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David Goffin

« J’ai cette volonté de transmettre mon expérience »

Mots : Jason Vanherrewegge
Photos : Geert Van De Velde

À l’aube d’une nouvelle saison au plus haut niveau du tennis mondial, David Goffin, 35 ans, fait le point sur une riche carrière qui l’a vu côtoyer les étoiles et triompher des plus grands. Entre prédisposition, force mentale et amour de la Belgique, le Liégeois se livre comme rarement.

David-Goffin

Six tournois remportés en simple, un en double, deux finales de Coupe Davis, une finale en Masters et une longévité incroyable avec une septième place mondiale à votre apogée. Le petit garçon qui a tenu sa toute première raquette à l’âge de 5 ans du côté de Barchon aurait-il pu imaginer un tel parcours ? Bien sûr que non. Surtout quand on commence. Au début, ce n’est que du plaisir. C’était ça le plus important. C’est ce qui a fait que c’était bien parti. J’ai essayé plein d’autres sports mais le tennis était celui où j’étais le plus content d’aller. J’ai aussi eu les bons profs pour débuter. Ils m’ont donné l’envie de poursuivre.

Vous avez débuté le tennis très jeune en effectuant des stages à l’étranger dès l’âge de 8 ans mais, surtout, en intégrant le centre tennis-études de Mons à vos 11 ans. À quel moment avez-vous compris que ce sport dessi-nerait votre avenir ? À la Fédération, j’ai eu des moments difficiles. À l’âge de 14 ans, la Fédé n’était pas sûre de vouloir continuer avec moi. J’avais des qualités tennistiques mais ils hésitaient à me virer du centre parce que j’étais en retard physiquement par rapport à certains. Je me suis accroché et, à partir de 16 ans, lorsque j’ai grandi et pris plus de force grâce à un gros travail de musculation, j’ai vite rattrapé les autres. Sur le circuit international, je suis alors arrivé jusqu’au top 10 en juniors. C’était le déclic.

Vous vivez votre premier rêve en 2012 en affrontant un certain Roger Federer en huitième de finale à Roland-Garros. Quel rôle a joué ce match dans la suite de votre carrière ? Il y a eu beaucoup de conséquences. C’est le tournoi le plus regardé en Belgique, si pas le seul. Jouer contre Federer un dimanche après-midi, c’était le moment idéal pour les audiences. Avoir fait huitièmes, ça m’a rapproché du top-50 au niveau du classement. C’était aussi le dernier tournoi pour pouvoir se qualifier pour les JO de Londres. Par la suite, j’ai pu rentrer dans tous les tournois ATP250, 500 et j’étais en mesure de rentrer dans tous les tableaux finaux de Grand Chelem. Ma carrière tennistique a beaucoup changé. J’ai vraiment senti que c’était le coup de pouce qui lançait ma carrière.

Vous emménagez quelque temps plus tard à Monaco. Ce n’est évidemment pas un hasard. J’ai déménagé officiellement en 2014. C’était un peu quitter la pression et avoir ma structure. J’avais quitté la Fédé et j’avais vraiment fait ma propre bulle d’entraînement. J’ai décidé d’aller à Monaco pour m’entraîner tranquillement avec ma cellule mais aussi pour le climat et les autres partenaires d’entraînement… Ça devenait compliqué d’en trouver en Belgique.

L’échec fait forcément partie du sport. Dans une discipline individuelle comme le tennis, où les défaites et les blessures peuvent freiner la progression, comment avez-vous réussi à toujours vous relever ? Les blessures ne m’ont jamais trop perturbé. Quand elles arrivent, on se dit qu’on a fait tout ce qu’il fallait pour les éviter. J’ai souvent eu des accidents dus à la malchance. À part mon genou où il y a une certaine usure inévitable avec l’âge, j’ai été assez épargné pendant ma carrière. Le plus dur, c’est surtout de retrouver la confiance sur le terrain après et de ne pas avoir d’appréhension. Il faut s’accrocher. Ce n’est pas toujours facile car on a envie que ça aille plus vite et on ne comprend pas toujours pourquoi le tennis et le physique ne reviennent pas tout de suite.

En Belgique, les critiques ont parfois été très dures avec vous alors que vous êtes le meilleur tennisman belge de l’histoire. Comment avez-vous vécu cette comparaison perpétuelle avec Justine Henin et Kim Clijsters ? Il y aura toujours des gens qui critiquent. Il y en a toutefois moins que des gens qui me supportent. C’est sûr que les critiques font plus de bruit mais il faut se focaliser sur le positif. En Belgique, ce n’est pas un public facile. On est un petit pays avec énormément de qualités. Il y a toujours des générations qui sont meilleures que d’autres mais le boulot que l’on fait en Belgique reste incroyable dans toutes les Fédés. On a eu plein de sportifs de haut niveau comme les filles en tennis ou Nafi Thiam. Peut-être que la Belgique s’habitue à avoir des résultats. Il faut quand même se dire que c’est difficile de maintenir le haut niveau.

À l’European Open, en octobre dernier, vous avez évoqué une hypothétique fin de carrière après une défaite difficile. Quels sont vos plans pour la suite ? Au début, je n’avais pas forcément l’envie de rester dans le tennis. Mais avec l’âge j’ai cette volonté de transmettre mon expérience aux jeunes ou aux joueurs professionnels. Il n’y a cependant encore rien de précis dans ma tête. J’analyserai un peu les différentes propositions à la fin de ma carrière.

David-Goffin

Instagram : david__goffin

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