder la poussière d’origine dessus. » Il fallait y penser. Dans l’expo de Gand, on verra par exemple une vienne Porsche 356 B et ses traces de pattes, ou une magnifique Delahaye toute rongée.

Quatre ans de réflexions et deux ans de préparation pour cette expo de voitures anciennes, mais pas que…

« Il y a des endroits pour les voitures, et des endroits pour apprécier les photos. Les tirages sont d’une exceptionnelle qualité. Cela rend vraiment bien.  »

Les anciens bâtiments Vynckier de Gand, dans leur jus aussi, sont parfaits pour cette expo soutenue par la Fondation Roi Baudouin via son Fonds Lemay. Et les photos sont éditées par Lannoo sous le nom de « Mahy, a family of cars ».

La Maserati A6G 2000 GT Allemano de 1954

« Mahy, A family of cars, la beauté tranquille d’oldtimers d’exception », extrait du livre : « Ghislain Mahy n’a jamais été un grand amateur de voitures de sport italiennes, encore moins de celles d’après-guerre. Un jour, un garage de Zelzate lui propose une Maserati, un modèle exceptionnel d’après le
vendeur. Mais l’argument ne convainc pas Ghislain Mahy. Trop cher et trop contemporain : avec la mention 1954 comme année de construction sur les documents, la Maserati a à peine 5 ans. Et Mahy ne connaît pas cette marque. Mais le père Mahy en parle en passant lors d’un déjeuner dominical en famille, éveillant sur-le-champ la curiosité de son fils Ivan. Ne pourrait-il pas y jeter un coup d’œil ? Pourquoi pas ?».


Un livre mais aussi une exposition

« Mahy, A family of cars, la beauté tranquille d’oldtimers d’exception », un livre à collectionner mais aussi une exposition à découvrir jusqu’au 31 octobre 2021.

Anciens bâtiments Vynckier
Nieuwevaart, 51-53
9000 Gand

www.expo-mahy.be


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En rallye avec Nafissatou Thiam

C’est au volant d’une Polestar que Nafissatou Thiam a participé au Zoute Grand Prix. Be Perfect y était. Notre double championne olympique d’heptathlon apprécie les découvertes de la modernité et sa vie à Liège. Interview express.

BePerfect : Nafi, vous voilà à Knokke pour participer à un rallye, l’automobile vous attire ?

« Je suis curieuse en général, je ne suis pas spécialiste automobile mais j’aime les nouvelles découvertes. J’aime voyager. Je le fais d’ailleurs dès que je peux, souvent avant la saison. Au début du championnat, je visite aussi. »

Toujours pour revenir à Liège ?

« Ma vie est à Liège, ma famille est à Liège. C’est chez moi, c’est ma maison. »

Liège est gourmande, ça vous parle ?

« Oui, moi, j’aime les boulets (NDLR sauce lapin) mais je n’en mange que très rarement évidemment. Par contre, je n’aime pas les lacquemants. Il sont très sucrés. »

Vous avez tout gagné, jusqu’aux médailles olympiques, quelle impression cela fait-il d’être la meilleure du monde et avez-vous de nouveaux objectifs ?

« Je suis contente, très contente. Je veux encore aller le plus loin possible, étape par étape. Je veux encore progresser. »

Que représentent vos entraînements ?

« Cela dépend du programme. En général, c’est 2h30 par jour et ça augmente jusqu’au double en pleine période. »

Pourquoi avoir choisi l’heptathlon ?

« Ce que j’aime, c’est la diversité. Ce sont les choses qui changent. En hepta, Ca change tout le temps. Les entraînements sont tous différents, les compétitions sont variées. »

On imagine que votre taille, 1,86 mètre, est un avantage en saut ?

« Pas toujours, en hepta, certaines sont fines, ou rapides. Les épreuves différentes permettent à toutes de s’exprimer. Et quand les difficultés arrivent, il faut les dépasser, se surpasser. »

Et votre meilleur défaut serait ?

« Je suis têtue, ce qui est une qualité en fait! »

Quels sont les sportifs belges que vous appréciez ?

« J’aime bien les basketteuses belges, (NDLR : Belgian cats). Je les ai rencontrées à Tokyo. Et Nina Derwael est très chouette aussi. Elle a de belles qualités humaines. »

 

Et elle est aussi championne olympique!

 


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Charles Weerts, la pépite aux anneaux

Plus jeune champion du GT World Challenge l’année dernière, l’Aubelois de 20 ans est monté d’un cran cette année pour devenir pilote officiel de la marque aux anneaux, Audi, à tout juste 20 ans !


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Nigel Bailly, l’humilité ambitieuse

Quand on a la course dans le sang, l’esprit de compétition ne disparaît jamais. Même lorsqu’un accident handicape lourdement son physique. Aujourd’hui, le passionnant Carolo Nigel Bailly se prépare à prendre le volant des prochaines 24 heures du Mans. Rien que ça !

La course sur quatre roues, c’est un peu un retour aux sources pour Nigel Bailly. « J’ai découvert le karting pendant les vacances dans le sud de l’Espagne, en 2003. Ca m’a plu tout de suite. Je faisais aussi du motocross et en avril 2004, je suis resté cloué dans une chaise, paraplégique, après une chute à moto. » Et pourtant, à 14 ans, deux mois et demi après son terrible accident, Nigel était déjà assis dans un baquet de karting. Avec une volonté intacte et le courage des meilleurs.

L’épopée rêvée

Ses études supérieures terminées et après quelques mois de recherche de boulot infructueuse, la passion de la course reprend le dessus. « En 2016, j’ai décidé de me consacrer pleinement à mon rêve, mais sans vraiment d’expérience. Je suis allé passer des tests au Mans dans l’écurie de Frédéric Sausset, SRT 41. J’y allais sans stress et sans trop de conviction, en me disant que je passerais une bonne journée au volant de belles voitures. Et à ma grande surprise, j’ai été repris dans l’équipe. » La structure créée par Frédéric Sausset, portant lui-même un lourd handicap, a pour objectif d’amener des pilotes en situation de handicap à participer aux 24 heures du Mans. L’épopée de Nigel pouvait commencer.

« Le Mans, c’est le Graal de la course automobile. C’est un rêve qui va aboutir cette année, les 21 et 22 août. C’est une aventure humaine extraordinaire pour moi. C’est vraiment ce que je recherche. Je travaille activement avec mes partenaires, humblement pour y arriver. »

Toujours à la recherche de nouveaux contacts, Nigel prône de belles valeurs : « ce que nous voulons faire, c’est amener des pensées positives, un message positif à tous. Nous voulons montrer que tout le monde peut arriver à piloter une voiture de course. Que rien n’est impossible. » Et quelle voiture, on parle ici de la catégorie LMP2, des voitures de course de 930 kilos pour 560 chevaux. « Ca donne un excellent rapport poids/puissance. C’est un peu la Rolls des courses d’endurance. » Et en plus, pour les trois pilotes de cette voiture aux futures 24 heures, les commandes sont accessibles au volant pour les pilotes à mobilité réduite, tout est relatif !, et aussi grâce aux pédales « standard » pour le pilote sans handicap.

Un Belge de plus aux 24 heures du Mans

Avant cette fête de la vitesse, Nigel participera à deux courses préparatoires aux 24 heures du Mans, notamment en avril à Barcelone, et toujours avec la tête froide. « Je connais mon niveau, je sais où j’en suis », dit-il humblement. « Nous ne gagnerons pas l’épreuve mais y participer est déjà formidable. Il faut vraiment aborder cette course avec un immense respect. »

Pas trop de modestie quand même : Nigel sera le 105e pilote belge dans la grande histoire des 24 heures du Mans. Et la Belgique, il en est très fier. Son nouveau casque porte d’ailleurs bien haut nos couleurs nationales.

 


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« The Last Overland » Le périple 4X4 d’une jeune aventurière tricolore

Un des événements majeurs de cette année automobile, c’est l’arrivée en Belgique, après une longue attente, du nouveau Defender. Pour célébrer cette naissance mondiale, Land Rover a permis à huit aventuriers de rallier Londres depuis Singapour avec un très vieux Def’. L’un d’entre eux est une Belge, et fière de l’être. Thérèse-Marie Becker raconte ce périple de 18 000 kilomètres !


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Lenoir : du sur mesure pour Tesla

Lorsque qu’on est passionné par l’automobile, un poil anti-conformiste, féru de nouveautés et de créativité, l’on peut transcender l’existant. Prenez une Tesla, elle deviendra une Lenoir exclusive après être passée chez Cléo Goethals et Simon Quintens.

Installé à Hasselt, le show-room Lenoir est le fruit du travail de ce couple à la vie comme à la ville. Après avoir bâti deux maisons et une famille nombreuse, Cléo Goethals et Simon Quintens ont relevé un nouveau défi : restyliser des voitures. Elle s’occupe de la gérance et lui est plus dans l’atelier.

« Notre objectif est d’améliorer les détails et de rendre le style d’une voiture plus luxueux », explique Simon. Deux marques attirent particulièrement l’attention chez Lenoir : les Jeep deviennent subtilement chic entre leurs mains. Mais ce sont les Tesla qui ont retenu mon attention. Impossible de passer à côté de l’innovation électrique Tesla quand on s’appelle Lenoir puisque ce nom tire son origine de celui d’Etienne Lenoir, ingénieur de Virton qui a inventé le premier moteur à combustion commercial et la première voiture du monde ! C’était en… 1858 ! Cocorico.

Le Graal : la finition

« Les Tesla sont des voitures américaines super efficaces mais nous avons trouvé qu’il fallait en améliorer la finition, les détails pour qu’elles deviennent plus classes », explique Cloé. Il faut dire que Tesla ne propose pas beaucoup de choix de couleurs ou de matières à ses clients, leurs intérieurs sont souvent noirs ou blancs. Du pain béni pour ces adeptes du custom sobre et chic. « Nous offrons du sur mesure à nos clients. Ce que nous voulons proposer, ce sont des packages qui forment un tout cohérent, » nous démontre Simon avant de détailler : « à partir d’échantillons, d’exemples à toucher, nous réhabillons une voiture. Nous cherchons les éléments qui peuvent matcher. Nous avons par exemple un beau package avec une peinture extérieure British green de grande qualité, associée à quelques touches en carbone. » Les poignées de portes et autres éléments aérodynamiques sont alors mis discrètement en valeur. De plus bel effet aussi, le tableau de bord se couvre d’Alcantara foncé, là où la finition d’origine US a plus tendance à se refléter dans le pare-brise.

Toutes numérotées et badgées, les Lenoir se distinguent par leur élégance racée et leur sobre raffinement. Des objets rares, made in Belgium.

Tour de roues

Conduire une Tesla, c’est entrer dans un autre monde, un autre mode de mobilité. Les Tesla sont électriques et surfent sur la vague du succès alors que les grands constructeurs cherchent à les détrôner.

A peine la porte ouverte, le spectacle est total. Pas de boutons, pas de commandes, juste un volant et un énorme écran central qui commande tout : de la clim à la musique, de la téléphonie à internet et aux différents réglages dynamiques de la voiture. Il paraît que la fusée SpaceX du patron de Tesla, Elon Musk, lancée dernièrement, fonctionne aussi uniquement à partir d’écrans.

Le meilleur reste à venir. Dans un silence électrique presque inquiétant, la Tesla prend la route. Et de quelle manière. La Model 3, « la petite » Tesla, roule déjà comme une grande sportive pour arriver à 261 km/h maximum !

Mais c’est la Model X, le SUV 7 places de la marque qui nous a le plus bluffé. L’ouverture des portes arrière en élytres a été pensée par la patron pour pouvoir installer ses enfants sans difficulté à l’arrière. Et quelle gueule ça donne à cette grande voiture.

En plus, avec tous ses occupants à bord, les sensations sont extraordinaires, l’accélération sidérante. Digne des meilleures sportives. On parle de 2,8 secondes pour atteindre la vitesse de 100 km/h. Stratosphérique.

Et, ce qui ne gâche rien, avec avec l’expérience acquise par la marque, l’autonomie grimpe allègrement au-dessus de 400 kilomètres alors qu’une charge de 15 minutes sur une borne « Tesla » permet de rouler 175 kilomètres de plus. De quoi en rassurer plus d’un.


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Stoffel Vandoorne, une vie à grande vitesse

Rencontrer Stoffel Vandoorne, c’est un peu comme baisser la visière de son casque de pilote. Hyper concentré sur sa carrière automobile, notre champion respire la course toute l’année, H24. Il vient d’ailleurs de remporter sa première course en Formula E, le Championnat du monde des voitures électriques, avec Mercedes et est devenu vice-champion de cette discipline prometteuse. Tout en étant engagé en Formule Un.

Stoffel, finalement, la saison se termine bien pour vous, quel bilan en tirez-vous ?

« Ah, oui, c’est une bonne saison. Je suis super content pour l’équipe Mercedes dont c’était la première participation en Formula E. A Berlin, j’ai terminé premier de la dernière course, je suis deuxième au championnat pilote. C’est chouette parce qu’on a toujours été dans le coup. »

De bon augure pour l’année prochaine, en vue du titre ?

« On a eu assez vite une bonne base de voiture, depuis le podium en Arabie Saoudite, je dirais. On a beaucoup de confiance, avec toute l’équipe. On a encore pas mal de boulot, des réglages, etc, mais j’ai un bon feeling pour l’année prochaine. »

On vous le souhaite ! En parallèle, vous êtes aussi pilote de réserve de trois écuries de Formule 1, vous volez d’un calendrier à l’autre…

« Ca fait beaucoup de voyages pour moi. En F1, je fais tout comme les pilotes. Les briefing avant, après… Mais je ne pilote pas, c’est dur, ce n’est pas drôle de ne pas rouler, mais c’est le boulot. Je dois être là. »

Au cas où quelque chose arrive à un autre pilote, à cause du Covid par exemple ?

« Oui. Je ne le souhaite à personne mais je suis prêt à remplacer. En F1, tout le monde est testé Covid tout le temps mais cela peut quand même arriver, comme avec Sergio Perez (NDLR : pilote testé positif et en quarantaine pendant deux Grands Prix en juillet dernier). »

Ça vous éloigne beaucoup de la Belgique tout ça, vous y revenez parfois ?

« Pas souvent non, j’y étais pour le dernier Grand Prix de Spa-Francorchamps. J’essaye toujours de rester quelques jours de plus. Sinon, dans la saison, c’est compliqué. Je reviens chez mes parents, à Roulers, autour des fêtes de fin d’année. J’y vois les copains, j’aime bien ce coin de Belgique, on n’est pas très loin de la mer. »

Chez Be Perfect, on apprécie ceux et celles qui sont des légendes belges. Quels sont les sportifs que vous admirez chez nous ?

« Je n’ai pas d’idoles ! J’apprécie Kevin De Bruyne que je suis à la télé. Et je m’entends bien avec Tom Boonen, le cyclisme m’intéresse… »

Bon tour du monde Stoffel et rendez-vous dans un an, pour fêter le titre de champion en Formula E. Croisons les doigts.

 

L’EQC, une Formula E pour la route

La Mercedes EQC, c’est le SUV tout électrique de Mercedes. Assez proche esthétiquement de son frère à moteur thermique GLC, l’EQC en partage d’ailleurs la plateforme. Par contre, ses deux moteurs électriques produisent jusque 408 chevaux. Cette puissance peut arriver instantanément pour fournir une accélération qui laissera les occupants pantois, surtout s’ils n’ont pas encore siégé dans un véhicule électrique.

A l’intérieur, on retrouve les codes de la marque à l’étoile, les grands écrans et l’environnement bien fini, le tout avec une élégance de bon ton. On est bien à bord d’une voiture premium.

Reste « la » question immuable de l’électrique, l’autonomie !

Fluctuante en fonction du style de conduite, elle varie de 350 à 410 kilomètres. Mais à part une borne de charge rapide, l’EQC récupère aussi son énergie au freinage. En mode « D Auto », cette récup’ est même calquée sur les conditions de circulation. On peut donc rouler uniquement avec la pédale de droite. Une fois relâchée, pas besoin de freiner, c’est la voiture qui régénère toute seule l’énergie en ralentissant.

Un vrai condensé technologique de Formula E cette Mercedes EQC.


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Autoworld : 70 ans de Porsche 356

En Belgique, on aime les voitures. Et ce n’est pas nouveau. L’un des modèles emblématiques absolu de la passion automobile, c’est la Porsche 356. Pour célébrer ses 70 ans, Autoworld lui consacre une expo à ne pas rater durant été.

Créée en 1950 à Gmünd en Autriche par Ferry Porsche, le deuxième fils du Professeur Ferdinand Porsche, la 356 est la Porsche. Rien que ça !

Cette petite voiture de sport légère, avec son moteur Boxer à quatre cylindres à plat, refroidi par air, a connu une évolution rapide, notamment grâce à de nombreux succès sportifs sur les grands circuits et sur le marché américain.

Les premières ont été fabriquées en 1948 et 49 dans une ancienne scierie reconvertie mais c’est bien en 1950 que la production en plus grande série commence à Stuttgart. Pour la carrosserie, Porsche fait appel jusqu’en 1963 à plusieurs sous-traitants dont un belge. Et non des moindres puisqu’il s’agit de la maison D’Ieteren.

Déjà importateur officiel de Porsche depuis le début en 1950, D’Ieteren se voit convier l’assemblage de 724 exemplaires de la 356 B Roadster en 1960 et 61. Beaucoup d’entre elles ont été expédiées aux USA. Très, très appréciées des collectionneurs grâce à leur qualité de fabrication irréprochable, 300 d’entre elles roulent encore aujourd’hui. Comme aujourd’hui, l’usine de Forest tendait vers l’excellence.

Légère et de plus en plus puissante

Si, au départ, les 356 développe seulement 40 chevaux pour un poids plume de  680 kilos, leur puissance augmente progressivement pour arriver à 75 chevaux dans la 356 1600 S. Mieux encore, les versions sportives poussent les performances. La Porsche 356 1600 GS Carrera GT de 1959 lâche 115 chevaux et même 130 chevaux en 1964. On parle alors d’une vitesse maxi de 200 km/h.

Très originale aussi, dotée d’un corps aérodynamique en aluminium, la 356 « Carrera Abarth » a été construite par Carlo Abarth à Turin, à la demande de Ferry Porsche. Bien avant qu’Abarth ne se rapporche de Fiat.

Rapide et agile, la Porsche 356 était prisée par la police. La 356 T6 Polizei présentée à Autoworld est l’une des six Porsche 356 d’origine de la police autoroutière allemande. Elles ont été sélectionnées pour leur maniabilité, leurs accélérations et leur vitesse de pointe élevée. Les voitures étaient équipées d’un moteur « Polizei » spécial et d’une boîte de vitesses à transmission modifiée qui permettait d’atteindre des vitesses plus élevées que la plupart des voitures de l’époque.  Elles étaient équipées d’un feu clignotant bleu, d’un panneau stop, d’un système de transmission et d’un haut-parleur permettant d’intimer au contrevenant de s’arrêter. Il ne reste que 3 exemplaires en cet état de cette version, dont une à Autoworld évidemment !

Durant cette expo Porsche 356, le public pourra admirer de nombreuses versions de la 356, les différentes versions pré-A, A, B, C, sous leurs déclinaison Speedster, Cabrio et Coupé, mais aussi la Denzel, la Zagato, la Hardtop Karmann, la D’Ieteren Roadster, la Carrera GT, la Carrera Abarth. 

Chaque jour, l’une d’entre elle sera mise en valeur devant le musée.


www.autoworld.be


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Tendre vers la perfection, l’idéal de Brice Hennebert

La Belgique regorge de talents. Brice Hennebert, qui dessine et fabrique des motos exceptionnelles, en est une preuve de plus. Reconnu dans le monde entier, il vit et travaille dans le Brabant wallon, entre Beauvechain et Bierges. Rencontre avec ce touche-à-tout de génie.

MOTS : YVES MERENS
PHOTOS : INDIAN MOTOCYCLE

C’est à Bierges, dans son atelier baptisé « Workhorse Speed Shop » que Brice Hennebert m’a reçu. Barbe bien taillée, à l’aise dans son look hipster au travail, l’homme de 35 ans est souriant et concentré : « Je suis désolé, je n’ai pas grand chose à montrer pour l’instant, je suis au début d’un nouveau projet, là ». En effet, on reconnaît vaguement l’avant d’une moto arrimé à un établi. Il faut poser son regard sur les croquis juste en-dessous pour comprendre les formes définitives de l’engin. Brice lève un coin du voile virtuel : « en fait, j’ai ce projet dans ma tête depuis longtemps. J’ai trouvé le client pour le réaliser. Il veut une moto complètement noire, il y aura juste le pot d’échappement en titane, quand même ! »

Et après 700 heures de travail, l’œuvre mécanique pourra rouler… ou pas ! « Je fais des machines pour gagner des compétitions très spécifiques mais je sais que certaines ne rouleront jamais et seront placées, pourquoi pas, dans un living à Saint-Tropez. Ce n’est pas grave du tout. Ce qui compte, c’est que je réalise pour les autres ce que je ne peux pas m’offrir. »

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Virus familial et compil d’expériences

Il faut dire que la passion moto n’est pas neuve chez les Hennebert. « Mon père fabriquait des Café Racers (NDLR : motos custom au style rétro). Il y a toujours eu entre 7 et 10 motos chez nous, roulantes ou démontées. »

Pourtant, Brice n’a pas fait que ça dans la vie. Il a étudié l’industrie graphique et la pub. « J’ai quitté la moto quelques années, j’ai notamment été tatoueur. » Et après avoir lancé sa marque de vêtements de hockey, « dans une autre vie », comme il dit, il a appris à souder plus facilement grâce au tatouage. « C’est le même type de travail. On a un outil en main, on est très proche de la matière, la peau comme l’acier. Il faut se concentrer, être précis, respirer calmement, avoir la même vitesse d’exécution. »

C’est cet ensemble d’expériences qui lui permet aujourd’hui de vivre de cette passion, de tendre vers la perfection. « Pour chaque détail, chaque pièce, je réfléchis, je dessine à la palette graphique, je moule, je sculpte minutieusement. »

Et comme il déteste la routine, l’ennui n’est pas dans son vocabulaire. « Je cherche mes limites techniques. J’ai appris à maitriser l’aluminium, maintenant, je me suis mis au carbone. J’ai beaucoup de projets finis dans la tête. Il n’y a plus qu’à trouver des gens qui acceptent mes délires. »

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« Des compét de ouf ! »

Les motos de Brice Hennebert ont vocation à gagner des courses très spéciales.

Ces événements dinguos sont basés sur des records de vitesse et d’accélération.

Le dernier en date a emmené Brice et son incroyable Appaloosa sur le lac Baïkal pour enfiler des miles surgelés !

Cette moto au design si particulier, Brice l’a fabriquée sur la base d’une Indian Scout Bobber 1200. Elle a participé aux courses du kilomètre lancé sur glace dans cette Russie à -30 degrés ! Avec ces pneus cloutés spéciaux, elle a été préparée pour rouler au protoxyde d’azote, histoire d’augmenter encore sa puissance.

Elle prendra bientôt sa retraite et finira au musée de la marque, Indian, à Minéapolis, USA. Pour la plus grand fierté de Brice Hennebert.

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